Micro-entrepreneurs en France : ce que disent les chiffres de l'INSEE

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Mis à jour le 09/10/2026
Plus de 2 millions de micro-entrepreneurs sont économiquement actifs en France et 758 600 nouvelles micro-entreprises ont été immatriculées en 2025, un record. Derrière ces chiffres, les situations sont pourtant très différentes : activité principale ou complément de revenu, projet durable ou temporaire, quelques centaines d'euros ou davantage chaque mois. D'où viennent ces chiffres ? Qui sont réellement les micro-entrepreneurs ? Combien gagnent-ils ? Et que deviennent-ils après cinq ans ? Pour le comprendre, nous avons croisé les dernières publications de l'INSEE avec le regard de l'un de ses experts.

L'essentiel à connaître

  • Les micro-entrepreneurs sont plus jeunes que les autres entrepreneurs : en 2022, 1 créateur de micro-entreprise sur 3 avait moins de 30 ans, contre 1 sur 5 en 2010 (INSEE).
  • La micro-entreprise se féminise : 46 % des créateurs étaient des femmes en 2022, contre 38 % en 2010 (INSEE).
  • 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 sont encore actifs cinq ans plus tard, et environ 3 sur 10 n'ont jamais démarré leur activité (INSEE, cohorte 2018).
  • Le revenu moyen d'un micro-entrepreneur est de 680 € par mois, et 9 sur 10 gagnent moins de 1 790 € par mois, car l'activité est souvent un complément de revenu (INSEE, données 2024).
  • 32 % des micro-entrepreneurs cumulent leur activité avec un emploi salarié (INSEE, fin 2024).
  • Au 1er janvier 2027, les codes APE changent pour toutes les entreprises : il suffit de vérifier sur sirene.gouv.fr que son nouveau code correspond bien à son activité (INSEE).

On en parle avec Vladimir Passeron, Directeur des statistiques d'entreprises de l'INSEE, deuxième invité de notre série de rencontres avec les institutions qui font référence sur l'entrepreneuriat.

Sources : Insee Première n° 2114, juin 2026 ; Insee Première n° 2092, janvier 2026.

D'où viennent les chiffres de l'INSEE sur les micro-entrepreneurs ?

L'INSEE s'appuie sur trois couches de données : le répertoire Sirene, les déclarations administratives et des enquêtes auprès des créateurs. C'est ce croisement qui permet de compter plus de 2 millions de micro-entrepreneurs économiquement actifs fin 2024, soit 52 % des non-salariés hors agriculture, et 758 600 immatriculations en 2025, soit 65 % des 1 165 800 créations d'entreprises de l'année.

Le grand public connaît l'INSEE pour le taux de chômage, l'inflation ou la croissance. L'institut a aussi une mission moins visible : tenir les répertoires. Chaque micro-entrepreneur le découvre au moment de sa création, lorsque le guichet unique transmet son dossier et que l'INSEE lui attribue son numéro dans le répertoire Sirene. C'est la base exhaustive de toutes les statistiques d'entreprises.

Viennent ensuite les sources administratives : les déclarations de chiffre d'affaires faites à l'Urssaf ou à la MSA. Elles permettent de savoir qui est réellement actif, et avec quel niveau d'activité. C'est ainsi que l'INSEE distingue les micro-entrepreneurs « économiquement actifs », ceux qui ont déclaré un chiffre d'affaires dans l'année, des simples immatriculés.

Enfin, les enquêtes, comme l'enquête Sine menée tous les quatre ans auprès de nouveaux créateurs, apportent ce que l'administration ne voit pas : le diplôme, la situation antérieure, les motivations. Si vous recevez un questionnaire de l'INSEE, y répondre est obligatoire et utile : « on n'est pas magicien », rappelle Vladimir Passeron, ces portraits n'existent que grâce aux réponses des micro-entrepreneurs.

Pourquoi ces chiffres sont-ils fiables ? Parce que les enquêtes sont tirées dans une base exhaustive, dont la représentativité est connue, qu'elles sont validées avec les organisations professionnelles avant d'être lancées, et que les données individuelles restent confidentielles. Pour vos propres démarches auprès de l'institut, consultez notre article sur l'INSEE et vos démarches d'auto-entrepreneur.

Sources : Insee Première n° 2114, juin 2026 (2,0 millions d'actifs, 52 %, définition de l'activité économique) ; Insee Première n° 2092, janvier 2026 (758 600, 65 %) ; interview de Vladimir Passeron.

Réforme des codes APE au 1er janvier 2027 : que faut-il faire ?

Rien à déclarer, mais une vérification à faire : à partir du 1er janvier 2027, votre code APE change de nomenclature et l'INSEE vous en attribue un nouveau automatiquement.

Le code APE, aussi appelé code NAF, décrit l'activité principale de votre entreprise. La nomenclature d'activités française est révisée environ tous les quinze ans, comme dans tous les pays de l'Union européenne, pour mieux représenter les transformations de l'économie : il y a quinze ans, les activités d'intermédiation par plateforme, par exemple, pesaient beaucoup moins.

Vous pouvez dès maintenant consulter votre futur code sur sirene.gouv.fr, en renseignant votre numéro SIREN. Si le code proposé ne correspond pas à l'activité réellement exercée, une demande d'expertise peut être adressée à l'INSEE via un formulaire en ligne. En revanche, si c'est votre activité elle-même qui a changé, la modification se déclare sur le guichet unique. Notre article sur le code APE détaille ces démarches.

Cette nouvelle nomenclature aura aussi un effet statistique : les comparaisons par secteur avant et après 2027 devront tenir compte du changement de classification.

Sources : INSEE, Nouveau code APE : les entreprises peuvent le consulter dès aujourd'hui, 14 janvier 2026 ; interview de Vladimir Passeron.

Qui crée une micro-entreprise aujourd'hui ?

En 2022, un créateur de micro-entreprise sur trois avait moins de 30 ans et 46 % étaient des femmes. Le profil des créateurs a nettement évolué depuis les débuts du régime.

En 2010, environ un créateur sur cinq avait moins de 30 ans. En 2022, cette proportion atteint un tiers. Les micro-entrepreneurs sont ainsi nettement plus jeunes que les autres créateurs d'entreprise.

La féminisation est également nette : la part des femmes est passée de 38 % des créateurs en 2010 à 46 % en 2022. Les créatrices sont aussi plus diplômées : 58 % ont un diplôme du supérieur, contre 43 % des créateurs.

Leur situation avant la création montre surtout la diversité des parcours. Parmi les micro-entrepreneurs ayant démarré leur activité en 2022 :

  • 35 % étaient salariés ;
  • 30 % étaient au chômage ;
  • 12 % étaient étudiants ;
  • 11 à 12 % étaient sans activité professionnelle (retraités, parents au foyer, etc.) ;
  • 11 à 12 % dirigeaient déjà une entreprise.

La place des étudiants est particulièrement révélatrice de l'évolution du régime : leur poids parmi les créateurs a été multiplié par quatre depuis 2010.

Pour y voir clair dans cette diversité, l'INSEE a dégagé six grands profils à partir de la génération 2018 : le salarié qui développe une activité complémentaire « pour mettre du beurre dans les épinards », selon l'expression de Vladimir Passeron ; le demandeur d'emploi qui se lance en indépendant ; l'étudiant qui cherche un revenu pendant ses études ; le retraité ou l'inactif qui poursuit quelques missions ; l'artisan de la construction ; et l'entrepreneur expérimenté qui choisit la micro-entreprise pour exercer son activité.

Il n'existe donc pas un profil unique de micro-entrepreneur, mais des usages très différents d'un même régime. Pour revenir aux caractéristiques et au fonctionnement du régime lui-même, consultez notre guide Micro-entreprise : tout savoir avant de se lancer.

Sources : Insee Références, Emploi et revenus des indépendants, édition 2025 (âge, sexe, diplôme, situation antérieure) ; Insee Première n° 2118, juillet 2026 (six profils).

Quels secteurs attirent le plus de micro-entrepreneurs ?

Le micro-entrepreneuriat s'est développé dans presque tous les secteurs d'activité depuis sa création. En 2025, quatre secteurs concentrent à eux seuls plus de la moitié des immatriculations.

Il s'agit :

  • du commerce : 106 200 immatriculations ;
  • des activités spécialisées, scientifiques et techniques : 100 900 ;
  • des services administratifs et de soutien : 98 900 ;
  • des transports et de l'entreposage : 98 600.

L'information et la communication suivent avec 53 200 créations.

Sur quinze ans, la hausse touche l'industrie comme le tertiaire et la construction. Les seules exceptions sont les professions réglementées, qui ne peuvent pas exercer sous ce régime.

Certaines activités ont particulièrement porté la croissance à différentes périodes. Les chauffeurs VTC ont connu une forte progression, puis les activités de livraison de repas ont accéléré pendant la crise sanitaire. Les créations dans la livraison ont ainsi augmenté dea 37 % en 2020. Depuis, la dynamique s'est stabilisée dans ces métiers.

La construction occupe une place particulière. Elle attire depuis longtemps des micro-entrepreneurs et fait aussi partie des secteurs où les activités créées sous ce régime sont les plus durables.

Cette distinction est importante : un secteur qui génère beaucoup de créations n'est pas nécessairement celui dans lequel les micro-entreprises durent le plus longtemps.

Sources : Insee Première n° 2092, janvier 2026 ; Insee Première n° 1837, février 2021 ; Insee Première n° 2069, septembre 2025 ; Insee Première n° 2118, juillet 2026.

Que deviennent les micro-entrepreneurs cinq ans après leur création ?

Parmi les micro-entrepreneurs immatriculés en 2018, 28 % sont encore actifs cinq ans plus tard. Si l'on regarde uniquement ceux qui ont effectivement démarré leur activité, cette proportion atteint 39 %.

La micro-entreprise est souvent une porte d'entrée dans l'entrepreneuriat : un régime simple, choisi pour tester une activité avant d'aller plus loin. C'est aussi, de tous les régimes, celui dont la pérennité est la plus faible : le taux de survie à cinq ans de la cohorte 2018 est de 28 %, contre 63 % pour les entreprises individuelles classiques et 71 % pour les sociétés de la même génération.

L'INSEE distingue trois grandes situations.

Environ 3 micro-entrepreneurs sur 10 ne démarrent jamais réellement leur activité après leur immatriculation. Le projet peut avoir changé, ne pas s'être concrétisé ou ne jamais avoir généré de chiffre d'affaires.

Environ 4 sur 10, par différence, démarrent puis cessent leur activité au cours des années suivantes. Cela ne signifie pas nécessairement que le projet a échoué. Pour un étudiant, un salarié en transition ou une personne recherchant simplement un revenu complémentaire, la micro-entreprise peut dès le départ avoir été pensée comme temporaire.

Enfin, près de 3 sur 10 sont toujours actifs cinq ans plus tard, et ont en moyenne développé leur chiffre d'affaires.

Les écarts sont importants selon les profils et les secteurs. Les plus durables sont ceux qui ont investi au départ et qui visaient d'emblée une activité principale. Parmi les créateurs de 2018, 37 % de ceux exerçant dans la construction sont toujours actifs après cinq ans. Dans la santé humaine, cette proportion atteint 50 %, contre seulement 6 % dans la livraison.

La micro-entreprise peut aussi devenir progressivement une activité principale. Parmi les personnes qui avaient créé leur activité en complément d'un emploi en 2018 et qui étaient toujours actives fin 2023, 4 sur 10 en avaient fait leur activité principale.

Sources : Insee Première n° 2069, septembre 2025 ; Insee Première n° 2118, juillet 2026.

Combien gagne réellement un micro-entrepreneur ?

Le revenu moyen d'un micro-entrepreneur s'élève à 680 € par mois selon les données 2024 de l'INSEE. Mais cette moyenne recouvre des situations extrêmement différentes.

La moitié des micro-entrepreneurs perçoit moins de 330 € par mois, tandis qu'un sur dix dépasse 1 790 € par mois.

Ces montants doivent être interprétés avec précaution.

D'abord, le revenu ne correspond pas au chiffre d'affaires. Le chiffre d'affaires représente les sommes encaissées par l'entreprise. Le revenu calculé par l'INSEE part de ce chiffre d'affaires, applique l'abattement forfaitaire correspondant aux frais professionnels, puis déduit les cotisations sociales. Pour savoir ce qu'il vous reste réellement, suivez votre chiffre d'affaires et vos cotisations au fil de l'eau, par exemple dans notre logiciel de facturation.

Ensuite, beaucoup de micro-entrepreneurs exercent une autre activité : 32 % cumulent leur micro-entreprise avec un emploi salarié. La moyenne rassemble donc des situations difficilement comparables : un indépendant exerçant à temps plein, un salarié facturant quelques prestations dans l'année ou encore un étudiant travaillant ponctuellement.

Les micro-entrepreneurs qui n'exercent pas parallèlement une activité salariée gagnent davantage : leur revenu moyen atteint 820 € par mois. Cela reste loin d'un revenu équivalent à celui d'un salarié, et c'est le constat de l'INSEE : la micro-entreprise est, pour une majorité, une activité d'appoint, même si certains secteurs comme la construction en font une activité principale à part entière.

Pour comprendre le niveau de revenu des micro-entrepreneurs, il faut donc toujours tenir compte de la place qu'occupe cette activité dans leur parcours professionnel.

Sources : Insee Première n° 2114, juin 2026 ; Insee Première n° 2118, juillet 2026.

ACRE, Covid, plafonds : qu'est-ce qui a vraiment changé depuis 2009 ?

Depuis 2009, la micro-entreprise s'est surtout transformée par ses usages et par le nombre de personnes qui y ont recours. Plusieurs événements ont néanmoins marqué son évolution.

Les évolutions de l'ACRE sont peu visibles dans les statistiques globales de créations. L'aide a été réduite, élargie puis de nouveau restreinte au fil des années, sans rupture identifiable dans la dynamique des immatriculations, souligne Vladimir Passeron. Cela n'empêche pas l'aide d'avoir un effet à l'échelle individuelle : elle pèse dans l'équilibre financier des premières années et les bénéficiaires présentent une proportion d'activités encore actives à cinq ans supérieure de 6 points. Pour connaître son fonctionnement, consultez notre guide sur l'ACRE : conditions et démarches.

La crise sanitaire a accéléré des tendances déjà engagées. En 2020, alors que l'emploi salarié reculait, les immatriculations de micro-entrepreneurs ont augmenté de 9 %, notamment sous l'effet de la livraison à domicile et des transports. Pour l'INSEE, le Covid apparaît donc davantage comme un accélérateur que comme le point de départ d'une nouvelle dynamique : l'offre des micro-entrepreneurs et une nouvelle demande des ménages et des entreprises se sont rencontrées.

Le doublement des plafonds de chiffre d'affaires en 2018 constitue le seul changement réglementaire que l'INSEE qualifie de majeur. Il a donné un deuxième souffle aux créations : les immatriculations sont passées de 399 000 en 2018 à 499 000 en 2019. Pour le reste, c'est la demande qui a changé : faire appel à un micro-entrepreneur, pour une course en VTC, une livraison ou une prestation ponctuelle, est devenu une pratique courante qui n'existait quasiment pas il y a quinze ans.

La progression concerne l'ensemble du territoire. Les différences portent surtout sur la nature des activités exercées. En Île-de-France, où 60 % des non-salariés sont des micro-entrepreneurs, la part la plus élevée de toutes les régions, les VTC, la livraison et certains métiers du numérique sont nettement plus concentrés que dans le reste du pays. Comme la livraison est aussi l'activité la moins pérenne, les grandes métropoles créent beaucoup mais y durent moins.

Et demain ? L'INSEE ne publie pas de projections à moyen terme sur les créations, seulement des prévisions de court terme, parce que le micro-entrepreneuriat est devenu une composante à part entière de l'emploi. La tendance reste dynamique : sur les douze mois allant de septembre 2025 à août 2026, l'ensemble des créations d'entreprises progresse encore de 11,4 % par rapport aux douze mois précédents.

Sources : Insee Première n° 2069, septembre 2025 (ACRE +6 points) ; Insee Première n° 1837, février 2021 (+9 % en 2020) ; Insee Première n° 1936, janvier 2023 (immatriculations 2018 et 2019) ; Insee Analyses Île-de-France n° 224, juillet 2026 (60 %) ; Informations rapides n° 222, 18 septembre 2026 (+11,4 %) ; interview de Vladimir Passeron.

Quelle est l'idée reçue à corriger sur les micro-entrepreneurs ?

La principale erreur consiste à chercher un « micro-entrepreneur type » derrière les moyennes. « Tout le monde a un profil type en tête parce qu'il connaît tel micro-entrepreneur, le retraité ou le voisin chauffeur VTC », observe Vladimir Passeron. Les données montrent au contraire une communauté très hétérogène, avec des motivations très différentes. Comparez-vous toujours au profil qui ressemble au vôtre, pas à la moyenne.

La grande question qui reste ouverte, y compris pour l'INSEE, est celle du contrefactuel : sans ce régime, ces personnes auraient-elles créé leur activité sous un autre statut, auraient-elles été salariées ou intérimaires, ou n'auraient-elles rien créé du tout ? Interrogés, les micro-entrepreneurs répondent souvent qu'ils n'auraient pas créé d'activité sans ce régime. Mais, comme souvent en statistique, « quand on creuse un peu, c'est plus complexe qu'on veut le croire ».

Toutes les études sont publiques et consultables gratuitement sur insee.fr, des quatre pages des Insee Première aux ouvrages de référence sur les indépendants.

Source : interview de Vladimir Passeron.

Ce qu'il faut retenir

Les chiffres de l'INSEE montrent surtout la diversité du micro-entrepreneuriat en France.

Plus de 2 millions de micro-entrepreneurs sont économiquement actifs, tandis que 758 600 nouvelles micro-entreprises ont été immatriculées en 2025. Les créateurs sont plus jeunes qu'il y a quinze ans, les femmes représentent désormais près de la moitié d'entre eux et les parcours sont très variés.

Cette diversité se retrouve dans la durée et les revenus : 28 % des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 sont toujours actifs cinq ans plus tard, tandis que le revenu mensuel médian s'établit à 330 €. Ces chiffres doivent donc toujours être replacés dans leur contexte : activité principale ou complémentaire, secteur exercé et parcours du créateur.

Vous envisagez de vous lancer ? Notre guide Devenir auto-entrepreneur détaille les démarches à suivre. Et une fois l'activité créée, notre logiciel de facturation permet de gérer ses devis, ses factures et le suivi de son chiffre d'affaires au même endroit.

Cet entretien avec Vladimir Passeron est le deuxième épisode de notre série de rencontres avec les institutions. Retrouvez notre premier échange avec la DGFiP consacré à la facturation électronique et, prochainement, un épisode sur la protection sociale des indépendants avec le CPSTI. Tous les épisodes sont disponibles sur la chaîne Youtube de Portail Auto-Entrepreneur.

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Questions fréquentes

Micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur : quelle différence ?

Il s'agit aujourd'hui du même régime. Le régime de l'auto-entrepreneur a été créé en 2009 avant d'être intégré au régime de la micro-entreprise. L'INSEE utilise désormais le terme « micro-entrepreneur » dans ses publications. Pour comprendre son fonctionnement, consultez notre guide Micro-entreprise : tout savoir avant de se lancer.

Combien y a-t-il de micro-entrepreneurs en France ?

Un peu plus de 2 millions de micro-entrepreneurs étaient économiquement actifs fin 2024, c'est-à-dire qu'ils avaient déclaré un chiffre d'affaires dans l'année, soit 52 % des non-salariés hors agriculture. Leur nombre a progressé de 8,2 % en 2024. En 2025, 758 600 nouvelles micro-entreprises ont été immatriculées, un record, soit 65 % de l'ensemble des créations d'entreprises (Insee Première n° 2114 et n° 2092).

Où trouver les statistiques officielles sur les micro-entrepreneurs ?

Les données sont publiées gratuitement sur insee.fr. Parmi les principales références figurent l'Insee Première n° 2118, consacré aux profils et au devenir des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018, les publications annuelles sur les créations d'entreprises et celles consacrées aux revenus des non-salariés.

Rédigé par l'auteur
Photo de Tom Denichou

Juriste

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120 articles publiés

Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.

Vérifié par l'expert
Photo de Varène Decaux

Directrice juridique

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Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.

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