Bon à savoir
Vous ne répondez pas aux conditions d’accès aux indemnités journalières ? Contactez votre Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour savoir si vous bénéficiez d’un maintien de droit au titre d’une précédente activité.
Un auto-entrepreneur peut bénéficier d’un arrêt maladie et percevoir des indemnités journalières, sous certaines conditions de revenu et d’affiliation.
Leur montant et leur durée dépendent notamment de son régime de protection sociale. Suivez le guide pour savoir si, selon votre situation, vous avez droit à une indemnisation en cas d'accident ou arrêt maladie en tant qu'auto-entrepreneur.
Les auto-entrepreneurs commerçants ou artisans peuvent bénéficier d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail pour cause de maladie ou d'accident.
Il faut pour cela remplir les quatre conditions suivantes :
A noter que le montant de votre indemnité journalière correspond à 1/730e de votre revenu d'activité annuel moyen (RAAM) des trois dernières années.
Tout comprendre sur la sécurité sociale des auto-entrepreneurs
Bon à savoir
Vous ne répondez pas aux conditions d’accès aux indemnités journalières ? Contactez votre Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour savoir si vous bénéficiez d’un maintien de droit au titre d’une précédente activité.
Pour bien comprendre vos droits, il faut d’abord savoir comment se détermine votre revenu.
L'abattement réalisé sur le chiffre d'affaires de votre auto-entreprise correspond à la part des charges estimées. Il varie selon la nature de votre activité professionnelle.
| Activité en auto-entreprise | Abattement appliqué sur votre chiffre d'affaires (CA) en 2026 |
| Activités d'achat / revente et location meublée (BIC) | 71 % |
| Prestations de services artisanales et commerciales (BIC) | 50 % |
| Activités libérales et agents commerciaux (BNC) | 34 % |
Si vous exercez une profession libérale non réglementée et êtes affilié au régime général pour votre retraite, vous respectez les mêmes conditions que les artisans et commerçants (article L131-6 du Code de la sécurité sociale).
Pour être automatiquement rattaché à la Sécurité sociale des auto-entrepreneurs, vous devez avoir ouvert votre micro-entreprise libérale après le 1er janvier 2018.
Bon à savoir
Les activités libérales ayant débuté avant 2018 étaient rattachées à la Cipav et n’avaient pas droit aux indemnités en cas d’arrêt de travail (maladie ou accident).
Les personnes ayant début leur activité avant 2018 avaient jusqu'au 31 décembre 2023 pour demander à rejoindre le régime général de la sécurité sociale. Celles qui n'ont pas effectué cette démarche restent aujourd'hui affiliées à la Cipav.
Depuis la loi de financement pour la sécurité sociale de 2021, les indemnités journalières en cas de maladie ou accident sont enfin ouvertes aux professions libérales affiliées à la Cipav.
Il vous faudra alors répondre aux conditions suivantes :
Le saviez-vous ?
Seule une série précise d’activités réglementées sont obligatoirement rattachées à la Cipav pour leur protection sociale. Cela concerne notamment les architectes, les moniteurs de ski ou encore les ostéopathes.
Si vous êtes salarié et auto-entrepreneur à titre complémentaire, vous restez affilié au régime général de la sécurité sociale en tant que salarié. Le calcul de vos indemnités journalières se base alors sur votre salaire, sans tenir compte de vos revenus d’auto-entrepreneur.
La situation diffère si vous êtes auto-entrepreneur à titre principal, vous serez couvert en cas de maladie en tant qu’indépendant au sein du régime général.
Bon à savoir
En tant que travailleur « polyactif », vous avez le droit de choisir librement votre régime de protection sociale.
Pour être en mesure de toucher des indemnités en tant qu’indépendant et salarié, vous devez répondre l’un de ces deux critères :
ou
Vous bénéficiez d’une indemnisation seulement si vous répondez à l’une de ces deux situations :
ou
Commerçant, artisan, libéral, vous souhaitez vous lancer en micro-entreprise mais avez peur de vous y perdre ? Les équipes du Portail Auto-Entrepreneur vous guident dans l’ensemble des démarches à suivre pour concrétiser votre projet de devenir auto-entrepreneur !
En 2026, les indemnités journalières des auto-entrepreneurs artisans et commerçants sont comprises entre 6,28 € et 65,84 € par jour. Leur montant correspond à 1/730 du revenu d'activité annuel moyen des trois dernières années.
Le montant de votre indemnité journalière correspond à 1/730e de votre revenu d'activité annuel moyen (RAAM) des trois dernières années :
1/730 X revenu annuel moyen des 3 dernières années = Montant des indemnités journalières
Le montant maximal de 65,84 € par jour correspond à 1/730 du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), fixé à 48 060 € en 2026.
Par exemple, en tant qu'auto-entrepreneur, Emmanuelle enregistre un revenu d'activité annuel moyen (RAAM) de 12 000 euros sur les 3 années précédentes. Le montant de son indemnité journalière s’élèvera à 16,44 euros, puisque 12 000 ÷ 730 = 16,44.
Bon à savoir
Le principe des indemnités journalières ne s'applique pas uniquement aux arrêts maladie. Les auto-entrepreneurs peuvent également percevoir des indemnités dans le cadre d'un congé maternité ou d'un congé paternité, sous réserve de remplir les conditions prévues. Consultez nos guides dédiés pour en savoir plus.
Notez que les auto-entrepreneurs et solopreneurs ayant un revenu annuel moyen de moins de 4 582€ sur les 3 dernières années n’ont pas droit aux indemnités journalières. Vous pouvez cependant y avoir droit, exceptionnellement, si vous avez opté pour le versement d’une cotisation minimale indemnité journalière.
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Les règles de calcul sont identiques à celles du régime général : le montant de vos indemnités journalières correspond à 1/730 de votre revenu d'activité annuel moyen (RAAM) des 3 dernières années. Cette moyenne de vos revenus est plafonnée à 144 180 € brut, soit 3 fois le montant du PASS (48 060 € en 2026).
Ainsi, ce plafond limite votre indemnité journalière à 197,51 € par jour maximum.
La période d’indemnisation en cas de maladie ou d’accident s’étend au maximum à :
Bon à savoir
En cas de temps partiel thérapeutique, les auto-entrepreneurs peuvent recevoir une indemnité journalière, sous certaines conditions et pour une durée limitée, si :
Un auto-entrepreneur n’a pas besoin d’avoir été en arrêt de travail indemnisé à temps complet pour pouvoir bénéficier du temps partiel thérapeutique.
Si vous êtes un professionnel libéral affilié à la Cipav, vous serez indemnisé pour une période maximale de 90 jours, moins 3 jours de carence (donc 87 jours d’indemnisation).
Comme pour les salariés, les auto-entrepreneurs sont soumis à un délai de carence entre le début effectif de votre arrêt de travail et le versement des indemnités. Celui-ci est de 3 jours pour un arrêt supérieur à 7 jours ou en cas d’hospitalisation. Concrètement, vous commencez à bénéficier de vos indemnités journalière à partir du quatrième jour.
Il n'y a pas de délai de carence dans les cas suivants :
Information importante
Vous ne percevez pas d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail inférieur à 7 jours.
Pour déclencher l’indemnisation, vous devrez faire parvenir les 2 premiers volets de votre arrêt de travail dans les 48 heures à la CPAM.
Si vous cumulez votre micro-entreprise avec un emploi salarié, votre employeur devra transmettre à la CPAM les informations nécessaires au calcul de vos indemnités journalières, généralement via la Déclaration Sociale Nominative (DSN).
Bon à savoir
Pour compléter vos indemnités journalières de travailleur indépendant, vous pouvez souscrire une assurance prévoyance santé (ou mutuelle santé). Cette assurance permet une prise en charge élargie de vos frais de santé en cas d’arrêt partiel, temporaire ou définitif
Oui, un auto-entrepreneur peut être placé en arrêt pour longue maladie et percevoir des indemnités journalières s’il respecte les conditions de revenu et d’affiliation. Il doit néanmoins continuer à déclarer à l’URSSAF le chiffre d’affaires réellement encaissé pendant cette période.
Une facture émise avant l’arrêt doit ainsi être déclarée au moment de son encaissement. Par exemple, une facture émise en mars et payée en juillet sera intégrée dans la déclaration de juillet.
Oui, un salarié en arrêt maladie peut devenir auto-entrepreneur, à condition de respecter certains critères.
La création d'une auto-entreprise n'affecte pas ses obligations envers son employeur, ni les indemnités journalières versées par la caisse d’assurance maladie. Cependant, il doit respecter une clause de non-concurrence et ne pas exercer une activité similaire à celle de son employeur ou liée à son arrêt maladie. De plus, l’auto-entrepreneur doit se conformer aux horaires de sorties imposés par son arrêt maladie.
Enfin, il est recommandé de vérifier le contrat de travail pour s'assurer qu'il n'interdit pas l'exercice d'une activité indépendante et, si nécessaire, demander l'autorisation de l'employeur.
Non. En micro-entreprise, vous n'avez pas à déclarer vos indemnités journalières perçues au titre d'un arrêt maladie. En effet, votre bénéfice imposable est calculé de manière forfaitaire à partir de votre chiffre d'affaires après application d'un abattement fiscal. Les indemnités journalières n'ont donc pas d'incidence sur ce calcul. Par ailleurs, les indemnités versées au titre d'une affection de longue durée (ALD) exonérante restent exonérées d'impôt sur le revenu.
Vous devez envoyer votre arrêt maladie en tant qu'indépendant à la Sécurité sociale des indépendants, gérée par la CPAM, par lettre ou par e-mail.
Selon AMELI (l’assurance maladie en ligne), un auto-entrepreneur en arrêt de travail pour maladie doit éviter toute activité non autorisée afin de maintenir le droit à ses indemnités journalières, conformément à l’article L.323-6 du Code de la sécurité sociale.
Par conséquent, il est interdit au patient de s'engager dans une quelconque activité (professionnelle ou non, rémunérée ou non) sans l'autorisation explicite du médecin prescripteur de l'arrêt de travail.
Si, de manière exceptionnelle, le médecin juge que son patient peut exercer une activité durant son arrêt de travail, cette autorisation doit ressortir des modalités prévues par la réglementation applicable à l'avis d'arrêt de travail.
En cas d'arrêt maladie, vous devez transmettre votre avis d'arrêt de travail à votre Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), qui est chargée de l'instruction de votre dossier et du versement des indemnités journalières. En revanche, vous devez continuer à effectuer vos déclarations de chiffre d'affaires auprès de l'URSSAF, même si celui-ci est nul ou réduit pendant votre arrêt.
Oui, un auto-entrepreneur peut percevoir des indemnités journalières en cas de burn-out si son état de santé justifie un arrêt de travail prescrit par un médecin et qu'il remplit les conditions d'ouverture des droits (durée d'affiliation, revenu minimum, etc.). Le burn-out n'ouvre pas automatiquement droit à une indemnisation : c'est l'arrêt de travail prescrit par le médecin et accepté par l'Assurance maladie qui permet le versement des indemnités journalières.
Même en arrêt maladie, il est possible de continuer à gérer son activité d’auto-entrepreneur de manière simple et organisée. Pour cela, notre outil Solo accompagne les micro-entrepreneurs dans toutes vos démarches : suivi des paiements, gestion des factures et déclarations simplifiées. Vous pouvez tester toutes ses fonctionnalités pendant un mois gratuitement.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041412191
https://www.ameli.fr/assure/adresses-et-contacts
https://www.lacipav.fr/index.php/debuter-activite-liberale/affiliation-cipav/affiliation
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054126589Juriste
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Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.
Directrice juridique
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Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.