Bon à savoir
Vous hésitez entre l'imposition classique ou le versement libératoire ? Pour savoir à quel montant s'élèvera votre impôt sur le revenu, notre simulateur d'impôt auto-entrepreneur vous aide à estimer votre impôt.
Faut-il opter pour le versement libératoire en 2026 ? La réponse dépend avant tout de votre situation fiscale. Pour certains auto-entrepreneurs, cette option permet de payer moins d'impôt et de lisser les paiements sur l'année. Pour d'autres, l'imposition classique reste plus avantageuse. On vous aide à comprendre les différences et à faire le bon choix.
Le versement libératoire est une option fiscale. Elle permet à un auto-entrepreneur de payer son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations sociales, sous la forme d'un pourcentage fixe appliqué à son chiffre d'affaires hors taxes (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l'activité). Ce dispositif est prévu par l'article 151-0 du Code général des impôts (CGI).
Réservée aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence respecte les plafonds en vigueur, cette option peut être plus ou moins avantageuse selon votre situation fiscale
Le versement libératoire ne doit pas être confondu avec le prélèvement à la source.
Avec le versement libératoire, vous payez l'impôt dû sur les revenus de votre micro-entreprise au moment de votre déclaration de chiffre d'affaires, chaque mois ou chaque trimestre.
Le prélèvement à la source, quant à lui, est un mode de recouvrement de l'impôt sur le revenu qui s'applique selon les règles de l'imposition classique.
Le montant du versement libératoire dépend de la nature de votre activité.
Il est calculé en appliquant un pourcentage fixe à votre chiffre d'affaires hors taxes déclaré chaque mois ou chaque trimestre.
| Nature de l'activité | Taux du versement libératoire |
|---|---|
| Activités de vente ou de prestations d'hébergement | 1 % du CA (hors taxes) À l'exclusion de la location de locaux d'habitations meublés dont le taux est de 1,7 % |
| À l'exclusion de la location de locaux d'habitations meublés dont le taux est de 1,7 % | |
| Activités de prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) | 1,7 % du CA (hors taxes) |
| Activités de prestations de services ou les activités libérales relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) | 2,2 % du CA (hors taxes) |
Ce prélèvement s'ajoutera donc aux différentes cotisations sociales que vous réglez. Ce versement sera définitif et non-remboursable : contrairement à l'imposition classique, il s'applique dès le premier euro de chiffre d'affaires, sans tenir compte du seuil de non-imposition ni des abattements. Voilà pourquoi cette option n'est pas intéressante si vous n'êtes pas imposable : vous paieriez un impôt que le barème progressif classique ne vous aurait pas réclamé.
Même avec le versement forfaitaire libératoire, vous devez remplir une déclaration annuelle de revenus (déclaration complémentaire n° 2042 C PRO).
Votre chiffre d'affaires sera pris en compte dans le calcul du taux d'imposition moyen appliqué aux autres revenus de votre foyer, ainsi que dans le nouveau calcul de votre revenu fiscal de référence. Rassurez-vous, vous ne paierez pas votre impôt deux fois !
À partir de quel montant est-on imposable en tant qu'auto-entrepreneur ?
Bon à savoir
Vous hésitez entre l'imposition classique ou le versement libératoire ? Pour savoir à quel montant s'élèvera votre impôt sur le revenu, notre simulateur d'impôt auto-entrepreneur vous aide à estimer votre impôt.
Le versement libératoire est réservé aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence (RFR) de l'année N-2 ne dépasse pas un certain plafond.
Pour bénéficier de cette option en 2026, votre RFR 2024, indiqué sur votre avis d'impôt 2025, ne doit pas excéder 29 315 € par part de quotient familial.
Comme expliqué plus haut, l'Impôt sur le Revenu (IR) est calculé selon tous les revenus de toutes les personnes de votre foyer.
Le Revenu Fiscal de Référence (RFR) prend en compte cette somme et, après d'autres calculs, vous donne donc une indication de votre niveau de revenus.
Le terme « année N-2 » correspond, en d'autres termes, à la période d'il y a 2 ans.
En 2026, sera donc pris en compte le revenu fiscal de référence de 2024 sur votre avis d'impôts 2025.
| Situation familiale | Nombre de parts | RFR maximal (2024) |
|---|---|---|
| Personne seule | 1 | 29 315 € |
| Couple | 2 | 58 630 € |
| Couple avec 1 enfant | 2,5 | 73 287,50 € |
| Couple avec 2 enfants | 3 | 87 945 € |
Le plafond applicable dépend de votre nombre de parts de quotient familial. Si vous ne connaissez pas le nombre de parts de votre foyer fiscal, consultez le tableau ci-dessous.
| Situation | Nombre de parts |
|---|---|
| Célibataire, divorcé ou veuf sans enfant à charge | 1 |
| Marié sans enfant à charge | 2 |
| Célibataire ou divorcé ayant un enfant à charge | 1,5 |
| Marié ou veuf ayant un enfant à charge | 2,5 |
| Célibataire ou divorcé ayant deux enfants à charge | 2 |
| Marié ou veuf ayant deux enfants à charge | 3 |
| Célibataire ou divorcé ayant trois enfants à charge | 3 |
| Marié ou veuf ayant trois enfants à charge | 4 |
Bon à savoir
Si vous élevez seul(e) vos enfants (parent isolé), vous pouvez bénéficier d'une part supplémentaire pour votre premier enfant à charge, ce qui augmente votre nombre de parts, et donc le plafond de RFR applicable. Le tableau ci-dessus présente le calcul standard ; pour connaître précisément votre situation, utilisez le simulateur de quotient familial du service public.
Ce montant de 29 315 € est donc à multiplier par le nombre de parts. Par exemple, si vous êtes marié avec un enfant à charge vous devez effectuer le calcul suivant : 29 315 x 2,5.
À noter que même si vous êtes redevable de la TVA, la somme prise en compte pour le calcul du versement libératoire sera celle du chiffre d'affaires hors taxe.
Bon à savoir
La deuxième condition est bien évidemment le respect des seuils de chiffre d'affaires annuels (hors taxe) prévus sous le régime de la micro-entreprise.
Le choix entre le versement libératoire et l'imposition classique dépend avant tout de votre situation fiscale et de vos revenus. Il n'existe pas de solution universelle : selon votre niveau de revenus et la composition de votre foyer, l'une ou l'autre option peut être plus avantageuse.
Pour faire le bon choix, il est recommandé de comparer le montant de l'impôt que vous paieriez avec chaque régime.
Le versement libératoire peut être avantageux si :
À l'inverse, le versement libératoire est généralement moins intéressant si :
Par exemple :
| Versement libératoire | Imposition classique | |
|---|---|---|
| Calcul | Pourcentage du CA | Barème progressif après abattement |
| Paiement | Chaque mois ou trimestre | Via l'impôt sur le revenu |
| Avantage | Paiement prévisible | Peut être plus favorable si vous êtes peu imposé |
| À privilégier si… | Vous êtes imposable | Vous êtes non imposable ou faiblement imposé |
Ces simulations sont simplifiées et supposent l'absence d'autres revenus, réductions ou crédits d'impôt. Le résultat réel dépend de l'ensemble de la situation du foyer fiscal.
Aline exerce une activité libérale relevant des BNC et réalise un chiffre d'affaires annuel de 30 000 €.
Dans cette simulation, le versement libératoire (660 €) est plus avantageux que l'imposition classique (902 €).
Clément exerce une activité libérale relevant des BNC et réalise un chiffre d'affaires annuel de 25 000 €. Son foyer fiscal est composé de 3 parts (couple avec deux enfants).
Avec le versement libératoire :
Avec l'imposition classique :
Dans la situation de Clément, l'imposition classique est plus avantageuse. En effet, il ne paie pas d'impôt sur le revenu sur les revenus de sa micro-entreprise, contre 550 € avec le versement libératoire.
Bon à savoir
Le choix dépend de l'ensemble des revenus et de la composition de votre foyer. Utilisez le simulateur officiel pour comparer les deux régimes.
Vous pouvez demander le versement libératoire lors de la création de votre micro-entreprise ou avant le dernier jour du troisième mois suivant sa création. Pour une application au 1er janvier de l'année suivante, la demande ou la renonciation doit parvenir à l'Urssaf avant le 30 septembre.
Le versement libératoire est une option.
Vous devez en faire la demande pour pouvoir en bénéficier.
Vous pouvez le faire dès la création de votre micro-entreprise auprès de l'Urssaf (ou à la CGSS si vous êtes en Outre-mer) et au plus tard le dernier jour du 3e mois qui suit celui de la création. Ainsi, si vous créez votre micro-entreprise courant janvier 2026, vous pouvez faire votre demande de versement libératoire jusqu'au 30 avril 2026.
Vous pouvez néanmoins modifier votre option passé ce délai, c'est-à-dire sortir de l'imposition classique. Vous devez alors faire votre demande au plus tard le 30 septembre de l'année en cours (quelle que soit la date de création de votre auto-entreprise) auprès de l'Urssaf (ou à la CGSS si vous êtes en Outre-mer). En revanche, le changement de régime n'est effectif qu'au 1er janvier de l'année suivante.
Pour bénéficier du versement libératoire sur vos revenus 2026, le RFR 2024 ne doit pas dépasser 29 315 € par part. Pour une option demandée avant le 30 septembre 2026 et applicable en 2027, le seuil à vérifier est de 29 579 € par part, sur la base du RFR 2025.
La démarche est la même si vous souhaitez revenir à l'imposition classique. L'option pour l'un ou l'autre régime vaut donc pour toute l'année en cours et est reconduite automatiquement, sans démarche de votre part.
Le versement libératoire est réservé aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence (RFR) ne dépasse pas le plafond fixé par l'administration. Si votre RFR dépasse ce seuil, vous ne pourrez plus bénéficier de cette option.
Concrètement, si vous ne remplissez plus les conditions d'éligibilité, vous basculerez vers le régime de l'imposition classique à compter de l'année suivante. Votre impôt sur le revenu sera alors calculé selon le barème progressif, après application de l'abattement forfaitaire correspondant à votre activité.
Le dépassement du seuil de RFR n'a en revanche aucune incidence sur votre régime micro-entrepreneur, tant que vous continuez à respecter les plafonds de chiffre d'affaires applicables.
Comme déjà expliqué précédemment, le montant de l'impôt dépend notamment de votre revenu imposable, de votre quotient familial et des autres revenus de votre foyer fiscal. Selon votre situation, ce régime peut s'avérer plus avantageux que le versement libératoire.
Vous serez également informé de votre taux d'imposition dans le cadre du prélèvement à la source.
Pour comprendre en détail le fonctionnement de l'imposition classique, les taux d'abattement applicables et le calcul de l'impôt sur le revenu, poursuivez votre lecture vers notre article dédié sur la Fiscalité et impôts des auto-entrepreneurs
Cela dépend des revenus de votre foyer. Si vous optez pour le versement libératoire, vous serez imposé dès le premier euro, selon le taux correspondant à votre activité. Ce type d'imposition n'est donc pas intéressant si vous n'êtes pas imposable (c'est-à-dire si vous vous situez dans la première tranche d'imposition, avec moins de 11 600 € de revenus annuels pour une personne seule).
Si en revanche vous êtes imposable, il est conseillé de calculer votre impôt selon les deux modes d'imposition et de faire un comparatif.
En optant pour le versement libératoire, vous sortez obligatoirement du foyer fiscal de vos parents et devez faire une déclaration d'impôt séparée.
Oui, car cette déclaration permettra d'établir votre revenu fiscal de référence. Le montant que vous indiquerez sera également utilisé pour le calcul du taux d'imposition moyen appliqué aux autres personnes du foyer.
Ne vous inquiétez pas, il s'agit seulement d'une déclaration. Vous ne réglerez pas votre impôt une seconde fois.
Pour renoncer à cette option, vous devez vous rapprocher de l'Urssaf dont vous dépendez. Vous avez jusqu'au 30 septembre pour « dénoncer » l'option, c'est-à-dire y mettre fin. Le changement sera effectif seulement à compter du 1er janvier de l'année suivante.
Même si vous êtes redevable de la TVA, vous pouvez choisir le versement libératoire, si votre revenu fiscal de référence est compatible. Toutefois, n'oubliez pas d'indiquer votre chiffre d'affaires hors taxes sur votre déclaration mensuelle ou trimestrielle.
L'option pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu vous permet d'acquitter vos cotisations fiscales en même temps que vos cotisations sociales, chaque mois ou chaque trimestre. En tant que micro-entrepreneur (ou solopreneur), vous n'êtes pas imposé une seconde fois sur les revenus issus de votre auto-entreprise mais ceux-ci seront pris en compte pour le calcul du taux d'imposition applicable aux autres ressources de votre foyer.
Cette question apparaît suite à la mise en place du prélèvement à la source à compter du 1er janvier 2019. Il s'agit du pourcentage qui sera retenu sur votre chiffre d'affaires HT à partir de cette date. Si vous avez opté pour le versement libératoire, vous n'êtes pas concerné puisque vous payez déjà votre impôt à la source chaque mois ou trimestre.
Vous savez à présent (presque) tout du prélèvement forfaitaire libératoire en auto-entreprise ! Vous n'avez pas encore franchi le pas de la création de votre activité de micro-entrepreneur mais êtes prêt à vous lancer ? Les experts formalistes du Portail Auto-Entrepreneur peuvent s'occuper de la création de votre micro-entreprise et de votre immatriculation ! Le plus ? Des conseillers disponibles par téléphone et par email ainsi qu'un outil complet de gestion et de facturation inclus.
Juriste
·97 articles publiés
Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.
Directrice juridique
·96 articles publiés
Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.