Bon à savoir
Le terme « NACRE » peut encore apparaître dans certains contenus ou documents anciens, mais il ne correspond plus à une aide nationale active.
Pendant longtemps, le NACRE a été une référence pour accompagner les créateurs d’entreprise, notamment les auto-entrepreneurs. Aujourd’hui encore, de nombreux contenus en parlent, ce qui peut prêter à confusion. En 2026, le cadre a changé : le NACRE n’existe plus comme aide nationale unique, et l’accompagnement passe désormais par des dispositifs régionaux ou d’autres aides. Dans cet article, le Portail Auto-Entrepreneur vous explique ce qui a changé, qui est concerné et vers quelles alternatives se tourner pour être accompagné dans sa création ou reprise d’entreprise.
Non. Le NACRE n’est plus accessible aujourd’hui en tant que dispositif national structuré d’accompagnement à la création ou de reprise d’entreprise. Il n’est donc plus possible de bénéficier :
En 2026, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise passe désormais par des dispositifs proposés par les régions (ex-NACRE) ou par d’autres parcours locaux de reprise d’entreprise proposés selon les territoires. Les modalités peuvent varier d’une région à l’autre, notamment sur le contenu du suivi (montage, financement, développement).
Bon à savoir
Le terme « NACRE » peut encore apparaître dans certains contenus ou documents anciens, mais il ne correspond plus à une aide nationale active.
La suppression du NACRE s’inscrit dans une volonté de décentralisation des politiques publiques de soutien aux porteurs de projet. L’idée : ne plus proposer un dispositif national identique, mais développer un accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise plus adaptée aux réalités locales et aux besoins concrets de chaque projet d’entreprise.
L’objectif était notamment de :
La disparition du NACRE concerne tous les porteurs de projet qui recherchaient un appui structuré pour lancer ou sécuriser leur entreprise, quels que soient leur statut et leur situation d’emploi. Sont notamment concernés :
Ce changement ne met pas fin à l’accompagnement : il modifie surtout la manière d’y accéder. Au lieu d’un dispositif national unique, il faut désormais identifier les solutions disponibles localement (dispositifs régionaux, chambres consulaires, réseaux d’appui), puis déposer une demande auprès de l’organisme adapté à votre profil et à l’avancement de votre projet.
Même si le NACRE a disparu, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise reste une réalité en 2026. La différence, c’est qu’il n’existe plus un parcours national unique : l’appui est désormais assuré par des dispositifs régionaux et par des réseaux d’accompagnement spécialisés.
Chaque région propose aujourd’hui des parcours d’accompagnement à la création ou à la reprise d’entreprise. Ils peuvent inclure :
Ces dispositifs remplacent désormais, en partie, le rôle autrefois associé au NACRE, avec une approche souvent plus locale et personnalisée.
En parallèle, de nombreux acteurs accompagnent les créateurs et repreneurs :
Selon les cas, ces structures proposent :
Imaginons Pierre, futur auto-entrepreneur, qui souhaite lancer une activité de service. Installé en Île-de-France, il cherche un accompagnement pour clarifier son offre, valider sa cible et construire un plan de financement. Il peut se tourner vers un dispositif régional d’accompagnement, puis compléter avec l’appui d’une CCI (ateliers, rendez-vous, conseils) pour structurer son dossier.
À l’inverse, si Pierre vit en Rhône-Alpes (Auvergne-Rhône-Alpes), il devra identifier le dispositif proposé sur son territoire : les modalités peuvent changer, mais l’objectif reste le même l’aider à sécuriser le montage, la structuration financière et le démarrage.
En cas de difficulté (refus, manque de places, désaccord sur une décision), il est possible de demander des explications et, selon l’organisation locale, de solliciter les services compétents de l’État, notamment via la préfecture et le préfet de région, pour orienter sa demande ou demander un réexamen lorsque cela est prévu.
L’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) existe toujours en 2026, mais son fonctionnement a été fortement modifié.
Contrairement à l’ancien NACRE, l’ACRE n’est pas un dispositif d’accompagnement. Il s’agit d’une aide sociale, prenant la forme d’une exonération partielle de cotisations sociales en début d’activité. Pour un micro-entrepreneur, cette exonération s’applique pendant une durée limitée, correspondant au taux minoré de cotisations sociales jusqu’à la fin du troisième trimestre civil suivant le début d’activité.
Depuis les dernières réformes :
À compter du 1er juillet 2026, l’exonération ACRE pour les micro-entrepreneurs passe de 50 % à 25 %, ce qui signifie que le créateur devra s’acquitter de 75 % des cotisations sociales habituelles.
L’ACRE peut donc compléter un accompagnement régional, mais ne remplace pas un dispositif d’appui à la création.
Information importante
L’ACRE n’est pas accordée automatiquement et doit être demandée dans un délai précis après la création ou la reprise. Si la demande est déposée trop tard (ou incomplète), vous risquez de perdre le bénéfice de l’aide. Pensez donc à vérifier dès votre lancement les conditions, le calendrier et les pièces justificatives auprès de l’Urssaf.
En 2026, le bon réflexe pour être accompagné est de commencer par votre Région. Depuis 2017, l’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise (ex-NACRE) est une compétence dévolue aux Régions : chaque territoire propose donc ses propres programmes, avec des critères et des modalités de demande qui peuvent varier. Ces dispositifs régionaux peuvent reprendre tout ou partie des 3 grandes étapes de l’ex-NACRE : appui au montage du projet, structuration financière (dont le plan de financement) et appui au démarrage / développement.
Pour identifier rapidement le dispositif adapté à votre profil et à votre projet, vous pouvez vous appuyer sur la liste des programmes région par région recensée par Bpifrance Création (conditions d’éligibilité, contenu de l’accompagnement, modalités de demande et structures partenaires). Ensuite, complétez si besoin avec les acteurs “terrain” (CCI, CMA, réseaux associatifs) ou France Travail si vous êtes demandeur d’emploi.
| Interlocuteur | Pour quels besoins ? | Pour qui c’est le plus utile ? | Ce que vous pouvez obtenir |
| Dispositifs d’accompagnement proposés par les régions (ex-NACRE) | Structurer le projet, monter un dossier, être suivi au démarrage | Créateurs/repreneurs avec besoin d’un cadre et d’un suivi | Appui au montage, orientation, parfois formation et suivi |
| CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) | Lancer une activité commerciale/service, se former, réseau local | Créateurs en commerce/services, sociétés ou micro-entreprises | Ateliers, RDV conseil, diagnostics, orientation vers financeurs |
| CMA (Chambre de Métiers et de l’Artisanat) | Projets artisanaux : activité, immatriculation, obligations métier | Artisans / activités manuelles / métiers réglementés | Parcours, conseils, formalités, accompagnement et formation |
| Réseaux associatifs (Initiative, ADIE, France Active, etc.) | Besoin de financement + accompagnement | Créateurs avec besoin de microcrédit, prêt d’honneur, suivi | Financement (selon cas) + accompagnement + suivi |
| France Travail | Reprise d’emploi, aides à la création, articulation chômage | Demandeurs d’emploi | Orientation, informations aides, accompagnement selon dispositifs |
Le NACRE appartient désormais au passé : il n’est plus possible de bénéficier du NACRE comme parcours national unique de création ou reprise d’entreprise. L’accompagnement existe toujours en 2026, mais il est organisé autrement : moins de dispositifs nationaux uniques, plus de solutions locales et ciblées, selon les territoires.
Le Portail Auto-Entrepreneur vous aide à identifier l’accompagnement adapté à votre situation et à sécuriser votre projet.
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