Bon à savoir
Vous créez votre auto-entreprise en 2025 ? Malgré cette exonération automatique, vous avez l’obligation de remplir votre déclaration initiale de CFE avant le 31 décembre 2025, à l’aide du formulaire 1447-C-SD.
Chaque année, la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) refait son apparition avant les fêtes. Cet impôt local est théoriquement payable par tous les auto-entrepreneurs, et ce, depuis 2014. Mais des exceptions existent ! Entre exonérations, réductions et reports, on fait le point sur toutes les possibilités existantes et à votre portée.
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est un impôt local obligatoire pour tous les auto-entrepreneurs, même sans local professionnel. Elle dépend de la commune de domiciliation, du chiffre d’affaires et de l’espace utilisé pour l’activité.
À régler avant le 15 décembre sur impots.gouv.fr, la CFE constitue, avec la CVAE, la Contribution Économique Territoriale (CET) — mais les micro-entrepreneurs ne paient que la CFE.
Box expert : La suppression de la CVAE est repoussée à 2030.
En cas de difficulté de paiement, il est possible de demander une remise gracieuse ou un report auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE).
Retrouvez la liste complète des exonérations dans les articles 1449 à 1466 du CGI.
La CFE est un impôt local dû par toutes les entreprises, y compris les micro-entrepreneurs.
Depuis 2010, la taxe professionnelle a été remplacée par la contribution économique territoriale (CET), composée de :
Un micro-entrepreneur n’a l’obligation que de payer la CFE. Il n’est pas concerné par le règlement de la CVAE.
Le montant de cette taxe professionelle varie selon 3 critères cumulatifs :
Vous êtes concerné par cette taxe même si vous ne disposez pas de local ou terrain professionnel. Un micro-entrepreneur travaillant de chez lui (ou de chez ses clients), même sur un « coin de table », est donc redevable de la CFE.
Votre avis de CFE est consultable depuis votre espace professionnel sur le site impots.gouv.fr.
Cette taxe doit être payée au plus tard le 15 décembre de chaque année, dans la commune où est domiciliée l’activité.
Les demandes d’exonération sont quant à elles à adresser directement à votre service des impôts des entreprises (SIE), à l’exception de l’exonération de CFE prévue sur la première année, due de plein droit.
Quand dois-je déclarer ? Comment payer la CFE ? Quelles sont les étapes pour la déclaration initiale de CFE ? Pour répondre à toutes ces questions, consultez notre article complet sur le fonctionnement de la CFE pour les auto-entrepreneurs.
Toutes les nouvelles entreprises sont exonérées de la CFE durant leur première année d'activité, c’est-à-dire de la date de leur création au 31 décembre de la même année.
Réfléchissez bien à la date de création de votre micro-entreprise. En effet, pour bénéficier d’une exonération de CFE sur une année la plus complète possible, il est plus judicieux de créer son auto-entreprise en début d’année. Si vous pensiez le faire en fin d’année, cela vaut peut-être la peine d’attendre quelques semaines supplémentaires.
L’année civile suivant la création de votre micro-entreprise, vous payez pour la CFE pour la première fois mais seulement à hauteur de 50 %. Vous bénéficiez donc d’une réduction lors de votre seconde année.
Bon à savoir
Vous créez votre auto-entreprise en 2025 ? Malgré cette exonération automatique, vous avez l’obligation de remplir votre déclaration initiale de CFE avant le 31 décembre 2025, à l’aide du formulaire 1447-C-SD.
L’ article 1478 bis du Code général des impôts permet à certaines entreprises d’être exonérées de la CFE durant 3 années supplémentaires, à compter de l’année qui suit celle de l’année de création (soit 4 ans au total).
En clair, si vous créez votre activité en 2025, vous pouvez être exonéré de la CFE pendant 4 ans et ne commencer à payer cette taxe qu’en 2029.
Malheureusement, cette mesure ne concerne pas tout le monde : l’éligibilité dépend de la commune de domiciliation de votre auto-entreprise.
Comment savoir si vous êtes dans une commune qui a voté en faveur de ce coup de pouce ? En envoyant une demande d’exonération via le formulaire 1447-M-SD sur cette base à votre SIE (Service des Impôts des Entreprises) avant le premier jour ouvré du mois de mai de l’année qui suit la création de votre auto-entreprise. En clair, si vous devenez micro-entrepreneur en 2025, vous devez adresser votre demande avant le 4 mai 2026.
C’est donc à vous d’en faire la demande en temps et en heure, car elle n'est pas automatiquement appliquée.
Pour bien comprendre cette exonération, il faut savoir que les impôts font une distinction entre :
L’ article 1478 du Code général des impôts précise qu’un professionnel n’employant pas de salarié ne paiera pas de CFE tant qu'il n’aura pas encaissé de chiffre d’affaires.
Un auto-entrepreneur commencera donc à payer la CFE seulement à partir de l’année qui suit son premier encaissement.
Bon à savoir
Lors de son premier appel de cotisation, un auto-entrepreneur bénéficie d’une réduction de 50 % de sa base d’imposition. Il paiera donc sa CFE à taux plein (sauf exonération) seulement à compter de la 3e année qui suit la création de son activité.
Depuis la loi de finances 2018, les auto-entrepreneurs réalisant un chiffre d'affaires de l'avant-dernière année inférieur à 5 000 € sont exonérés de CFE.
Cela signifie que si en 2023, votre micro-entreprise a réalisé moins de 5 000 € de chiffre d'affaires, vous êtes exonéré de Cotisation Foncière des Entreprises en décembre 2025.
Pour percevoir cette exonération, le chiffre d’affaires doit être calculé sur 12 mois consécutifs.
Cette exonération est automatique. Vous n’avez donc, théoriquement, pas besoin d’en faire la demande au SIE dont dépend votre micro-entreprise.
Si votre micro-entreprise est en difficulté financière ou si votre chiffre d’affaires a subi une très forte baisse au cours de la dernière année, vous pouvez demander une remise gracieuse ou une réduction partielle de votre Cotisation foncière des entreprises.
Le bénéfice de cette remise gracieuse relève entièrement de la décision de l'administration fiscale.
Voici un exemple de modèle de courrier à transmettre au SIE (Service des Impôts des Entreprises) :
« J'ai reçu en date du [date de l'avis d'imposition], un avis d'imposition concernant la Cotisation Foncière des Entreprises dont est redevable mon auto-entreprise immatriculée sous le numéro SIRET [SIRET de votre auto-entreprise].
Mon entreprise connaît actuellement des problèmes de trésorerie en raison d’un chiffre d'affaires nul (ou faible) réalisé en (année concernée). Ceci compromet donc dans une large mesure le paiement de la Cotisation Foncière des Entreprises s'élevant à [montant de la CFE].
Aussi par la présente, j’aimerais faire appel à votre indulgence et vous demande de bien vouloir m’accorder, à titre exceptionnel, une remise gracieuse s’agissant du règlement de cette CFE. »
Bon à savoir
Nous vous invitons à fournir à l'administration tout document ou déclaration justifiant des difficultés financières de votre auto-entreprise comme l’attestation fiscale annuelle à télécharger sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
Les activités artisanales qui reposent principalement sur des travaux de fabrication, transformation, réparation ou des prestations de services et pour lesquelles la rémunération du travail représente plus de 50 % du chiffre d’affaires global sont éligibles à l'exonération de la CFE.
Selon le 1° de l'article 1452 du CGI, pour bénéficier d'une exonération de plein droit permanente, il faut réunir 3 conditions :
Ainsi, coiffeurs, esthéticiens, toiletteurs pour animaux, plombiers, hommes toutes mains, et de nombreuses autres activités artisanales sont concernés par cette exonération permanente.
En revanche, un boulanger ou un charcutier qui a du stock et qui utilise des machines ne peut pas en bénéficier.
Attention, bien que permanente, cette exonération n’est pas automatique. Vous devez donc adresser une demande à votre Service des Impôts des Entreprises.
Bon à savoir
Pour une meilleure prise en charge, nous vous invitons à transmettre au SIE :
Certains professeurs peuvent bénéficier d'une exonération permanente de CFE.
Cet abattement concerne l'enseignement privé. En d'autres termes, il est valable dans le cadre d'un exercice de fonction sur place, commun à un certain nombre d'élèves (dès lors que l'on compte plus d'un enfant et de familles différentes) et pour tous les cycles d'apprentissage.
C'est le cas des professeurs de lettres, sciences et arts qui pratiquent leur activité à leur domicile, au domicile de leurs élèves ou dans un local qu'ils n'occupent pas de façon permanente.
Autrement dit, vous êtes concerné si vous êtes professeur de mathématiques, de langue, de musique ou de sport, indépendamment d'une école.
Cela peut aussi vous concerner si vous êtes coach sportif ou professeur de yoga.
La liste n'est pas exhaustive et dépend de votre micro-entreprise !
En revanche, si vous dispensez des cours par correspondance, en ligne ou dans un local que vous occupez en permanence, vous ne pouvez pas prétendre à l’exonération de CFE.
De même, cette exonération ne vous concerne pas si vous dispensez des cours de dactylographie, informatique, couture, cuisine ou encore de conduite automobile.
La liste et la logique d'application de cette exonération sont détaillées dans cet article du Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP).
Si vous exercez une activité artistique, vous devez vous enregistrer à la Maison des Artistes et l’Agessa. Cette activité est en effet interdite en auto-entreprise.
Cependant, puisqu’un artiste peut cumuler son statut d’auteur avec le régime auto-entrepreneur pour certaines de ses activités annexes, nous avons choisi de les mentionner ici.
Comme le mentionne l’article 1460 du CGI, sont donc exonérés de CFE :
Le Code général des impôts (CGI) mentionne d’autres cas possibles d’exonération.
La liste ci-dessous fait mention de certaines activités pouvant prétendre à l'exonération de cette taxe locale, elle n’est donc pas exhaustive :
Retrouvez la liste complète des exonérations de la Cotisation Foncière des Entreprises sur le Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts et les articles 1449 à 1466 du Code général des impôts (CGI).
Bon à savoir
N'hésitez pas à contacter le Service des Impôts des Entreprises (SIE) de votre région pour confirmer votre possible exonération de CFE.
Selon la zone de domiciliation de votre auto-entreprise, vous pouvez également être exonéré de CFE sur cette base.
Utilisez notre assistant virtuel pour découvrir le taux de CFE dans votre commune.
Selon les situations, l’exonération peut concerner automatiquement toutes les communes d’une zone ou alors être soumise à l’acceptation, au cas par cas, des communes concernées.
Voici la liste des zones qui peuvent donner lieu à une exonération de CFE :
Si vous êtes concerné par ces exonérations mais que vous avez tout de même reçu un avis de CFE à payer, vous avez alors deux options :
En plus des exonérations, le montant de la cotisation foncière des entreprises (CFE) varie selon les localités. Il peut donc être avantageux d'opter pour une société de domiciliation afin d'établir son auto-entreprise dans une région où cette taxe est plus faible, comme à Paris.
Kandbaz, par exemple, met en avant certaines de ses adresses proposant parmi les CFE les plus basses de France. Profitez de leur offre spéciale : domiciliation à seulement 1 € par mois pendant 3 mois !
L'auto-entrepreneur qui a décidé de fermer son auto-entreprise en cours d'année n'est pas redevable de la CFE pour les mois qui suivent la cessation de son activité.
Le montant de sa CFE sera alors calculé au prorata temporis. Néanmoins, ce dégrèvement n'est pas automatique !
Si vous avez fermé votre auto-entreprise en cours d'année, vous recevez tout de même un avis de CFE pour une année complète. Vous devez ensuite contacter votre Service des Impôts des Entreprises, avant le 15 décembre pour demander un dégrèvement au prorata temporis.
Bon à savoir
Pour une meilleure prise en charge, nous vous invitons à transmettre au SIE :
Vous pouvez appuyer votre demande à l'aide de l'article de loi du Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts
Si vous avez des difficultés à régler votre CFE, vous pouvez demander :
Dans les deux cas, vous pouvez faire une demande de délai de paiement et / ou remise d'impôt direct.
Notez bien que la remise de CFE n’est envisageable que pour les micro-entreprises dans l’impossibilité totale de régler cette taxe. Selon votre situation, un délai de paiement vous sera plutôt attribué.
Pour demander un report de paiement ou une remise de CFE, vous devez transmettre un courrier à votre SIE, accompagné des justificatifs que vous estimez nécessaires. Les demandes sont examinées cas par cas.
Bon à savoir
Pour un traitement plus rapide de votre demande de dégrèvement, vous pouvez contacter votre SIE directement par mail.
Vous connaissez maintenant toutes les conditions et subtilités de la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Vous avez encore des questions sur cette taxe locale ? Nos équipes vous accompagnent dans la gestion quotidienne de votre auto-entreprise. Profitez d'une assistance illimitée par un expert et de notre logiciel de facturation pour auto-entrepreneurs. Contactez-nous !