Cotisations auto-entrepreneur 2026 : taux et calcul

6 min
Mis à jour le 06/08/2026

En 2026, les micro-entrepreneurs bénéficient d’un mode de calcul simplifié pour le paiement de leurs cotisations sociales et charges fiscales. Ces versements mensuels ou trimestriels sont obligatoires car ils contribuent à leur couverture sociale. Comment sont calculées ces charges ? Quels taux s’appliquent en 2026 ? Quelle déclaration faire et comment s’en acquitter ? On vous guide pas à pas dans ces formalités !

Cotisations sociales en 2026 : l'essentiel à connaître

  • En micro-entreprise, vos cotisations sont calculées automatiquement sur votre chiffre d’affaires déclaré
  • La déclaration de chiffre d’affaires est mensuelle ou trimestrielle et se fait depuis votre espace Urssaf auto-entrepreneur (prélèvement SEPA (par défaut) ou paiement par carte bancaire selon l’option choisie)
  • Vous payez généralement : les cotisations sociales + la contribution à la formation professionnelle (CFP), et selon votre situation : la taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC)
  • Vous payez également le versement libératoire, si vous avez choisi cette option
  • Les taux appliqués en 2026 dépendent de la nature de votre activité
  • Si votre chiffre d’affaires est à 0 €, vous ne payez pas de cotisations, mais la déclaration reste obligatoire
  • L’ACRE peut alléger vos cotisations en début d’activité. Pour les micro-entreprises créées ou reprises à compter du 1er juillet 2026, elle permet une exonération de 25 % des cotisations sociales, sous conditions et sur demande.
  • Les cotisations financent votre protection sociale (assurance maladie, retraite, maternité/paternité, indemnités journalières, etc.)

 

Information importante

Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026 fait évoluer le dispositif ACRE. À partir du 1er juillet 2026, l’exonération de cotisations sociales sera ramenée de 50 % à 25 %.

Quel est le taux de cotisations sociales d'un auto-entrepreneur en 2026 ?

Le régime micro-social permet aux auto-entrepreneurs de payer leurs cotisations en fonction du chiffre d'affaires qu’ils déclarent. Voici les taux appliqués à partir du 1er Janvier 2026.

À ces cotisations peuvent s'ajouter la contribution à la formation professionnelle (CFP), la taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC) pour certains professionnels et, le cas échéant, le versement libératoire de l'impôt sur le revenu.

Les taux ci-dessous sont applicables depuis le 1er janvier 2026

Nature de l'activitéCotisations socialesCFPTotal
Vente de marchandises (BIC)12,3 %0,10 %12,4 %
Prestations de services commerciales (BIC)21,2 %0,10 %21,3 %
Prestations de services artisanales (BIC)21,2 %0,30 %21,5 %
Autres prestations de services et activités libérales, régime général (BNC)25,6 %0,20 %25,8 %
Activités libérales réglementées relevant de la Cipav (BNC)23,2 %0,20 %23,4 %
Location de meublés de tourisme classés6 %0,10 %6,1 %

*Hors versement libératoire de l'impôt sur le revenu et, le cas échéant, hors taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC).

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Vente de marchandises (12,3 %)

Les micro-entrepreneurs qui exercent une activité d'achat-revente de marchandises, de vente de denrées à consommer sur place ou d'hébergement relèvent d'un taux de 12,3 % de cotisations sociales en 2026.

À ce taux s'ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP) et, selon votre situation, la taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC) et le versement libératoire si vous avez choisi cette option fiscale.

Prestations de services

Le taux applicable dépend de votre catégorie d'activité :

  • 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) ;
  • 25,6 % pour les activités libérales relevant du régime général (BNC) ;
  • 23,2 % pour les professions libérales réglementées affiliées à la Cipav.

Ces taux sont calculés directement sur le chiffre d'affaires encaissé. Ils financent notamment l'assurance maladie, la retraite, les indemnités journalières et les autres prestations de la protection sociale.

Location de meublés de tourisme classés (6 %)

Les loueurs de meublés de tourisme classés bénéficient d'un taux spécifique de 6 % de cotisations sociales.

À celui-ci s'ajoute une contribution à la formation professionnelle de 0,1 %, soit un taux global de 6,1 %, hors éventuelles autres contributions applicables.

 

Bon à savoir

Le décret n° 2024-484 du 30 mai 2024 modifie à la hausse les taux globaux de cotisations affiliés au régime général.

Ces taux ont augmenté de 2.5 points en 1 ans :

  • à compter du 1er janvier 2025, le taux est passé de 23,1% à 24,6%
  • à compter du 1er janvier 2026, le taux est passé de 24,6% à 25,6%

Pour en savoir plus : Changements pour les auto-entrepreneurs en 2026

Comment sont calculées et prélevées les cotisations ?

Cotisations à payer = chiffre d’affaires encaissé × taux correspondant à l’activité.

Le montant de vos cotisations sociales dépend du chiffre d’affaires que vous avez déclaré auquel on applique les taux mentionnés ci-dessus.

Une fois que vous avez indiqué le montant de votre chiffre d’affaires, vous voyez automatiquement apparaître le montant de :

  • Vos cotisations sociales ;
  • La cotisation pour formation professionnelle (CFP) ;
  • La taxe pour frais de chambre consulaire (si vous êtes artisan ou commerçant) ;
  • Votre versement libératoire si vous avez choisi cette option fiscale.

Les taux qui vous sont appliqués sont préenregistrés dans votre compte en ligne. Vous n’avez donc rien à calculer !

Il suffit ensuite d’un clic pour valider votre déclaration de chiffre d’affaires.

Vos charges sociales sont ensuite automatiquement prélevées sur votre compte bancaire (prélèvement SEPA), grâce aux coordonnées que vous avez fournies au moment de la création de votre compte en ligne. Vous pouvez également choisir l’option d’un paiement plutôt qu’un prélèvement. Le règlement se fait par carte bancaire.

 

Information importante

En cas de chiffre d’affaires nul, un auto-entrepreneur n’a aucune cotisation à payer. Attention, la déclaration de chiffre d’affaires reste toutefois obligatoire ! Si vous ne respectez pas cette formalité, vous encourez une pénalité de 60,1 € pour chaque déclaration manquante.

La contribution à la formation professionnelle (CFP)

En complément des cotisations sociales, les micro-entrepreneurs versent une contribution à la formation professionnelle (CFP).
Son montant varie selon la nature de l'activité exercée et est calculé, comme les cotisations sociales, sur le chiffre d'affaires déclaré.

Le paiement de cette contribution vous permet, sous réserve des conditions en vigueur, de bénéficier d'une prise en charge de certaines formations professionnelles. Elle est prélevée automatiquement en même temps que vos cotisations sociales.

Les taxes pour Frais de Chambre Consulaire (TFCC)

La taxe pour frais de chambre consulaire (TFCC) est une contribution destinée au financement des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA).

Vous la réglez en même temps que les cotisations sociales et la CFP.

Nature de l'activité exercée en micro-entreprisePourcentage sur le chiffre d’affairesChambre consulaire associée
Vente de marchandises, restauration, hébergement0,015 %CCI
Prestation de services (artisanale)0,48 %CMA
Prestation de services (commerciale)0,044 %CCI
Achat revente par un artisan0,22 %CMA
Artisans en double immatriculation CCI-CMA0,007 %CCI

Les activités libérales dont le organisme référent est l’Urssaf ne sont pas redevables de la TFCC.

 

Bon à savoir

Ce taux diffère pour les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin et la Moselle.

Source : Article 1600 du CGI

 

Le saviez-vous ?

Les CFE désignent les centres de formalités des entreprises. Ces organismes ont en charge le traitement des dossiers de création, modification et cessation d’activité. Depuis le 1er janvier 2023, tout dépôt de dossier au CFE se fait obligatoirement via le guichet unique de l'INPI.

En tant que micro-entrepreneur, l’acronyme CFE désigne également la Cotisation Foncière des Entreprises, l’impôt local dont sont redevables les indépendants. Attention à ne pas confondre les deux !

Bénéficier de l'ACRE en début d'activité

L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (ACRE) permet aux auto-entrepreneurs éligibles de bénéficier d'une réduction de leurs cotisations sociales au démarrage de leur activité.

Depuis le 1er juillet 2026, cette exonération est fixée à 25 % des cotisations sociales pour les nouvelles créations et reprises d'entreprise.

L'ACRE n'est pas attribuée automatiquement : vous devez en faire la demande auprès de l'Urssaf dans les délais prévus et remplir les conditions d'éligibilité.

Pour connaître les démarches, les conditions d'accès et les modalités de calcul de l'ACRE, consultez notre guide ACRE auto-entrepreneur !

Le versement libératoire

Le versement libératoire est une option fiscale qui permet aux auto-entrepreneurs de régler leur impôt sur le revenu en même temps que leurs cotisations sociales, en appliquant un pourcentage directement sur leur chiffre d'affaires. (selon l'article 151-0 du Code général des impôts)

Le taux dépend de la nature de l'activité exercée :

  • 1 % pour les activités de vente et d'hébergement ;
  • 1,7 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) et les locations de meublés de tourisme classés ;
  • 2,2 % pour les activités libérales relevant des BNC.

Cotisations minimales : pourquoi et comment ?

En principe, les cotisations sociales d'un auto-entrepreneur sont calculées uniquement sur le chiffre d'affaires déclaré. Si vous ne réalisez aucun chiffre d'affaires, vous ne payez donc généralement aucune cotisation sociale. Cette situation peut toutefois réduire certains de vos droits, notamment en matière de retraite ou d'indemnités journalières.

Pour continuer à valider certains droits sociaux, il est possible d'opter pour le paiement de cotisations minimales. Cette option s'adresse aux micro-entrepreneurs qui souhaitent conserver une protection sociale, même lorsqu'ils ne dégagent pas ou peu de chiffre d'affaires.

L'option n'est pas automatique : elle doit être demandée auprès de votre organisme d'affiliation. Les cotisations sont alors calculées sur une assiette minimale, même en l'absence de chiffre d'affaires.

 

À noter

Le montant des cotisations minimales dépend de votre situation et des risques couverts (maladie, retraite, invalidité-décès, etc.). Il est fixé par la réglementation en vigueur et peut évoluer chaque année.

À quoi servent vos cotisations d'auto-entrepreneur ?

Maintenant que vous avez compris les modalités de calcul et de paiement des cotisations et contributions sociales, vous vous demandez probablement à quoi elles servent concrètement pour un auto-entrepreneur ?

Ces prélèvements effectués sur votre chiffre d’affaires participent au financement de la couverture sociale des professionnels indépendants.

Ils vous ouvrent ainsi des droits pour les prestations suivantes :

  • couverture maladie / maternité /paternité
  • cotisation supplémentaire d'indemnité journalière
  • cotisation allocation familiale
  • cotisation retraite de base
  • cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • cotisation au régime d'invalidité et décès
  • CSG / CRDS

Tout savoir sur la protection sociale en auto-entreprise

Attention, comme auto-entrepreneur, votre couverture sociale peut être réduite en deçà de certains seuils de chiffres d’affaires ! C’est notamment le cas pour les congés maternité et paternité, les indemnités journalières ou encore la retraite de base.

Même si les cotisations sociales financent votre protection sociale, elles restent des charges que vous devez prendre en compte dans vos calculs.

Pour assurer la rentabilité de votre activité, il est donc essentiel de calculer l’ensemble de vos charges en auto-entreprise.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le statut auto-entrepreneur ?

La micro-entreprise est un type d'entreprise individuelle (EI) bénéficiant d'un statut juridique simplifié (le régime micro-social). Ce statut lui permet de gérer son activité professionnelle dans une structure juridique facile à administrer et avec peu de contraintes administratives.

Qu'est-ce que la sécurité sociale des indépendants ?

Depuis le 1er janvier 2018, la Sécurité sociale des indépendants (SSI) a pris la place du RSI pour assurer la protection sociale des travailleurs indépendants.

Rattachée à la CPAM, cette nouvelle structure a été mise en place pour offrir aux indépendants une gestion de leur protection sociale comparable à celle des salariés.

Après une période de transition de deux ans qui s'est achevée en 2020, tous les auto-entrepreneurs sont désormais affiliés au régime général de la sécurité sociale pour leur couverture maladie.

Seule une catégorie d’activité n’est pas concernée par la SSI. Les professions libérales règlementées sont quand à elles, rattachées à la Cipav, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse. Les cotisations versées par ces indépendants permettent d'acquérir des droits de retraite dans les 3 régimes suivants : la retraite de base, la retraite complémentaire et la prévoyance santé (régime d'invalidité-décès).

Dois-je payer des cotisations si mon chiffre d'affaires est nul ?

Non. En revanche, vous devez tout de même déclarer votre chiffre d'affaires à l'Urssaf, même lorsqu'il est égal à 0 €. À défaut, vous vous exposez à des pénalités.

Puis-je modifier la périodicité de mes déclarations Urssaf ?

Oui. Lors de la création de votre activité, vous choisissez une déclaration mensuelle ou trimestrielle. Il est possible de modifier cette périodicité dans les conditions prévues par l'Urssaf.

Les cotisations sociales sont-elles calculées sur le chiffre d'affaires ou sur le bénéfice ?

Les cotisations sociales des auto-entrepreneurs sont calculées uniquement sur le chiffre d'affaires encaissé, sans prise en compte des dépenses ou des charges engagées.

Déclarer votre chiffre d'affaires, suivre vos échéances Urssaf ou estimer le montant de vos cotisations peut rapidement devenir chronophage. Avec Solo, vous centralisez la gestion de votre micro-entreprise au même endroit.

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Sources

Rédigé par l'auteur
Photo de Tom Denichou

Juriste

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82 articles publiés

Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.

Vérifié par l'expert
Photo de Varène Decaux

Directrice juridique

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81 articles publiés

Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.

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