Créer ou développer une micro-entreprise ne signifie pas avancer seul.
Il existe aujourd’hui de nombreux dispositifs d’aide pour les auto-entrepreneurs, qu’ils soient :
En transition professionnelle
En période de développement
En situation de transition professionnelle
Ou confrontés à des difficultés temporaires
Cette page constitue la vue d’ensemble complète des aides disponibles : aides sociales, fiscales, financières, subventions, accompagnements et dispositifs publics.
Pour les aides spécifiques liées au chômage et à la création via France Travail, une page dédiée détaille les conditions et démarches.
L’essentiel à connaître
L’auto-entrepreneur peut bénéficier d’aides sociales, fiscales et financières
Certaines aides sont nationales (ACRE, ARCE…), d’autres sont régionales ou locales
Les aides varient selon votre situation : demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA, handicap, femme entrepreneure, jeune créateur…
Les dispositifs liés au chômage relèvent désormais de France Travail
Il est possible de cumuler plusieurs aides sous conditions
Les aides sociales à la création et au démarrage
L'aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise ACRE (ex-ACCRE)
ACRE : définition et taux 2025
Depuis le 1er janvier 2020, certains créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent bénéficier d’une exonération de leurs cotisations sociales grâce au dispositif de l’ACRE (ex-ACCRE).
Ce dispositif consiste en une exonération partielle et dégressive de vos cotisations sociales pendant 1 an, si vous avez créé votre entreprise après le 31 mars 2020. Si vous avez créé votre micro-entreprise avant cette date-là, vous êtes soumis à un barème d'exonération différent.
Les taux de cotisations sociales sont ainsi appliqués de manière partielle.
Du 1er janvier au 31 décembre 2025, le taux est passé de 23,1% à 24,6%
Depuis le 1er janvier 2026, le taux est de 25,6%
Cette mise à jour concerne aussi les auto-entrepreneurs bénéficiaires de l'ACRE.
Activité
1ère période
Autres années
Sans versement libératoire
Avec versement libératoire
Sans versement libératoire
Avec versement libératoire
Vente de marchandises (BIC)
6,2 %
7,2 %
12,3 %
13,3 %
Prestation de services commerciale ou artisanale (BIC)
10,6 %
12,3 %
21,2 %
22,9 %
Prestation de services (BNC) et professions libérales (hors CIPAV)
12,3 %
14,5 %
25,6 %
27,8 %
Libérale réglementée à la CIPAV
13,90 %
16,1 %
23,2 %
25,4 %
Cette aide constitue un véritable coup de pouce aux nouveaux créateurs d’entreprise qui voient ainsi leurs charges allégées au début de leur activité.
Information importante
Le Décret n° 2026-69 du 6 février 2026 modifie les conditions du dispositif ACRE. À compter du 1er juillet 2026, le taux d’exonération des cotisations sociales sera réduit de 50 % à 25 .
Une aide sous conditions
L'exonération est limitée à un revenu annuel inférieur à 46 368 € (après abattement).
Ceci correspond à :
159 890 € de HT pour les activités commerciales
Chiffre d'affaires
92 736 € de HT pour les prestations de services commerciales et artisanales
Chiffre d'affaires
70 255 € de HT pour les activités libérales
Chiffre d'affaires
Qui peut en bénéficier ?
Deux prérequis sont nécessaires pour bénéficier de cette exonération :
Reprendre ou créer une entreprise ;
Ne pas avoir bénéficié de l’ACRE lors des trois années précédentes.
Pour prétendre à l'ACRE il faut être dans l'une de ces situations :
Demandeurs d’emploi indemnisés ou indemnisables
Demandeur d’emploi non indemnisé, mais inscrits à Pôle Emploi 6 mois au cours des 18 derniers mois
Bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de l'ARE ou de l'ASP
Jeunes âgés de 18 à 25 ans révolus
Personnes âgées de moins de 30 ans et non indemnisées (durée d’activité insuffisante pour l’ouverture de droits) ou reconnues handicapées
Créateurs d’une entreprise implantée au sein d’un quartier prioritaire de la ville (QPV)
Personnes bénéficiant d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape)
Personnes bénéficiant de la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)
L’Aide à la reprise ou à la création d’une entreprise (ARCE)
L’ARCE s’adresse aux demandeurs d’emploi qui perçoivent ou sont éligibles à l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE).
En choisissant l’ARCE, 60 % de leurs droits restants à l’ARE seront alors convertis sous forme de capital. Cela peut être utile en cas de besoin financier important lors de la création de la micro-entreprise.
C'est votre cas ? Sachez alors que l'auto-entrepreneur reçoit :
Un premier versement, égal à la moitié de l’aide, lors de la création ou reprise de votre entreprise
Un second versement pour la moitié restante, 6 mois après la date de création ou reprise de votre entreprise, à condition qu'elle soit toujours en activité.
Vous devez effectuer votre demande auprès de l’agence France Travail dont vous dépendez.
Attention toutefois : en percevant l’ARCE, vous ne touchez plus vos ARE (allocations chômage) car vous n'êtes plus considéré comme demandeur d’emploi. À vous de faire le choix le plus approprié selon votre situation !
Rassuré ? L'activité d'un micro-entrepreneur est encadrée par de nombreuses aides ! Il est aussi possible de vous entourer d'experts pour connaître vos droits et lancer votre business. Du formulaire à remplir, aux documents à joindre, jusqu'à l'envoi du dossier complet, chez Portail Auto-Entrepreneur on s'occupe de tout !
Il est possible de cumuler votre statut d’auto-entrepreneur avec certaines allocations.
Toutefois, leur montant est ajusté en fonction des revenus générés par votre activité.
ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi)
Si vous choisissez de maintenir vos ARE plutôt que d’opter pour l’ARCE :
Vous devez déclarer chaque mois votre chiffre d’affaires à France Travail (ex-Pôle emploi).
L’allocation est recalculée après abattement.
Le cumul revenus + ARE ne peut pas dépasser votre ancien salaire de référence.
ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)
Destinée aux demandeurs d’emploi en fin de droits, l’ASS peut être maintenue sous conditions :
Être apte au travail,
Justifier d’une recherche d’emploi ou d’une création d’entreprise,
Remplir les critères d’activité antérieure.
Le cumul dépend de votre situation et de la date de création de votre activité.
RSA
Le RSA est maintenu intégralement pendant 3 mois après la création.
Ensuite, la CAF recalcule son montant selon votre chiffre d’affaires déclaré.
Prime d’activité
Accessible sous conditions de ressources, elle complète vos revenus professionnels.
Une déclaration trimestrielle est requise auprès de la CAF.
Bon à savoir
Il est parfois possible de cumuler RSA, prime d’activité et revenus d’auto-entreprise, selon votre situation. Une simulation CAF permet d’estimer vos droits.
Les aides financières publiques et subventions
Vous ne parvenez pas à obtenir un prêt de la part de votre banque ou vous cherchez simplement d’autres solutions pour financer votre auto-entreprise ? Bonne nouvelle, il existe d’autres options pour les porteurs de projet.
1 - Les prêts d’honneur
Il s’agit de prêts personnels, à taux 0 %, sans garantie, ni caution personnelle. Ils s’étalent en moyenne de 2 000 € à 50 000 € et sont remboursables entre 2 à 5 ans.
Ils sont accordés par des associations à but non lucratif. Les organismes référents en France sont Initiative France, BPI France et Réseau Entreprendre.
2 - Les micro-crédits
En France, plusieurs organismes sont susceptibles de vous accorder un micro-crédit, tel que l’organisme ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique). L'ADIE propose des plans de financement à travers un micro-crédit complété, selon les régions, par un prêt d'honneur, une aide de l'État ou de la Région, etc.
Le montant maximal du prêt est de 12 000 € et le remboursement peut s’étaler entre 6 et 48 mois. Le taux d’intérêt appliqué est à partir de 8,07 %.
Le saviez-vous ?
D'autres organismes proposent également des micro-crédits. Vous pouvez par exemple vous tourner vers France Active, Initiative France ou encore Réseau Entreprendre.
Les aides régionales et locales
Les collectivités territoriales peuvent proposer :
Subventions d’amorçage
Exonérations de CFE
Aides sectorielles
Accompagnements spécifiques
Ces aides varient selon la région et la nature du projet.
Les subventions d’amorçage
Les aides européennes
Selon votre secteur et votre implantation, des financements européens peuvent exister sous forme de :
Garanties
Prêts
Fonds d’investissement
Ils viennent en complément des financements nationaux.
Les dispositifs d’accompagnement
Créer une micro-entreprise ne se limite pas au financement.
Le CAPE
Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise permet de tester son activité avec un accompagnement structuré.
Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE)
Le CAPE permet aux créateurs ou repreneurs d’entreprises de bénéficier du soutien matériel et financier d’une association ou d’une entreprise, pour une aide au montage, à la structuration financière ou encore au développement de votre entreprise.
En contrepartie, vous vous engagez à suivre un programme de préparation à la création, ou à la reprise et à la gestion d'entreprise.
Le CAPE est conclu pour une durée maximale de trois ans.
Vous pouvez aussi rejoindre un réseau d’hébergement d’entreprises (couveuses et pépinières d’entreprises) pour bénéficier d’un suivi individuel, de formations collectives, et d’un cadre juridique, social et fiscal. Vous signez alors un CAPE mais vous êtes assimilé à un salarié et percevez une rémunération. Sachez toutefois que dans le cadre de ces solutions coopératives, vous êtes redevable de la TVA puisque vous facturez avec le numéro Siret de la couveuse ou de la pépinière. Vous pouvez également bénéficier de garants immobiliers adaptés à votre statut d'auto-entrepreneur : Garantme, SmartGarant et Cautioneo.
Les réseaux d’accompagnement
Vous pouvez être accompagné par :
Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI)
Les Chambres de Métiers (CMA)
Les BGE
Les réseaux d’entrepreneurs
Les pépinières et couveuses
L’aide à la formation
Les auto-entrepreneurs cotisent à la formation professionnelle et peuvent bénéficier :
D’un financement via l’Agefice (commerçants)
Du FIFPL (libéraux)
D’autres fonds selon l’activité
Les aides spécifiques selon votre profil
Certaines aides sont ciblées :
Entrepreneurs en situation de handicap
L'Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion professionnelle des Personnes Handicapées (AGEFIPH) peut proposer :
Aide financière au démarrage
Accompagnement spécialisé
Garanties complémentaires
Pour en bénéficier, vous devez :
Être reconnu comme travailleur handicapé
Être inscrit à France Travail
Avoir le contrôle effectif de l’entreprise
De plus, l’activité exercée doit être reconnue compatible avec le handicap.
Information importante
Les créateurs d’une activité saisonnière, comme les moniteurs de ski par exemple, ne sont pas éligibles à l’aide de l’Agefiph.
Cette aide comprend :
Une aide financière forfaitaire au démarrage de l’activité de 3 000 €, en complément d’un apport en fonds propres de 1500 €.
La possibilité de souscrire 3 garanties : multirisque professionnelle, prévoyance (accident, maladie) et santé (soins médicaux, dentaires et hospitalisation).
Un accompagnement par un prestataire spécialiste de la création d’entreprise, labellisé par l’Agefiph.
Vous-même ou votre prestataire labellisé devez déposer votre dossier de demande directement auprès de l’Agefiph.
Ces dernières années, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour promouvoir l'entrepreneuriat au féminin :
La garantie ÉGALITÉ Femmes permet aux demandeuses d’emploi ou aux femmes en situation de précarité d’accéder plus facilement aux crédits bancaires afin de financer la création, la reprise ou le développement de leur entreprise
De très nombreux organismes et réseaux dédiés à l’entrepreneuriat féminin ont vu le jour en France pour aider les créatrices d’entreprise.
Chaque année, des concours ou des prix réservés aux femmes entrepreneures mettent en avant des projets innovants ou porteurs de sens
La Journée des Femmes Entrepreneures a lieu à Paris chaque année dans le cadre du Salon de la Micro-Entreprise (SME)
Le Portail Auto-Entrepreneur vous propose son guide gratuit pour ouvrir votre micro-entreprise. Conseils, aides financières, accompagnements et réseaux, découvrez tous les soutiens possibles !
Des dispositifs spécifiques peuvent exister selon l’implantation géographique.
Les autres aides pour accompagner les auto-entrepreneurs
Différents organismes peuvent enfin accompagner les auto-entrepreneurs et répondre à leurs interrogations :
L’Urssaf
L'Agence Pour la Création d'Entreprises (APCE)
Les Boutiques de Gestion des Entreprises (BGE)
Les Chambres des Métiers et de l’Artisanat (CMA)
Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI)
Par ailleurs, les auto-entrepreneurs bénéficient d’une aide à la formation professionnelle. Pour connaître vos droits, vous devrez vous rapprocher du fonds d’assurance formation dont vous dépendez, notamment l'Agefice si vous exercez une activité commerciale, industrielle ou de prestations de services. Le FIFPL est le fond en charge des activités libérales.
Depuis le 1er janvier 2023, tout dossier de création, de modification et de cessation d'entreprise doit être déposé directement sur le guichet unique. Cette nouvelle plateforme gérée par l'INPI redistribue ensuite vos informations et documents aux organismes référents (CCI, CMA, Urssaf, greffe du tribunal de commerce, organismes de sécurité sociale, services des impôts, etc.).
Notre dernier conseil : soyez rigoureux lors de l’élaboration de vos dossiers. Vous mettez ainsi toutes les chances de votre côté !
Certaines collectivités territoriales proposent des dispositifs financiers (exonération d'impôts ou de taxes, subventions, prêts avantageux, cautionnement…). L’octroi de ces aides est soumis à plusieurs critères : lieu d'implantation de l’entreprise, nature de l’activité, situation personnelle... Chaque région est libre de définir les modalités d’obtention de ces aides financières.
Pour connaître les aides auxquelles vous pouvez prétendre en micro-entreprise
Tableau récapitulatif des grandes familles d’aides
Type d’aide
Exemples
Aides sociales
ACRE, ARE, ARCE, RSA
Aides financières
Prêts d’honneur, micro-crédit
Subventions
AGEFIPH, aides régionales
Aides fiscales
Exonération CFE, dispositifs locaux
Accompagnement
CAPE, réseaux CCI/CMA
Aides européennes
Garanties, prêts, fonds
Les aides aux auto-entrepreneurs forment un écosystème complet de soutien : allègement de charges, maintien de revenus, financement, accompagnement et subventions.
La clé est d’identifier les dispositifs adaptés à votre situation personnelle et à votre projet.
Créer une micro-entreprise ne signifie pas avancer seul mais savoir activer les bons leviers au bon moment.
Questions fréquentes
Un auto-entrepreneur peut-il obtenir de l’aide de France travail ?
Les auto-entrepreneurs peuvent bénéficier de l’ARE. L’allocation chômage ou aide au retour à l’emploi est une aide financière mise en place par France Travail. Le maintien partiel des allocations chômage après la création ou la reprise d'une activité indépendante est possible, sous conditions similaires à celles en cas de reprise d'une activité salariée.
Quelles sont les subventions accessibles à l’auto-entrepreneur en 2024 ?
Parmi les subventions dont bénéficie l’auto-entrepreneur en 2024, figurent tout d’abord les aides publiques telles que l’ACRE, la NACRE, l’ARCE, le FGIF ou encore l’AGEFIPH. Des subventions régionales ou européennes viennent s’y cumuler telles que l’exonération de la CFE. Enfin, l’auto-entrepreneur peut recourir à des subventions privées notamment le prêt d’honneur ou la garantie de la BPI France.
Quelles sont les aides publiques régionales pour les micro-entrepreneurs ?
En fonction de votre lieu de résidence et de votre projet, votre conseil régional, votre département, des associations ou d’autres acteurs, peuvent proposer des aides et des contrats d'accompagnement. Certains concours peuvent aussi vous permettre d’accéder à des prix avec une récompense financière.
Pour savoir quels sont les aides et concours dans votre région, vous pouvez vous rapprocher de votre Conseil régional.
Quelles sont les aides européennes pour les micro-entrepreneurs ?
Selon son secteur d’activité, et sa situation géographique, l'auto-entrepreneur peut obtenir une aide européenne. Cette aide peut se présenter comme une garantie, un prêt ou un investissement. Vous pouvez consulter L'Europe est à vous, un site édité par l'Union Européenne. Il s'agit d'un moteur de recherche dédié vous permet de découvrir ces prêts et autres aides financières dont vous pouvez bénéficier.
Ce sont des financements complémentaires à ceux offerts par les banques ou les investisseurs locaux pour la création ou la reprise d'une entreprise. Ils sont disponibles pour toutes les entreprises, qu'il s'agisse d'un indépendant ou d'une grande organisation, et ce, dans tous les secteurs d'activité.
Rédactrice spécialiste de l’entrepreneuriat, Julie est doublement diplômée en école de commerce et en géoéconomie et intelligence stratégique. Julie dispose d’une connaissance théorique et pratique de l’entrepreneuriat avec des expériences en tant qu’auto-entrepreneur et en tant que présidente de Start-up.
À propos de l'expert
Bertille Cabibel
18 articles publiés
Depuis début 2024, Bertille aide et accompagne les auto-entrepreneurs dans leurs questions fiscales et administratives, jusqu'à l'obtention de leur numéro de SIREN. Avec cinq ans d'expérience juridique préalable, elle est un atout dans la résolution de problèmes et la réussite des entrepreneurs.
L'article "Aides auto-entrepreneurs : récapitulatif" est noté
4,4
/ 5 sur 161 avis de lecteurs.
Portail Auto-Entrepreneur est noté 4.9 sur 5 sur
3397 avis clients
Betao est certifié ISO 27001 afin
d'assurer la confidentialité des
données et la conformité RGPD.