Bon à savoir
Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026 modifie le dispositif : à compter du 1ᵉʳ juillet 2026, le taux minoré de cotisations passe de 50 % à 75 % des taux habituels, ce qui ramène l'exonération de 50 % à 25 %.
Créer ou développer une micro-entreprise ne signifie pas forcément partir de zéro ou avancer sans soutien. Selon votre situation, votre projet et votre lieu d'activité, différents dispositifs publics peuvent vous aider à lancer votre activité, à réduire vos charges, à maintenir vos revenus ou encore à financer vos investissements.
Mais attention : derrière le terme « aides », on trouve des dispositifs de nature très différente. Il peut s'agir d'une exonération de cotisations sociales, comme l'ACRE, du maintien d'une allocation, comme l'ARE, d'une aide financière ou d'une subvention, d'un prêt ou d'une garantie facilitant l'accès au financement, ou encore d'un accompagnement à la création ou au développement de l'entreprise.
Certaines mesures sont accessibles au niveau national, tandis que d'autres dépendent de votre profil (demandeur d'emploi, personne en situation de handicap, etc.), de votre activité, de votre projet ou de votre implantation géographique. Dans ce guide, nous faisons le point sur les principaux dispositifs auxquels un auto-entrepreneur peut être éligible, et nous vous indiquons où rechercher les aides correspondant à votre situation. Pour les aides spécifiques liées au chômage et à la création via France Travail, une page dédiée détaille les conditions et démarches : France Travail aide création entreprise – conditions & démarches
Les créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent bénéficier d'une exonération partielle de leurs cotisations sociales grâce à l'ACRE (ex-ACCRE), applicable jusqu'à la fin du 3ᵉ trimestre civil suivant celui du début d'activité.
Bon à savoir
Le décret n° 2026-69 du 6 février 2026 modifie le dispositif : à compter du 1ᵉʳ juillet 2026, le taux minoré de cotisations passe de 50 % à 75 % des taux habituels, ce qui ramène l'exonération de 50 % à 25 %.
| Activité | Taux normal 2026 | Taux ACRE avant le 1ᵉʳ juillet 2026 | Taux ACRE à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 |
| Vente de marchandises (BIC) | 12,3 % | 6,2 % | 9,3 % |
| Prestation de services commerciale/artisanale (BIC) | 21,2 % | 10,6 % | 15,9 % |
| Autres prestations de services (BNC, hors Cipav) | 25,6 % | 12,8 % | 19,2 % |
| Libérale réglementée Cipav | 23,2 % | 13,4 % | 17,4 % |
Source : Urssaf, « Vous souhaitez devenir… Auto-entrepreneur », diaporama d'avril 2026 ; décret n° 2026-69 du 6 février 2026 modifiant l'article D. 131-6-3 du Code de la sécurité sociale.
L'exonération ACRE est soumise à un plafond de revenu, fixé en 2026 au niveau du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS). Le calcul précis selon votre activité et les zones d'implantation concernées (QPV, ZFRR) sont détaillés dans notre guide complet sur l'ACRE disponible ici.
Concrètement, cela correspond à un chiffre d'affaires maximal de :
Source : article D. 131-6-3, II du Code de la sécurité sociale
Pour bénéficier de l’ACRE, vous devez créer ou reprendre une entreprise et appartenir à l’une des catégories éligibles : demandeur d’emploi, bénéficiaire de certains minima sociaux, jeune créateur, personne implantée en QPV ou ZFRR, notamment. Retrouvez l’ensemble des conditions et des démarches dans notre guide dédié à l’ACRE.
Le Cape est le cadre contractuel, conclu pour une durée maximale de trois ans, signé avec la structure d'accueil (association ou entreprise) qui vous soutient dans la préparation de votre projet. Il peut notamment être utilisé dans le cadre d'une couveuse d'entreprises (voir pépinières d'entreprises) pour tester son projet et bénéficier d'un accompagnement. Les modalités d'accompagnement et de facturation dépendent de la structure d'accueil. Être bénéficiaire d'un Cape est aussi, par ailleurs, l'un des critères d'éligibilité à l'ACRE.
Les créateurs d'entreprise inscrits comme demandeurs d'emploi peuvent bénéficier du maintien partiel de l'ARE ou de l'ARCE (versement en capital), deux dispositifs qui relèvent de France Travail (ex-Pôle emploi). Le choix entre les deux a des conséquences importantes et différentes selon votre situation : en résumé, l'ARCE convertit une partie de vos droits restants en capital versé en deux fois, tandis que le maintien de l'ARE prolonge une allocation mensuelle recalculée selon votre chiffre d'affaires.
Pour le détail des montants, conditions et démarches, consultez la page dédiée : France Travail aide création entreprise – conditions & démarches.
L'allocation de solidarité spécifique peut être maintenue sous conditions pour les demandeurs d'emploi en fin de droits (aptitude au travail, recherche d'emploi ou création d'entreprise, critères d'activité antérieure).
Le RSA peut être maintenu lors du début d'une activité indépendante, puis son montant est recalculé en fonction des ressources du foyer et des revenus déclarés à la CAF. La prime d'activité, accessible sous conditions de ressources, suit la même logique de déclaration trimestrielle. Le cumul RSA / prime d'activité / revenus d'auto-entreprise reste possible selon la situation : une simulation sur le site de la CAF permet d'estimer vos droits précis.
Rassuré ? L'activité d'un micro-entrepreneur est encadrée par de nombreux dispositifs ! Du formulaire à remplir jusqu'à l'envoi du dossier complet, chez Portail Auto-Entrepreneur on s'occupe de tout !
Des dispositifs fiscaux peuvent également réduire les prélèvements applicables à votre micro-entreprise.
Exonération de CFE : totale l'année de la création (déclaration initiale à déposer avant le 31 décembre de cette même année), puis exonération permanente si le chiffre d'affaires (ou les recettes) de l'avant-dernière année (N-2) reste inférieur ou égal à 5 000 €.
Franchise en base de TVA : sous certains seuils de chiffre d'affaires, ce régime vous dispense de facturer et de collecter la TVA (TVA non applicable, article 293 B du CGI jusqu'au 31/12/2026 ; article L. 233-1 du CIBS à partir du 1ᵉʳ janvier 2027). Pour en savoir plus, consultez notre article dédié.
Les prêts d'honneur sont des prêts personnels à taux 0 %, sans garantie ni caution personnelle. Les montants et conditions varient selon les réseaux, comme Initiative France ou Réseau Entreprendre.
Bon à savoir
Depuis le 27 mai 2026, une aide carburant de 100 € est disponible pour les indépendants aux revenus modestes qui roulent plus de 15 km par trajet (ou plus de 8 000 km professionnels par an), sous condition de revenu fiscal de référence. Découvrez comment en bénéficier ici !
L'Adie propose des micro-crédits jusqu'à 15 000 € (taux à partir de 8 %, remboursement sur 6 à 48 mois), éventuellement complétés par un prêt d'honneur ou une aide régionale. Le plafond réglementaire du microcrédit professionnel, tous organismes confondus (France Active, Initiative France, Réseau Entreprendre...), a été relevé à 17 000 € pour les entreprises de moins de 3 salariés depuis janvier 2025.
Les dispositifs européens ciblent rarement directement le micro-entrepreneur individuel. Ils interviennent le plus souvent en complément de financement nationaux et sont relayés par des intermédiaires nationaux ou régionaux (banques, CCI, réseaux d'accompagnement). Rapprochez-vous de ces structures pour savoir si vous y êtes éligible.
En matière de numérisation (site internet, logiciels de gestion, cybersécurité, intelligence artificielle), des dispositifs existent mais dépendent de votre secteur d'activité et de votre région : munissez-vous de votre numéro de Siret et consultez le site aides-entreprises.fr pour identifier ceux auxquels vous pouvez prétendre.
En matière de transition écologique et énergétique ou d'investissements matériels, immatériels et immobiliers, des aides spécifiques existent mais dépendent de la situation particulière de l'entreprise : munissez-vous de votre numéro de Siret et consultez le site aides-entreprises.fr.
Les collectivités territoriales (région, département, commune) peuvent proposer subventions d'amorçage, exonérations, aides sectorielles ou accompagnements spécifiques, variables selon le territoire et le projet.
L'implantation en zone ZFRR ou ZFRR+ fait partie des critères d'éligibilité à l'ACRE (voir la section Démarrage). Elle est distincte de l'avantage fiscal propre à ce zonage : en zone ZFRR simple, les entreprises au régime micro-fiscal ne sont pas éligibles à l'exonération d'impôt sur les bénéfices liée à la zone. En zone ZFRR+ uniquement, cette exonération est ouverte aux micro-entrepreneurs, sous conditions (moins de 10 salariés, chiffre d'affaires ou bilan annuel inférieur à 2 M€).
L'implantation en QPV fait partie des critères d'éligibilité à l'ACRE (voir la section Démarrage). D'autres dispositifs spécifiques aux QPV peuvent exister selon les collectivités : renseignez-vous auprès de votre mairie, de votre région ou sur aides-entreprises.fr.
Pour identifier les dispositifs adaptés à votre situation, consultez aides-entreprises.fr avec votre numéro de Siret, le site d'information des CCI, ou rapprochez-vous de votre CCI, CMA, BGE ou conseil régional.
L'Agefiph propose une aide financière forfaitaire, un accompagnement et des garanties complémentaires. Les aides disponibles pour un auto-entrepreneur handicapé
Garantie ÉGALITÉ Femmes, réseaux dédiés, concours et prix : les aides dédiées aux femmes entrepreneuses.
Vous êtes une femme et souhaitez vous lancer ? Le Portail Auto-Entrepreneur vous propose son guide gratuit pour ouvrir votre micro-entreprise.
| Fonction | Exemples de dispositifs |
| Démarrage | ACRE, Cape, couveuses et pépinières |
| Maintien de revenus | ARE, ARCE, ASS, RSA, prime d'activité |
| Allègements fiscaux | Exonération de CFE, franchise en base de TVA |
| Investissement | Prêts d'honneur, micro-crédits, aides européennes |
| Numérique | Dispositifs ciblés selon secteur et région (aides-entreprises.fr) |
| Transition écologique | Dispositifs ciblés selon secteur et région (aides-entreprises.fr) |
| Aides territoriales | ZFRR/ZFRR+, QPV, aides régionales et locales |
Les dispositifs ouverts aux auto-entrepreneurs forment un ensemble varié : exonérations de charges, maintien de revenus, financement, accompagnement et subventions. La clé est d'identifier ceux qui sont adaptés à votre situation personnelle et à votre projet.
Le terme regroupe des dispositifs de nature très différente : exonérations de cotisations sociales (ACRE), maintien d'allocations (ARE, RSA), aides financières et subventions (Agefiph), ou encore solutions de financement (prêts d'honneur, micro-crédits). Leur point commun est d'accompagner l'entreprise à une étape de sa vie ; leurs conditions d'accès varient fortement d'un dispositif à l'autre.
Oui : le maintien partiel des allocations chômage (ARE) après la création ou la reprise d'une activité indépendante est possible, sous conditions similaires à celles d'une reprise d'activité salariée.
Oui : le taux d'exonération passe de 50 % à 25 % pour les créations ou reprises de micro-entreprise à compter du 1ᵉʳ juillet 2026 (décret n° 2026-69 du 6 février 2026).
Selon sa situation : l'ACRE (exonération de cotisations), l'ARCE ou le maintien de l'ARE (France Travail), l'aide de l'Agefiph pour les personnes en situation de handicap, l'exonération de CFE, ou encore des solutions de financement comme le prêt d'honneur ou le micro-crédit.
Votre conseil régional, votre département ou des associations locales peuvent proposer des aides, des contrats d'accompagnement ou des concours avec récompense financière ; les conditions varient selon le territoire. Rapprochez-vous de votre conseil régional ou consultez aides-entreprises.fr.
Selon le secteur et l'implantation, un soutien européen peut prendre la forme d'une garantie, d'un prêt ou d'un investissement, en complément des financements nationaux.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053449085
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006126846
https://www.urssaf.fr/files/live/sites/urssaffr/files/autres/Diaporama_Auto-entrepreneur.pdf
https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/financements/financement-fonds-propres/pret-dhonneur
https://www.francetravail.fr/candidat/je-creereprends-une-entreprise.html
https://www.info.gouv.fr/actualite/creer-son-entreprise-les-dispositifs-daide-a-connaitre
Juriste
·97 articles publiés
Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.
Directrice juridique
·96 articles publiés
Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.