Que vous soyez déjà reconnu travailleur handicapé - ou en cours de démarches pour obtenir ce statut - l'idée de créer votre micro-entreprise vous séduit ?
Bonne nouvelle : votre allocation adulte handicapé (AAH) n'est pas remise en cause par ce projet, et des aides spécifiques existent. Vous êtes déjà auto-entrepreneur ? Il est probable que vous n'ayez pas encore activé tous les dispositifs auxquels vous avez droit. On fait le tour du sujet, aide par aide.
L'essentiel à connaître
La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) n'est pas une aide financière. C'est une décision administrative de la CDAPH qui ouvre l'accès à des dispositifs de soutien à l'insertion professionnelle, à la formation et au maintien dans l'emploi, y compris pour les créateurs de micro-entreprise.
L'AAH reste compatible avec le régime de l'auto-entrepreneur, quelle que soit la durée de votre activité : contrairement à d'autres dispositifs limités dans le temps, ce cumul n'est pas plafonné dans la durée. Concrètement : cumul intégral pendant les 6 premiers mois, puis abattement progressif sur vos revenus professionnels.
L'Agefiph peut financer jusqu'à 3 000 € le démarrage de votre activité, sous conditions.
Certaines aides générales à la création d'entreprise (ACRE, ARCE, maintien de l'ARE) restent accessibles, mais leurs conditions ont évolué en 2026, à vérifier selon votre situation.
Comment être reconnu comme travailleur handicapé ?
Qu'est-ce que la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées et quel est son rôle ?
La CDAPH décide des droits d'une personne en situation de handicap. C'est elle qui attribue la RQTH. La MDPH, à laquelle la CDAPH est rattachée, reçoit et instruit les demandes ; la décision relève de la CDAPH.
Ses missions incluent notamment :
l'orientation de la personne handicapée et les mesures favorisant son insertion scolaire, professionnelle et sociale ;
la désignation des établissements ou services adaptés à ses besoins ;
l'attribution de l'AEEH, de l'AAH, de la PCH et de la RQTH ;
l'avis sur la carte mobilité inclusion et sur l'affiliation gratuite de l'aidant familial à l'assurance vieillesse.
Elle est rattachée à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un organisme local.
Pour en savoir plus sur la RQTH, consultez cet article.
Quelles sont les conditions d'attribution de la RQTH ?
Deux conditions cumulatives :
vos possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont réduites du fait de la dégradation d'au moins une fonction physique, sensorielle, mentale ou psychique ;
vous êtes âgé de plus de 16 ans (15 ans si vous êtes autorisé à commencer un apprentissage).
Quelle est la procédure à suivre ?
La demande se dépose auprès de la MDPH de votre lieu de résidence, via le formulaire Cerfa n°1569201 et le certificat médical Cerfa n°1569501, accompagnés des pièces d'identité demandées. Vous déposez vous-même votre dossier, sauf si vous avez un représentant légal habilité à le faire à votre place.
Bon à savoir
La RQTH est accordée pour une durée de 1 à 10 ans selon la décision de la CDAPH, renouvelable, elle peut même être attribuée sans limitation de durée lorsque le handicap n'est pas susceptible d'évoluer favorablement. Le renouvellement n'est pas automatique : il est recommandé d'anticiper la demande plusieurs mois avant l'échéance afin d'éviter une interruption de vos droits. Votre MDPH peut préciser le délai conseillé.
Quelles sont les aides financières accordées aux personnes en situation de handicap ?
Aide de l’Agefiph pour un auto-entrepreneur en phase de création
L'Agefiph est un organisme qui agit pour développer l’emploi des personnes en situation de handicap dans le secteur privé en France. Elle favorise l'insertion professionnelle et le maintien dans l'emploi des personnes handicapées, y compris comme travailleurs indépendants.
Elle accorde une aide forfaitaire de 3 000 € (non renouvelable) pour participer au financement du démarrage de votre activité. Conditions à réunir :
un projet d'un montant total d'au moins 7 500 € (apport personnel, aide Agefiph et, le cas échéant, autres cofinancements) ;
un apport personnel d'au moins 1 200 € ;
une activité pérenne, qui sera votre activité professionnelle principale ;
la majorité des parts de l'entreprise (pouvoir de décision) ;
un plan de financement équilibré ;
un accompagnement, avant l'immatriculation (ou dans les 6 mois qui suivent sous conditions), par un expert habilité par l'Agefiph ou la Région, qui valide la viabilité du projet.
Sont exclus : les activités saisonnières, les associations, les SCI, les entreprises d'insertion par l'activité économique et les sociétés de fait. La demande est réalisée selon les modalités prévues par l'Agefiph, généralement avec l'appui de l'organisme accompagnateur (Cap emploi, conseiller habilité ou autre organisme d'accompagnement). Cette aide est cumulable avec l'ACRE et les autres aides de droit commun.
Aide pour un auto-entrepreneur en cours d'activité : le maintien de l'AAH
L'AAH garantit un revenu minimum aux personnes dont la capacité à travailler est significativement réduite par un handicap.
Conditions d'éligibilité :
avoir au moins 20 ans (ou 16 ans si vous n'êtes plus à la charge de vos parents) ;
résider en France de manière stable et régulière ;
avoir un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou compris entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi ;
respecter un plafond de ressources, variable selon votre situation ;
si vous travaillez, que vos capacités à exercer une activité restent durablement réduites.
La demande se fait auprès de la MDPH (formulaire et certificat médical) ; la CDAPH statue et, en cas d'accord, l'AAH est versée par la CAF ou la MSA.
Le montant de l'AAH en 2026 : depuis le 1er avril 2026, l'AAH à taux plein s'élève à 1 041,59 € par mois pour une personne sans autre ressource. Ce montant est le même quel que soit votre taux d'incapacité (dès lors qu'il vous rend éligible), et ne dépend plus de la situation de votre conjoint depuis la déconjugalisation (voir plus bas).
Oui, il est tout à fait possible d'être auto-entrepreneur et de continuer à percevoir l'AAH. Pendant les six premiers mois d'activité, les revenus issus de cette nouvelle activité ne comptent pas dans le calcul de votre AAH : vous la percevez à taux plein durant cette période.
Comment fonctionne le calcul après les 6 premiers mois ? À partir du 7ᵉ mois, vos revenus professionnels entrent dans le calcul, selon un mécanisme en deux temps :
sur la part de vos revenus jusqu'à 560,11 € par mois (30 % du SMIC brut mensuel), un abattement de 80 % s'applique : seuls 20 % de cette tranche sont retenus ;
au-delà de 560,11 €, l'abattement est de 40 % : 60 % de cette tranche est retenue.
Ce mécanisme, plus favorable sur les premiers revenus, encourage la reprise d'activité tout en maintenant un filet de sécurité.
Information importante
Même si la déclaration est trimestrielle, la CAF vous demande de renseigner votre chiffre d'affaires pour chacun des trois mois séparément. Vous indiquez un montant par mois, sans appliquer vous-même d'abattement fiscal. Elle convertit ensuite ces montants en revenu professionnel, en appliquant, pour chaque mois, l'abattement fiscal forfaitaire propre au régime micro (34 % pour les professions libérales BNC, 50 % pour la plupart des prestations de services, 71 % pour l'achat-revente), avant d'appliquer les règles de calcul de l'AAH.
Pour répartir ce revenu entre les deux tranches d'abattement, le Code de la sécurité sociale (article D. 821-9) prévoit que le seuil de 560,11 € s'apprécie en moyenne mensuelle sur la période de référence, c'est-à-dire le trimestre déclaré. La CAF additionne les revenus bruts des 3 mois, calcule la moyenne mensuelle, la compare au seuil, puis applique les abattements de 80 % et 40 %.
Bon à savoir
L’abattement de 50% n’est pas universel et ne concerne pas toutes les activités de prestation de services. Il s’applique uniquement aux prestations de services BIC (commerciales et artisanales). Un auto-entrepreneur qui facture des prestations de services libérales doit appliquer un abattement de 34%.
Exemple chiffré
Farida perçoit l’AAH à taux plein, soit 1 041,59 € par mois. Elle crée en janvier une auto-entreprise de prestations de services commerciales ou artisanales. Pendant les six premiers mois de son activité, ses revenus professionnels ne sont pas pris en compte dans le calcul de son AAH : elle continue donc à percevoir son allocation à taux plein.
À partir de juillet, Farida réalise un chiffre d’affaires de 2 000 € par mois. Comme la déclaration à la Caf est trimestrielle, elle indique séparément son chiffre d’affaires pour chacun des trois mois concernés, soit 6 000 € au total sur le trimestre. Elle ne déduit pas elle-même l’abattement fiscal au moment de sa déclaration.
Pour déterminer le revenu professionnel pris en compte pour l’AAH, le chiffre d’affaires des prestations de services commerciales ou artisanales est diminué de l’abattement forfaitaire de 50 %. Le revenu professionnel retenu est donc de 1 000 € par mois, soit 3 000 € sur le trimestre.
Le calcul des revenus pris en compte pour l’AAH tient ensuite compte des règles d’abattement spécifiques à cette allocation. Le seuil correspondant à 30 % du Smic mensuel est apprécié en moyenne mensuelle sur la période de référence.
Dans cet exemple, avec un revenu professionnel de 1 000 € par mois et un seuil de 560,11 € :
sur les 560,11 premiers euros, 20 % sont retenus, soit 112,02 € ;
sur les 439,89 € restants, 60 % sont retenus, soit 263,93 € ;
le revenu retenu pour le calcul de l’AAH est donc d’environ 376 € par mois.
À titre indicatif, si aucune autre ressource n'est prise en compte, l’AAH de Farida serait alors d’environ 665 € par mois sur cette période.
Bon à savoir
L’abattement fiscal dépend de la nature de l’activité. Il est de 71 % pour les activités d’achat-revente, de 50 % pour les prestations de services relevant des BIC et de 34 % pour les activités libérales relevant des BNC. Le montant retenu dans l’exemple est donc valable pour une activité de prestations de services BIC, et non pour toutes les prestations de services.
Information importante
Les montants présentés ici illustrent le mécanisme général. Votre situation personnelle (variation mensuelle de CA, abattement fiscal applicable à votre activité, prestations cumulées) peut modifier le résultat. En cas de doute, rapprochez-vous de votre CAF pour une simulation adaptée à votre dossier.
La déconjugalisation de l'AAH. Depuis le 1er octobre 2023, seuls vos revenus personnels comptent dans le calcul de l'AAH, les revenus de votre conjoint ne sont plus pris en compte. Cette réforme offre une meilleure indépendance financière aux bénéficiaires en couple.
L'AAH peut se cumuler avec d'autres dispositifs (revenus professionnels, Prime d'activité) sous conditions ; certains cumuls restent limités selon le type de prestation. Tout changement de situation doit être déclaré, car il peut modifier le montant ou le maintien de vos droits.
Le Portail Auto-Entrepreneur peut vous accompagner dans le suivi de votre chiffre d'affaires et de vos déclarations, un point clé pour anticiper sereinement l'impact de votre activité sur votre AAH.
Quelles sont les autres aides disponibles ?
En complément des aides liées au handicap, vous pouvez, comme tout créateur d'entreprise, mobiliser des dispositifs généraux, sous réserve d'en remplir les conditions.
ACRE : réduction des cotisations sociales en début d'activité
L'ACRE réduit les cotisations sociales en début d'activité. Attention, les règles ont changé en 2026 , consultez notre article sur la demande d’ACRE.
Concernant le handicap : depuis cette réforme, l'accès à l'ACRE à ce titre est réservé aux personnes de moins de 30 ans (jusqu'à 29 ans révolus). À 30 ans ou plus, vous pouvez néanmoins être éligible via un autre critère (demandeur d'emploi indemnisé ou non depuis plus de 6 mois, bénéficiaire du RSA ou de l'ASS, création en quartier prioritaire ou en zone France Ruralités Revitalisation, etc.). Le taux de cotisations est réduit à 75 % du taux normal (soit 25 % d'exonération), jusqu'à la fin du 3ᵉ trimestre civil suivant votre début d'activité, d'où l'intérêt de démarrer en tout début de trimestre civil (janvier, avril, juillet, octobre) pour maximiser la durée de l'exonération.
Démarche pratique : pour une demande d'ACRE sur autoentrepreneur.urssaf.fr au titre du handicap, joignez une pièce d'identité attestant de votre date de naissance et le justificatif de reconnaissance de handicap délivré par la CDAPH/MDPH.
ARCE : perception d'une partie des droits au chômage pour financer le projet
L'ARCE s'adresse aux demandeurs d'emploi indemnisés : elle permet de percevoir une partie de vos droits au chômage sous forme de capital, versé en deux fois, un vrai coup de pouce pour les achats initiaux ou la trésorerie. L’une des conditions pour en bénéficier est d’être également bénéficiaire de l’ACRE, que nous présentons dans le paragraphe précédent.
Maintien ou cumul de l'ARE : une transition sécurisée
Un demandeur d'emploi qui crée sa micro-entreprise peut, dans certains cas, maintenir tout ou partie de son ARE, ajustée selon les revenus générés par l'activité. Mais attention, cette aide n’est pas cumulable avec l’ARCE.
Accompagnements non financiers : conseils, formation, réseau
CCI, CMA et réseaux de créateurs proposent formations, conseils juridiques, aide au business plan et mentorat, souvent gratuits ou peu coûteux.
Aides au financement : prêts d'honneur, micro-crédits ou garanties
Des réseaux associatifs ou coopératifs accordent des prêts d'honneur sans intérêt, ou facilitent l'accès à un micro-crédit ou une garantie bancaire.
Bon à savoir
Des concours dédiés à l'entrepreneuriat existent, dont certains réservés aux personnes en situation de handicap, comme le concours Handi-Entrepreneurs.
Allègements fiscaux et exonérations diverses
Le régime de l'auto-entrepreneur ouvre droit à des allègements comme l'exonération temporaire de CFE la première année, ouverte à tous. D'autres dispositifs peuvent exister selon votre commune ou région.
Dispositifs locaux ou régionaux
Renseignez-vous auprès de votre mairie, du conseil départemental ou régional : de nombreuses collectivités proposent subventions et accompagnements pour les jeunes entreprises.
Peut-on cumuler des aides ?
En tant que micro-entrepreneur reconnu travailleur handicapé, vous pouvez bénéficier de plusieurs aides à la fois, sous réserve de respecter les conditions propres à chaque dispositif.
Les grands principes :
les revenus de votre nouvelle activité ne sont pas pris en compte pour l'AAH pendant les six premiers mois : l'allocation est maintenue intégralement ;
après cette période, vos revenus sont pris en compte selon le mécanisme d'abattement décrit plus haut (80 % puis 40 %) ;
vous devez respecter les plafonds de ressources fixés pour l'AAH ;
le cumul ne se limite pas à l'AAH : aide Agefiph, micro-crédit, allègements fiscaux peuvent s'ajouter, à vérifier au cas par cas.
Concrètement, pour un micro-entrepreneur en situation de handicap :
Démarrage de l'activité : vous créez votre micro-entreprise. Pendant six mois, vos revenus ne comptent pas pour l'AAH ; vous la percevez pleinement. Vous pouvez aussi solliciter l'aide de l’Agefiph, un micro-crédit, la Prestation Handicap Projet, etc.
Après six mois : vos revenus entrent dans le calcul de l'AAH selon l'abattement à deux paliers. Déclarez-les trimestriellement à la CAF, qui ajuste le montant de votre allocation.
Cumul avec d'autres aides : vous pouvez cumuler l'AAH avec la Prime d'activité si vous en remplissez les conditions, ainsi qu'avec les aides spécifiques aux créateurs handicapés.
Vous êtes reconnu travailleur handicapé et l'idée de créer votre micro-entreprise vous tente, maintenant que vous savez que l'AAH reste compatible ? Le Portail Auto-Entrepreneur vous accompagne dans la création de votre auto-entreprise, en toute sécurité pour vos droits.
Des structures spécialisées peuvent vous accompagner à toutes les étapes de votre projet, de la vérification de sa faisabilité jusqu'au réseautage une fois l'activité lancée.
Micro-crédits et prêts adaptés
L'ADIE propose des micro-crédits pour les créateurs sans garanties suffisantes pour un prêt bancaire classique, ainsi qu'un accompagnement pour structurer le projet, matériel, communication, premières dépenses.
H'up Entrepreneurs : incubateur, formations et réseau
H'up Entrepreneurs est un réseau de professionnels indépendants en situation de handicap. Il joue le rôle d'incubateur, avec un réseau d'experts bénévoles proposant formations à la gestion, coaching personnalisé, mentorat par d'autres chefs d'entreprise handicapés, ateliers et rencontres professionnelles. Au-delà du financement, c'est un accompagnement humain et stratégique pour monter en compétences et rompre l'isolement.
Linklusion propose deux programmes : "TIH-booster" (suivi des démarches administratives et sociales, construction du projet) et "TIH-learning" (formations à distance dédiées à la création d'entreprise).
Aides à l'accessibilité et au poste de travail
Si votre handicap impose des aménagements particuliers, des aides peuvent financer l'adaptation de votre poste ou l'acquisition de matériel spécifique (outil bureautique adapté, équipement ergonomique, aménagement de véhicule professionnel). Le télétravail peut aussi être soutenu lorsqu'il devient nécessaire.
Orientation professionnelle
Les conseillers de Cap emploi, de la MDPH ou de France Travail peuvent vous aider à clarifier votre projet, identifier les dispositifs adaptés et sécuriser votre transition vers le régime de l'auto-entrepreneur.
Zoom sur Cap emploi
Cap emploi est un acteur clé de ce parcours. Ce réseau d'organismes de placement spécialisés (OPS), qui exerce une mission de service public, prépare, accompagne et suit dans la durée le maintien dans l'emploi des personnes handicapées. Il s'adresse aux personnes handicapées en recherche d'emploi, aux salariés, agents publics ou indépendants en reconversion, ainsi qu'aux employeurs, quel que soit leur effectif. C'est souvent le premier interlocuteur à solliciter pour être orienté vers les bons dispositifs de création d'entreprise.
Vers qui se tourner ?
Pour ne pas avancer seul face à la multitude de démarches :
L'Agefiph pour les aides financières, l'accompagnement à la création d'entreprise ou les aménagements liés au handicap.
La MDPH de votre secteur d'habitation pour toute demande de reconnaissance du handicap et l'obtention de la RQTH.
Cap emploi ou France Travail pour l'accompagnement professionnel, l'orientation et certaines aides au retour à l'emploi.
L'ADIE pour le financement par micro-crédit et un suivi dans la gestion du projet.
Les associations spécialisées comme H'up Entrepreneurs pour du mentorat et un réseau actif.
FAQ
Puis-je percevoir l’AAH et être en même temps auto-entrepreneur et le calcul de cette aide change-t-il ?
Oui, l'AAH et le régime de l'auto-entrepreneur sont compatibles, sans limite de durée. En revanche, le calcul de l'AAH évolue avec votre activité : pendant les six premiers mois, vos revenus professionnels ne sont pas pris en compte et vous percevez l'AAH à taux plein. Au-delà, un abattement progressif s'applique sur vos revenus professionnels - 80 % sur la part jusqu'à 560,11 € par mois, puis 40 % au-delà - ce qui peut réduire le montant de votre AAH sans le supprimer.
Quel est le montant de l'AAH en 2026 ?
Depuis le 1er avril 2026, l'AAH à taux plein est de 1 041,59 € par mois pour une personne seule sans autre ressource.
Juriste spécialisé en droit des affaires et en propriété intellectuelle, Tom cumule six années d’expérience en cabinet et en entreprise. Diplômé d’un Master en Droit des affaires à la Sorbonne et d’un Master en Droit de la PI au CEIPI, il a participé à la création de nombreuses entreprises sous différentes formes juridiques (SAS, SARL, SCI, holdings, etc..). Passionné par les enjeux liés à la création d’entreprise, et notamment au statut de micro-entrepreneur, il accompagne les porteurs de projets avec précision et pédagogie afin de leur offrir un cadre juridique fiable et propice au développement de leurs activités.
Varène est directrice juridique du Portail Auto-Entrepreneur depuis 7 ans. Titulaire d'un master en droit privé de l'Université Paris-Sorbonne et forte de 14 ans d'expérience, elle accompagne les auto-entrepreneurs sur l'ensemble de leurs problématiques juridiques : statut, obligations légales, contrats et litiges.
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