Quelle différence entre freelance et auto-entrepreneur ?
“Freelance” désigne une façon de travailler : vous exercez en indépendant et vendez vos services à des clients. “Auto-entrepreneur”, ou micro-entrepreneur, désigne un régime juridique, social et fiscal permettant d’exercer une activité indépendante.
Autrement dit, un freelance doit choisir un cadre légal pour facturer ses clients. L’auto-entreprise est l’une des options les plus fréquentes pour démarrer, mais ce n’est pas la seule.
Pour aller plus loin : Freelance ou auto-entrepreneur, quelle différence ?
Peut-on devenir freelance sans diplôme ?
Oui, pour de nombreuses activités de services. Dans les métiers du numérique, du conseil, du marketing, de la rédaction, de la communication ou de la création, aucun diplôme spécifique n’est généralement exigé pour démarrer. Vos compétences, votre expérience, vos références et votre portfolio comptent souvent davantage.
En revanche, certaines activités sont réglementées. C’est notamment le cas dans la santé, le droit, l’architecture ou certains métiers du bâtiment. Dans ces secteurs, un diplôme, une qualification ou une autorisation peut être obligatoire pour exercer.
Avant de vous lancer, vérifiez donc les règles propres à votre activité.
Peut-on devenir freelance en gardant son emploi salarié ?
Oui, en France, il est légal de créer une activité indépendante tout en restant salarié, mais pas dans n’importe quelles conditions.
Avant de démarrer, vérifiez votre contrat de travail. Une clause d’exclusivité, une clause de non-concurrence ou des obligations particulières peuvent limiter votre projet. Vérifiez aussi votre situation au regard du code du travail. Même sans clause spécifique, vous devez respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur : ne pas exercer une activité concurrente, ne pas utiliser les ressources de l’entreprise et ne pas travailler sur votre activité freelance pendant votre temps de travail salarié ; le non-respect des clauses contractuelles peut entraîner un licenciement.
Démarrer en parallèle peut être une bonne façon de tester votre offre avant de quitter votre poste.
Pour les détails du cumul : Salarié et auto-entrepreneur, ce qu’il faut savoir.
Combien de temps faut-il pour devenir freelance ?
La création administrative d’une auto-entreprise peut être assez rapide une fois le dossier déposé en ligne via le guichet unique. Après validation, vos numéros d’identification sont attribués automatiquement et vous pouvez commencer à facturer.
Mais devenir freelance ne se limite pas à créer une entreprise. Le vrai délai dépend surtout de la préparation : clarifier votre offre, choisir votre statut, fixer vos tarifs, trouver vos premiers prospects et signer vos premières missions.
Selon votre réseau, votre métier et votre positionnement, cette phase peut prendre quelques semaines ou plusieurs mois.
Faut-il un capital pour se lancer en freelance ?
Non, l’auto-entreprise ne demande pas de capital social de départ. C’est l’un des intérêts de ce régime pour tester une activité freelance.
En revanche, cela ne veut pas dire que se lancer ne coûte rien. Vous pouvez avoir des frais à prévoir selon votre activité : ordinateur, logiciels, assurance professionnelle, site internet, outils de facturation, abonnement à une plateforme, formation ou communication.
L’idéal est donc de distinguer deux choses : aucun capital social obligatoire en auto-entreprise, mais des frais de lancement possibles selon votre métier.
Freelance ou portage salarial : que choisir pour débuter ?
Le portage salarial permet de réaliser des missions pour des clients tout en conservant un statut de salarié auprès d’une société de portage. Cette société facture le client, prélève des frais de gestion, puis vous reverse une rémunération sous forme de salaire.
Ce modèle peut être intéressant si vous voulez conserver une protection sociale plus proche de celle d’un salarié, notamment pendant une période de transition. En contrepartie, il est généralement plus coûteux qu’une activité en auto-entreprise.
L’auto-entreprise est souvent plus simple et plus directe pour démarrer seul : vous créez votre activité, vous facturez vos clients et vous déclarez votre chiffre d’affaires. En revanche, vous ne bénéficiez pas du même cadre protecteur qu’un salarié porté.
Le bon choix dépend donc de votre priorité : plus d’autonomie et de simplicité avec l’auto-entreprise, ou plus de sécurité avec le portage salarial, en acceptant un coût plus élevé.
Sources utiles :