Sources
Article 123 de la loi de finances 2026
La facturation électronique obligatoire s’invite progressivement dans vos vies d’auto-entrepreneurs, que votre activité concerne aussi bien les ventes de biens que les prestations de services. Elle s’accompagne de sanctions renforcées par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 qui prendront effet à partir de septembre 2027. Le montant de plusieurs amendes encourues est ainsi revu à la hausse notamment en cas de non-émission de facture électronique, de manquement à l’e-reporting ou encore d’absence de plateforme agréée.
Le Portail Auto-Entrepreneur vous détaille concrètement dans cet article ce qui change, les nouveaux montants et les réflexes à adopter pour éviter les pénalités.
La loi de finances 2026 durcit les sanctions liées à la facturation électronique, aussi appelée e-invoicing. À partir du 1er septembre 2027, trois enjeux majeurs : l’amende pour la non-émission d’une facture électronique passe de 15 € à 50 € par facture, celle liée au non-respect de l’e-reporting passe de 250 € à 500 € par transmission et celle appliquée pour l'absence de plateforme agréée à recevoir des factures électroniques peut grimper jusqu'à 1 000 euros par trimestre.
Cette réforme sur la facturation électronique ne crée pas toutes les sanctions mais elle renforce plusieurs montants d’amendes. L’auto-entrepreneur doit surtout sécuriser l’émission de ses factures électroniques, ses transmissions d’e-reporting et le choix de sa plateforme agréée (PDP). Comme avant, si ces conditions ne sont pas respectées, l’administration fiscale française peut sanctionner les professionnels mais les sanctions ne sont pas automatiquement appliquées.
Voici l’évolution des sanctions encourues avant / après :
| Manquement | Avant la loi de finances 2026 | Après la loi de finances 2026 |
| Non-émission de facture électronique | 15 € par facture | 50 € par facture, plafonné à 15 000 € par an |
| Non-transmission d’e-reporting | 250 € par transmission | 500 € par transmission, plafonné à 15 000 € par an |
| Absence de plateforme agréée pour la réception des factures | Pas de sanction | Mise en demeure de 3 mois puis une première amende de 500 € puis 1 000 € chaque trimestre |
Ces montants illustrent les modifications prévues par l’article 123 de la loi de finances 2026.
Quelle est la différence entre facture électronique et e-reporting ?
Là où la facture électronique contient la facture complète destinée au client, un e-reporting concerne uniquement la transmission des données fiscales et transactionnelles utiles à l’administration.
Avec cette réforme, l’objectif affiché du gouvernement est d’accélérer l’adoption de la facturation électronique ainsi que la mise en conformité des entreprises y compris des auto-entrepreneurs, et ça passe par le renforcement des contrôles.
Prenons un exemple concret :
Nous sommes le 17 septembre 2027. Maxime, plombier en auto-entreprise, n'a pas respecté l’obligation de facturation électronique et aurait dû émettre 20 factures le mois dernier.
Maxime, en plus de l’absence de ses 20 factures par mois, ne respecte pas l’obligation de passer par une plateforme agréée. Dans ce cas, la réforme prévoit des sanctions progressives :
Concrètement, le risque maximal peut atteindre 3 500 € sur un an : 500 € + 1 000 € + 1 000 € + 1 000 € = 3 500 €.
Et l’e-reporting dans tout ça ?
Partons cette fois-ci avec l’exemple de Clara, graphiste de mère en fille. Nous sommes le 24 décembre 2027. Selon les clients pour lesquels elle travaille, Clara doit également se soumettre à l’obligation de l’e-reporting. S’il s’agit de particuliers (la création d’une illustration pour un mariage par exemple), elle doit transmettre un e-reporting. En cas de défaut de transmission, la sanction grimpe désormais à 500 € par transmission manquante.
Il est important de préciser que ces montants correspondent à des sanctions encourues, pas à des amendes automatiquement appliquées. L’administration fiscale garde une certaine flexibilité si le micro-entrepreneur est de bonne foi.
En effet, selon l’Article 1737 du Code général des impôts, les sanctions « ne sont pas applicables en cas de première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes lorsque l'infraction a été réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration ».
Pour bien préparer cette transition à la facturation électronique et s’épargner les sanctions qui vont avec, il est conseillé pour un micro-entrepreneur :
En savoir plus : rendez-vous sur le guide complet sur la facturation électronique obligatoire.
Pour anticiper vos obligations de facturation électronique, vous pouvez vous appuyer sur une solution conforme pensée pour les auto-entrepreneurs avec Solo.
Article 123 de la loi de finances 2026