Comment devenir traducteur en auto-entreprise ?

Comment devenir traducteur en auto-entreprise ?

7 décembre 2018

Vous êtes un as de la traduction et souhaitez tenter l’aventure de l’auto-entreprise ? Pour de longues missions ou des prestations plus ponctuelles, sachez que de plus en plus de structures font appel à des traducteurs indépendants qui les aident à soutenir leur développement à l’international. Parfois concurrencé par les systèmes de traduction automatiques, le traducteur reste néanmoins indispensable car il certifie un travail de qualité. La rédaction vous propose un guide complet pour vous lancer dans ce métier.

Traducteur auto-entrepreneur : les informations clés

    Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est l'URSSAF 

    Le code APE est généralement :  74.30Z - Traduction et interprétariat

    Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est de : 70 000 € 

    Rémunération mensuelle : de 0,05 € à 0,20 € par mot ou 20 € de l'heure en moyenne

    Le montant des cotisations sociales à payer est de : 22 % de votre CA

Qu’est-ce que le métier de traducteur ?

La mission principale du traducteur professionnel est de traduire un texte d’une langue source à une langue cible. Ce métier offre un vaste choix de possibilités :

  • des missions de traduction variées : contenus de site internet, romans, jeux, comptes-rendus, vidéos

  • dans différents secteurs : médical, judiciaire, scientifique, technique, littéraire

  • et pour diverses structures : agences de communication/rédaction, grandes entreprises, ONG, administrations publiques, médias, services de police et de renseignements, maisons d’édition, etc.

Le traducteur indépendant peut également travailler dans le secteur de l’audiovisuel et se spécialiser dans le sous-titrage et le doublage de séries ou de films.

Lors de sa prestation, le traducteur doit veiller à bien respecter le fond et la forme du texte initial. Pour cela, il doit normalement toujours traduire vers sa langue d’origine. Par exemple, un traducteur français traduira de l’anglais ou de l’espagnol vers le français.

Dans le cas de traduction d’oeuvres littéraires, l’enjeu est de retranscrire la pensée de l’auteur le plus précisément possible. Si les contenus sont destinés au web, il faudra également prendre en compte les contraintes de moteurs de recherche et travailler le référencement naturel.

La traduction est donc un véritable exercice de style. Vous l’aurez compris, il n’est pas question de faire du mot à mot mais de proposer des textes fluides !

Traducteur et interprète : quelle différence ?

Même si ces deux professions requièrent des compétences communes, le traducteur s’occupe des contenus écrits tandis que l’interprète s’attache à la traduction orale (des discours par exemple). Dans la réalité, les deux métiers ont parfois tendance à se mêler.

Peut-on être traducteur indépendant sans diplôme ?

La traduction : une pratique non réglementée

Le métier de traducteur fait partie des professions libérales non réglementées. Cela signifie que, lors de votre inscription pour devenir traducteur auto-entrepreneur, vous n’aurez pas à fournir de certification à l’administration.

On distingue généralement deux profils de traducteurs professionnels indépendants :

  • les traducteurs qui se sont formés via des diplômes spécialisés

  • les traducteurs sans formation qui maîtrisent couramment les langues : ils sont généralement natifs du pays ou ont effectué de longs séjours à l’étranger.

Dans les faits, vous pouvez donc devenir traducteur indépendant sans diplôme. Mais en pratique, la concurrence étant plutôt rude, les traducteurs possèdent généralement un Master (bac +5) ou au moins une Licence (bac +3).

En effet, à moins que vous ne disposiez de références solides ou d’une expérience reconnue, l’obtention d’un diplôme en traduction est quasiment indispensable. Il sera en tout cas un vrai gage de qualité pour vos clients.

Quelles sont les formations pour devenir traducteur ?

Pour devenir traducteur indépendant, vous pouvez vous former :

  • à l’université : il existe de multiples formations en traduction dont certaines sont spécialisées par secteur (sous-titrage, doublage, secteur judiciaire) ou par langue,

  • ou dans une école privée payante : l’ESTRI (École supérieure de traductions et relations internationales) ou l’ETL (École de traduction littéraire) qui s’adresse aux traducteurs déjà professionnels.

Sachez également que des instituts renommés comme l’ESIT (École supérieure d'interprètes et de traducteurs) et l’IT-IRI  (Institut de traducteurs, d'interprètes et de relations internationale) proposent une formation de qualité pour un tarif plus abordable que les écoles.

Le SFT, syndicat national des traducteurs professionnels, propose également des formations ainsi que des événements réunissant les professionnels du secteur.

Bon à savoir

Les traducteurs spécialisés dans un secteur particulier (médical, justice, scientifique, technique, etc.) ont généralement un double cursus : une formation dans la thématique complétée d’un diplôme en traduction.

Quelles sont les compétences et qualités pour devenir traducteur professionnel ?

Pour être traducteur auto-entrepreneur, vous devez avoir de réelles aptitudes littéraires et rédactionnelles. La maîtrise de votre langue maternelle et d’une autre langue (au minimum) est donc indispensable pour proposer une traduction fluide et précise.

Outre la syntaxe, la conjugaison et l’orthographe, vous devez comprendre toutes les subtilités de la langue (comme par exemple les expressions ou les jeux de mots) et connaître parfaitement le vocabulaire lié à vos thématiques de prédilection. Vous devez donc être curieux et avoir une bonne culture générale.

Enfin, la traduction de certains textes techniques ou d’oeuvres littéraires demande un vrai effort de concentration. Il faudra faire preuve d’auto-discipline et être organisé pour rendre un travail de qualité.

Zoom : devenir traducteur assermenté

Le traducteur assermenté ou expert traducteur-interprète ETI est un officier ministériel habilité par le ministère des Affaires étrangères. Sa mission est de certifier qu’un texte est la traduction fidèle et conforme d’un document original.

Il peut exercer auprès de deux publics différents :

  • les instances administratives et juridiques comme la police ou les douanes dans le cadre d’interrogatoire, d’écoute téléphonique, d’une audience, d’une garde à vue, etc.

  • le grand public pour la traduction certifiée de documents officiels : acte d’état civil, permis de conduire, documents comptables, statuts de société.

Bien que ce titre soit protégé par la loi, aucune formation particulière n’est nécessaire pour devenir traducteur assermenté. Pour candidater, la procédure consiste à déposer un dossier au Tribunal de Grande Instance de votre circonscription.

Traducteur indépendant : comment trouver des clients ?

Se constituer un portfolio avec les premières missions

Au début de votre activité, vous pouvez connaître certaines difficultés pour trouver vos premiers clients. En effet, sans exemples de traduction, comment prouver votre légitimité ?

Dans un premier temps, il peut être judicieux de proposer bénévolement vos services aux structures dont les thématiques vous intéressent. L’objectif est bien sûr de réunir quelques textes qui constitueront une base d’exemples, et non de pratiquer cela sur le long terme.

Un autre moyen de trouver rapidement des clients est de s’inscrire sur des plateformes de traduction freelance. Cela vous permettra de vous familiariser avec les briefs. De plus, si vous faites un travail de qualité, les clients auront tendance à vous confier d’autres travaux.

Une fois que vous avez effectué vos premières missions, créez-vous un portfolio. Ce document vous aidera lors des phases de prospection. Insérez des liens ou extraits de vos traductions, les recommandations de vos premiers clients ainsi que vos certifications afin de prouver votre légitimité. Il peut être en version papier et/ou en ligne, sur le modèle d’un site internet.

Prospecter des clients directs

Pensez également à contacter des agences (en communication, rédaction et traduction) ainsi que traducteurs indépendants renommés. Ces derniers peuvent avoir besoin de déléguer ce type de prestation. N’hésitez pas non plus à démarcher directement vos clients en repérant par exemple des erreurs de traduction dans leurs contenus.

Vous avez désormais toutes les informations nécessaires pour devenir traducteur en auto-entreprise !

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