Auto-entrepreneur à la montagne : notre guide des métiers

Auto-entrepreneur à la montagne : notre guide des métiers

18 novembre 2019

Tout schuss ! Décembre approche et la plupart des stations de ski viennent d’annoncer le début de la saison. Si vous n’avez rien de prévu pour les 5 prochains mois, et que vous voulez passer l’hiver au milieu des grands espaces, il peut être intéressant de créer votre activité. Des traditionnels aux plus originaux (et parfois méconnus), nous avons répertorié tous les métiers de la montagne pouvant être exercés en micro-entreprise.

Métiers liés aux loisirs des sports d'hiver

Moniteur de ski

Éducateur sportif diplômé, le moniteur de ski enseigne la pratique du ski alpin, du ski nordique (ou ski de fond) et parfois du snowboard. Il accompagne les amateurs de glisse sur les pistes, qu’il vente ou qu’il neige ! Il opère en petits groupes ou propose des cours particuliers. Cet excellent skieur est aussi fin pédagogue et doit s’adapter à tous les niveaux, du débutant au plus confirmé. Il explique, corrige les erreurs et adapte les pistes en fonction des difficultés de ses élèves. Formé aux premiers secours et aux risques d’avalanches, il connaît le domaine skiable sur le bout des doigts !

Sachez également que la plupart des moniteurs de ski encadrent aussi des balades en raquettes pour les touristes qui ne peuvent pas skier et qui souhaitent découvrir le domaine différemment.

Ce qu’il faut retenir

Pour devenir moniteur de ski auto-entrepreneur, vous devez obligatoirement obtenir le diplôme d’État « moniteur national de ski alpin ou ski nordique ». Cette formation de 3 ans est dispensée par l’ENSA ou le Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne.

Bon à savoir

Cette activité vous plaît et vous souhaitez créer votre auto-entreprise ? La grande majorité des moniteurs de ski travaillent à leur compte et sont regroupés au sein des ESF (Ecole du ski français). Découvrez toutes les informations détaillées dans notre fiche métier moniteur de ski.

Musher

Le musher est une personne qui conduit un traîneau tiré par un attelage de chiens. Son activité consiste à proposer des balades aux touristes en recherche d’un bon bol d’air frais, tout en leur faisant découvrir les merveilles de la montagne. 

Il travaille avec une dizaine de chiens, généralement des huskys, des malamutes et des samoyèdes, qu’il doit éduquer et entretenir. Il faut donc prévoir un budget important pour les soins et l’alimentation. 

À côté des circuits touristiques, il peut également participer à des courses de chiens de traîneau comme la célèbre Grande Odyssée. Pour être musher, deux qualités sont indispensables : aimer le contact avec les animaux et être passionné par la nature.

Ce qu’il faut retenir

Pour exercer ce métier, il vous faudra obligatoirement passer un diplôme d’État. Celui-ci a été créé par la Fédération de la jeunesse et des sports et la Fédération française des sports de traîneau (FFST). La formation, qui dure 152 heures, est dispensée par un centre agréé.

Métiers du tourisme

Guide de moyenne montagne

L’accompagnateur en moyenne montagne est un professionnel de terrain. Il organise des randonnées, d’une ou plusieurs journées, tout en prévoyant des haltes pour le ravitaillement. Il évolue sur des sentiers balisés ou sur des chemins qu’il a tracés, tout en gardant un œil sur la météo. 

Contrairement au guide de haute montagne, il ne s’engage pas sur des terrains nécessitant la mise en place de cordage ou d’autres techniques liées à l’alpinisme. Garant de la sécurité des personnes qui l’accompagnent, il doit être mesure d’adapter son parcours au niveau de chacun. 

Particulièrement sensible aux questions environnementales, ce passionné de la nature connaît parfaitement la faune et la flore montagnarde. Il partage avec envie la culture de sa région.

Ce qu’il faut retenir

Pour exercer cette activité, vous devez avoir un Bac+2 d'alpinisme-accompagnateur en moyenne montagne. Cette formation est dispensée par le Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne (CNSNMM). Tous les 6 ans, un stage de mise à niveau devra être effectué.

Bon à savoir

Ce secteur compte très peu de salariés et se prête bien à la création d’une micro-entreprise. 80 % des accompagnateurs de moyenne et haute montagne sont des indépendants ! 

Animateur de patrimoine

Amoureux de l’architecture et de la nature, l’animateur de patrimoine a pour mission de faire découvrir aux touristes les monuments historiques, les lieux mémorables ainsi que les plus jolis sites naturels de la région. Comme son nom l’indique, il est chargé de valoriser le patrimoine local. 

Au quotidien, il conçoit les programmes, accompagne les touristes pendant la visite, met en place des ateliers pédagogiques et peut même écrire pour le journal de la ville. 

Pour faire connaître ses services, il peut se rapprocher de l’Office du tourisme de la station de ski dans laquelle il se trouve.

Ce qu’il faut retenir

Le métier d’animateur de patrimoine est une activité libérale non réglementée. Il est compatible avec la micro-entreprise. Il existe des formations spécifiques (licence pro « protection et valorisation du patrimoine historique et culturel ») mais votre atout réside surtout dans une parfaite connaissance de la station de ski et de ses alentours.

Gérant de chambres d’hôtes

Vous avez la chance d’être propriétaire d’un logement à la montagne ? Vous aimez le contact humain ? Sous certaines conditions, vous pouvez devenir gérant de chambres d’hôtes. Cette activité consiste à recevoir des touristes chez vous (généralement pour un court séjour) et de leur faire découvrir la région autrement. Ces locataires temporaires ont accès à une chambre privée et aux parties communes du logement. Vous êtes un véritable cordon bleu ? N’hésitez pas à proposer un service supplémentaire de table d’hôtes.

Quelles différences entre chambre d’hôtes et gîte ?

Dans une chambre d’hôtes, les vacanciers vivent dans le logement des propriétaires et partagent des pièces communes. Dans un gîte, les touristes bénéficient d’une maison pour eux seuls et n’ont pas de contact quotidien avec les propriétaires. 

Ce qu’il faut retenir

Afin de prétendre à l’appellation « chambre d’hôtes », vous devrez respecter des conditions bien précises. Par exemple, vous ne pourrez pas avoir plus de 5 chambres ni accueillir plus de 15 personnes à la fois. Dans le cas où vous servez de l’alcool, vous devrez également détenir une licence de restaurant ou de débit de boissons. De la même façon, la loi vous oblige à afficher les prix à l’entrée de votre logement et à remettre une note détaillée à vos hôtes. 

Métiers de la restauration

Serveur

Pendant la saison d’hiver, de nombreuses structures (cafés, brasseries, restaurants, hôtels, etc) recherchent activement des serveurs en extra car l’activité bat son plein. En charge de l’accueil des clients, il prend les commandes, explique les plats et s’occupe du service. Avant l’ouverture de l’établissement, il doit également dresser les tables. Dans la plupart des cas, il assure l’encaissement et participe au nettoyage de l’établissement. Constamment à l’écoute des clients, le serveur doit avoir un excellent relationnel et une bonne condition physique pour assurer toute la saison.

Ce qu’il faut retenir

Le métier de serveur n’est pas réglementé par la loi. Vous pouvez donc l’exercer librement sous le statut de l’auto-entreprise. Comme pour le métier de barman, vous pouvez vous former dans les métiers de l’hôtellerie (du CAP au BTS) mais l’expérience professionnelle sera souvent privilégiée par les entreprises.

Barman

Très recherché pendant la saison estivale, le métier de barman peut également s’exercer à la montagne dans différents établissements (discothèque, restaurant, casino, bar, hôtel, etc.). Il sert les boissons chaudes et froides, élabore les cocktails et dans certains cas, prépare les snackings. Il s’occupe également de la caisse, de l’inventaire et de l’approvisionnement des liquides. 

Dynamique, le barman doit aimer le contact humain et avoir le sens du commerce. Sans pour autant jouer le DJ, il devra participer à l’animation de l’établissement à la nuit tombée ! Les horaires sont décalés et chargés, il peut travailler de jour comme de nuit.

Ce qu’il faut retenir

L’activité de barman auto-entrepreneur n’est pas réglementé par la loi. L’apprentissage se fait souvent « sur le tas » mais une formation dans les métiers de l’hôtellerie est bienvenue si vous souhaitez travailler dans des établissements de haut standing. Il existe également un Brevet Professionnel « barman ».

Réceptionniste

À la montagne, le réceptionniste travaille pour des hôtels et des résidences, si celles-ci disposent d’un accueil. Polyvalent, il s’occupe de la gestion des réservations et des clients. Incollable sur les conditions de séjour, les formalités d’arrivée et de départ ou encore sur l’équipement des chambres, le réceptionniste se charge également de l’encaissement. 

Aux petits soins pour les vacanciers, il les renseigne sur les animations touristiques à ne pas manquer. Dans les grandes stations, la clientèle est internationale. La pratique de l’anglais est donc indispensable, celle du russe ou du chinois, vivement conseillée. 

Le métier de réceptionniste nécessite également une grande disponibilité car les horaires sont souvent décalés.

Ce qu’il faut retenir

Le métier de réceptionniste n’étant pas réglementé par la loi, vous pouvez donc l’exercer librement avec une micro-entreprise. Pour acquérir les bases, de nombreuses formations sont toutefois disponibles, du bac pro « métiers de l’accueil » au BTS « management en hôtellerie ».

Attention au salariat déguisé !

En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes censé travailler pour plusieurs clients et/ou ne pas entretenir un lien de subordination avec l’un d’entre eux. Dans le cas contraire, votre prestation pourrait être considérée comme du salariat déguisé et requalifiée en contrat de travail. Cette remarque vaut pour tous les métiers, y compris ceux de la restauration. 

Métiers liés aux remontées mécaniques

Conducteur d'engins de damage

Au volant de son engin (un gros tracteur à chenilles), le chauffeur de dameuse travaille de nuit pour que les vacanciers puissent profiter pleinement du domaine en journée. Son objectif est de tasser et niveler le manteau neigeux, qui perd de sa stabilité suite au passage des skieurs. En d’autres termes, c’est un peu l’architecte des pistes de ski ! Selon un plan bien précis qu’il récupère avant sa tournée, il forme également les différents obstacles des skateparks avec des blocs de neige. 

Le conducteur d’engins de damage est en étroite collaboration avec les pisteurs. Il doit leur signaler toute anomalie sur le domaine skiable (chute de roches, piquets renversés, etc.).

Ce qu’il faut retenir

Si le métier s’apprend généralement « sur le tas », la formation « Qualification Professionnelle Damage » est proposée par l’organisme « Domaines Skiables de France » depuis 2009. Pour conduire une dameuse, il faudra également être titulaire du permis poids lourds.

Perchiste de remontées mécaniques

Également appelé « conducteur de remontées mécaniques », le perchiste s’occupe de la mise en service des installations qui transportent les skieurs sur le domaine (téléski, télésiège, télécabine, « benne », etc.). 

Son travail est essentiel car il veille au bon état de marche des installations et à la sécurité des skieurs. D’ailleurs, c’est souvent lui qui intervient le premier en cas d’accident et qui prévient les secours. Il régule le flux des passagers et prend les mesures appropriées en cas de changements météorologiques (en clair, il peut fermer à tout moment la remontée). 

Et comme les premières fois sont souvent difficiles, il aidera également les débutants à bien s’installer sur la remontée mécanique.

Ce qu’il faut retenir

Il existe deux diplômes pour exercer ce métier : le CAP « transport par câbles et remontées mécaniques » ou le Bac pro « maintenance des systèmes mécaniques automatisés ». Une bonne pratique du ski est également requise.

Métiers liés à la sécurité des sports d'hiver

Pisteur secouriste

Ce gendarme des montagnes participe activement à la sécurité des skieurs pendant la saison touristique. En cas d’accident, il doit porter les premiers secours et véhiculer le blessé en bas des pistes. Il intervient également en cas de disparition, conjointement avec la gendarmerie. 

Ses horaires sont extensibles : il est chargé de l’ouverture et de la fermeture des pistes, et s’assure qu’aucun retardataire ne se soit perdu. Dans la journée, il patrouille sur le domaine, informe les vacanciers des règles de sécurité à respecter, des dangers de la montagne et des itinéraires. 

Formé aux risques d’avalanche, il veille également à la qualité de la neige.

Ce qu’il faut retenir

Pour exercer le métier de pisteur secouriste en auto-entrepreneur, vous devrez obligatoirement obtenir un brevet national de pisteur secouriste ou de maître pisteur secouriste (options ski alpin ou ski nordique). Des diplômes de pratiques sportives liées à la montagne sont aussi appréciés (brevet d’État d’alpinisme ou BPJEPS ski alpin ou nordique de fond). Généralement, le pisteur secouriste appartient à la gendarmerie.

Nivologue

Véritable expert de « l’or blanc », le nivologue analyse le manteau neigeux et évalue les risques d’avalanches. En lien étroit avec le centre Météo France, il établit quotidiennement des BRA (Bulletin d’estimation du risque d’avalanche) à l’aide de données récoltées manuellement par les pisteurs-secouristes ou automatiquement par une station de mesure. L’objectif est d’avoir des informations en temps réel sur l’état de la neige, la température, le vent, l’humidité et les précipitations. Pendant la saison hivernale, il peut également former les professionnels de la montagne à reconnaître les situations critiques. En cas d’accident lié à une avalanche, il interviendra dans l’expertise des dommages.

Ce qu’il faut retenir

Il n’existe pas de diplôme en nivologie. Il n’y a donc aucune réglementation spécifique à respecter concernant l’activité de nivologue en micro-entreprise. Néanmoins, il est fortement conseillé de se former en météorologie, à l’École Nationale de Météo France ou de suivre une formation spécifique sur l’étude de la neige et des avalanches. Ce métier exige une grande rigueur scientifique.

 

Vous avez trouvé votre bonheur parmi l’une de ces activités ? Félicitations, il ne reste plus qu’à créer votre micro-entreprise pour vous lancer sur les pistes ! Et ne l’oubliez pas, si vous souhaitez être accompagné dans vos démarches et accélérer ce projet, le Portail Auto-entrepreneur peut vous conseiller.

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