Découvrir le métier de relecteur-correcteur

Découvrir le métier de relecteur-correcteur

12 décembre 2018

Vous envisagez de débuter une carrière de relecteur-correcteur en auto-entreprise ? Si vous avez l’œil suffisamment aiguisé pour traquer les fautes d’orthographe, les virgules mal placées ou encore les syntaxes égratignées, ce métier est sûrement fait pour vous. Compétences requises et réglementation du métier, nous vous disons tout pour bien vous lancer.

Relecteur-correcteur auto-entrepreneur : les informations clés

    Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est l'URSSAF 

    Le code APE est généralement :  82.19Z - Photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau

    Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est de : 70 000 € 

    Rémunération mensuelle : entre 1,50 € et 4,50 € en moyenne pour 1 000 signes (espaces inclus)

    Le montant des cotisations sociales à payer est de : 22 % de votre CA

En quoi consiste le métier de relecteur-correcteur ?

Le métier de relecteur-correcteur fait partie des nombreuses professions du secteur du livre. Il est majoritairement présent dans les mondes de l’édition et de la presse. Il est le garant d’une qualité de texte irréprochable, aussi bien sur le fond que sur la forme. Très présents dans les maisons d’édition, les relecteurs-correcteurs travaillent majoritairement sous le régime de l’auto-entreprise.

Comme son nom l’indique, un relecteur-correcteur a une double mission qui se développe en trois phases : relire, corriger pour enfin relire une dernière fois.

La relecture-correction concerne tous les types de textes que ce soit des romans, essais, articles ou des ouvrages de référence, des dictionnaires, des thèses, des notices, etc.

Vous scrutez l’ensemble de ce qui est voué à la publication, qu’elle soit papier ou numérique, et assurez le suivi des corrections proposées avant l’édition finale.

La relecture

La relecture implique la lecture scrupuleuse d’un texte pour en vérifier l’orthographe, la grammaire, la syntaxe et la ponctuation. Traquer les coquilles et les contresens sont les premières missions de nettoyage. Rien ne doit échapper à la vigilance de votre œil. Connaître et donc appliquer à la lettre les règles de typographie de L’Imprimerie nationale et celle d’orthotypographie sont, en général, la deuxième partie de votre travail de relecteur.

La correction

La correction consiste à examiner les textes, leur cohérence et s’assurer de la justesse des références et des données historiques et scientifiques (citations, dates, bibliographies, sources, etc.).

Vous devrez également veiller à la conformité des règles de mise en page et comparer les repères (harmonie entre le sommaire et les titres du texte par exemple).

En règle générale, aucune reformulation n’est opérée par un relecteur-correcteur. Le professionnel souligne uniquement les tournures de phrases maladroites, les pléonasmes ou les syntaxes un peu lourdes. Toutefois, selon les projets et les contrats, il peut vous être demandé de faire de la réécriture partielle ou des propositions de reformulation. Certains auto-entrepreneurs dissocient ainsi une correction simple d’une correction plus approfondie. Cette dernière est souvent proposée aux auteurs de langue non-francophone mais qui écrivent en français.

Le rendu et la vérification

Lorsque le document a été relu, corrigé et annoté, vous le soumettez à votre client pour validation. Votre mission du relecteur-correcteur se termine avec une dernière lecture afin de s’assurer que l’ensemble des ajustements et corrections ont bien été pris en compte dans le fichier final qui part chez l’imprimeur ou le web designer.

Bon à savoir

Bien que le code APE des relecteurs-correcteurs puisse étonner, il s'agit pourtant du 82.19Z pour ce métier mal référencé par l'Insee, et dont les professionnels peinent à trouver le bon référencement. Toutefois la sous-classe de cet APE comprend bien « la révision et la correction de documents ».

Quelles sont les formations pour devenir relecteur-correcteur ?

Après le Bac

Vous pouvez choisir d’intégrer une classe préparatoire en khâgne et hypokhâgne ou une formation courte généraliste (BTS ou DU) que vous compléterez avec d’autres études pour vous spécialiser.

Quelques exemples :

  • BTS Édition (Paris et Toulouse)

  • DUT Science de l’information et des bibliothèques (Villeurbanne)

  • DU  Communication (Guingamp)

  • DU SupMediaWeb (Saint-Étienne)

  • DU Presse magazine et institutionnelle (Marseille)

  • Diplôme de L’Institut français de presse (Paris)

Avec un Bac +2

Vous pouvez vous inscrire en licence générale en lettres classiques ou lettres modernes, mais aussi en Langues étrangères appliquées (LEA). Ces formations permettent d’acquérir des bases solides en littérature et en matière d’écrit. Cela peut être un premier pas avant de vous spécialiser ou de poursuivre en master.

L’université de Toulouse Jean-Jaurès propose une « Licence professionnelle Édition : Techniques rédactionnelles et développement numérique ».

Bac +4 et 5

Il existe en France une douzaine de Master tournés vers les métiers du livre et de l’édition au sein des facultés de lettres, arts, sciences sociales et humaines (Angers, Brest, Caen, Cergy, Champs-sur-Marne, Grenoble, Limoges, Lorient, Marne-la-Vallée, Montpellier, Rennes, Toulouse et Villetaneuse).

Les universités Paris-Est-Marne-la-Vallée (Champs-sur-Marne), Cergy-Pontoise et Paris-Nanterre (Saint Cloud) proposent aussi au sein de leur UFR des formations en apprentissage.

Formations privées

Des formations sont proposées par des écoles spécialisées qui demandent généralement un niveau Bac. Ainsi, on pourra citer :

  • le centre d'écriture et de communication (Paris 6e)

  • le Centre de formation du Syndicat national de l'édition – Asfored (Paris 13e)

  • le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes –CFPJ (Paris 2e)

  • l'Emi-CFD - École des métiers de l'information (Paris 20e)

Le saviez-vous ?

Certaines de ces formations peuvent être suivies en cours du soir ou à distance.

Quelles sont les qualités et les compétences d’un relecteur-correcteur ?

Un bon relecteur-correcteur doit être méthodique et rigoureux et avoir :

  • une complète maîtrise de la langue française (voire d’une autre langue)

  • une excellente connaissance des règles typo et ortho-typographiques?

  • une aisance dans l’écriture

  • une bonne culture générale

  • une connaissance des outils informatiques et des traitements de texte

  • le sens de l’organisation

  • une parfaite gestion du temps et des réalités commerciales

Quelles sont les obligations liées à la profession ?

La profession de relecteur-correcteur n'est pas réglementée. Toutefois une éthique personnelle et le respect de ses commanditaires restent une norme, puisque vous serez en lien avec des textes inédits. Vous devez en effet garantir à vos clients que les manuscrits ne seront pas révélés, que les réécritures éventuelles se feront dans le respect de l’intention, du propos et du style de l’auteur.

Comment bien démarrer dans le métier ?

Il y a assez peu de salariat dans cette profession, les auto-entrepreneurs travaillent donc à la mission. Vous serez en lien avec les auteurs, les éditeurs, l’ensemble des professionnels de la prépresse, les imprimeurs et les diffuseurs web. Vous travaillerez généralement pour des maisons d’édition, des sociétés d’impression, des organes de presse ou de communication.

Avant de démarrer il est important de réaliser une étude de marché. En effet, les relecteurs-correcteurs sont peu nombreux (environ 1 000 dénombrés chaque année) et bien que le marché du livre se porte plutôt bien, y compris avec l’essor du livre numérique, nous vous déconseillons de vous lancer en activité principale sans avoir sondé vos clients potentiels et la réalité du marché sur votre territoire.

Les investissements à prévoir

Lorsque vous démarrez votre activité vous n’aurez pas de gros investissements à prévoir, en dehors d’un équipement informatique récent. Toutefois ne négligez pas dans votre business plan les coûts d'un logiciel de traitement de texte (type Word) et d’un logiciel de correction si vous souhaitez en faire l’acquisition.

Se faire connaître et se démarquer

Il est important de se faire connaître et d’avoir déjà des connexions dans le milieu de l’édition. Suite à vos études, vous conserverez un réseau qu’il vous faudra étoffer tout au long de votre parcours professionnel.

Proposer des services particuliers permet à certains relecteurs-correcteurs de se démarquer sur le marché, comme la correction du braille par exemple ou la maîtrise d’une langue étrangère ainsi que ses règles orthographiques et ses codes typographiques.

Un site internet qui recense vos prestations et références ainsi que vos tarifs reste à ce jour une très bonne vitrine pour se faire connaître et rendre visible son activité.

Mettre en place sa tarification

Pour bien démarrer et surtout pérenniser votre activité, il est primordial de savoir mettre en place une grille de tarification juste et cohérente.

En règle générale, un relecteur-correcteur propose ses montants forfaitaires en fonction du nombre de signes relus (1 000 signes en base pour un tarif annoncé).

Les prix varient ensuite en fonction :

  • du type de correction : simple ou approfondie

  • du support : correction sur papier ou sur document numérique

  • de l’urgence du rendu

  • de la mise en page ou non du document final

  • du volume

Vous l’avez compris, si le Bescherelle et le Code de la typographie de l’imprimerie nationale sont vos livres de chevet, que vous pouvez lire pendant des heures et que le monde éditorial vous fascine, proposer vos services de relecteur-correcteur en complément de revenus ou comme activité principale est une belle orientation à envisager !

L’article "Découvrir le métier de relecteur-correcteur"  a été noté 4.00 sur 5 sur 3 avis d'internautes.

Démarrez votre auto-entreprise en ligne
Le moyen le plus simple et rapide pour devenir auto-entrepreneur
DEVENIR AUTO-ENTREPRENEUR