2019 : un franc succès pour la micro-entreprise !

2019 : un franc succès pour la micro-entreprise !

29 février 2020

Depuis sa création en 2009, l’auto-entreprise (ou micro-entreprise) n’a cessé d’attirer un nombre grandissant de porteurs de projets. Dix ans plus tard, cette tendance se confirme à nouveau puisque plus de 386 000 personnes ont sauté le pas en 2019. Statistiques, secteurs en hausse et atouts du statut, on revient avec vous sur cette année placée sous le signe du succès.

Les chiffres-clés de la micro-entreprise en 2019

D’après les chiffres de  l’INSEE, la part des immatriculations de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées en 2019 a augmenté pour s’établir à 47,4 %.

Près de la moitié des entreprises créées sont des micro-entreprises

En 2019, 815 257 entreprises ont été créées, parmi lesquelles 386 326 micro-entreprises.

Il s’agit ici d’une progression significative puisqu’en 2018, 308 311 personnes étaient devenues auto-entrepreneurs. L’année 2019 enregistre donc une hausse de 25,3 % !

  2018 2019 Évolution en 12 mois
Ensemble des créations d’entreprises 691 283 815 257 + 17,9 %
Dont les micro-entreprises 308 311 (soit 44,6 %) 386 326 (soit 47,4 %) + 25,3 %

 

À noter également que les créations d’auto-entreprises ont bondi en décembre 2019, avec 36 883 nouvelles immatriculations, soit une hausse de 19,9 % par rapport au mois précédent (30 766 immatriculations en novembre 2019).

Tableau récapitulatif des créations d’entreprises en 2019
Période 1er trimestre 2e trimestre 3e trimestre 4e trimestre
Ensemble des créations d’entreprises 723 500 748 900 780 200 815 300
Dont les micro-entreprises

331 700

(soit 45,84 %)

350 300

(soit 46,77 %)

368 700

(soit 47,25 %)

386 326

(soit 47,39 %)

 

Source : INSEE

Une progression du chiffre d’affaires moyen

En janvier 2020, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS) publiait ses derniers chiffres concernant les micro-entrepreneurs. 

Ainsi, sur la base de données collectées entre juin 2018 et juin 2019, elle rapporte que :

  • 896 000 auto-entrepreneurs (soit 57,2 %) ont déclaré un chiffre d’affaires positif au deuxième trimestre 2019. Ceci représente une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente !

  • Le chiffre d’affaires trimestriel moyen poursuit sa hausse : + 9,1 % entre juin 2018 et juin 2019.

  • Les micro-entrepreneurs ont en moyenne déclaré un CA trimestriel de 4 325 € au deuxième trimestre 2019.

  2e trimestre 2018 3e trimestre 2018 4e trimestre 2018 1er trimestre 2019 2e trimestre 2019

CA trimestriel moyen en micro-entreprise

3 965 € 3 922 € 4 114 € 3 973 € 4 325 €

Les secteurs d'activité en hausse

Toujours d’après ce bulletin de l’ACOSS, 6 domaines d'activité ont tiré leur épingle du jeu :

  • les transports : + 65,9 %

  • les activités immobilières : + 30 %

  • les services à la personne : + 25,5 %

  • le conseil pour les affaires : + 24,5 %

  • les activités financières et d’assurance : + 21,6 %

  • les services de nettoyage : + 21,1% 

Bon à savoir

Le nombre de créations de micro-entreprises a augmenté de plus de 10 % dans toutes les régions de la Métropole (excepté en Corse et en Centre Val de Loire). Les hausses les plus fortes ont été enregistrées en Île-de-France (+ 17,1 %) et en Haute-Normandie (+ 15,8 %). C’est également dans ces 2 régions que le CA moyen a connu la croissance la plus importante (+ 30,7 % en  Île-de-France et + 25,5 % en Haute-Normandie). 

Ce qui change pour l’auto-entreprise en 2020

Vous l’avez compris, ce bilan est donc plus que positif pour la micro-entreprise ! 2020 sera-t-elle à nouveau une année record ?

On peut l’imaginer, notamment grâce aux récents changements du régime :

1. La hausse des plafonds de chiffre d’affaires 

  • 176 200 € (contre 170 000 € en 2019) pour les activités d’achat-revente et de fourniture de logement (micro-BIC)

  • 72 500 € (contre 70 000 € en 2019) pour les autres prestations de services commerciales et les prestations de loueurs en meublé (micro-BIC) ainsi que pour 

  • 72 500 € (contre 70 000 € en 2019) pour les prestations de services libérales (micro-BNC)

2. La hausse des plafonds de franchise en base de TVA

  • Pour les activités d’achat-revente et de fourniture de logement (micro-BIC), le seuil de franchise de TVA est désormais de 85 800 € et le seuil majoré de 94 300 € (contre 82 800 € et 91 000 € en 2019).

  • Pour les prestations de services commerciales, les prestations de loueurs en meublé (micro-BIC) ou les prestations de services libérales, le seuil de franchise de TVA est aujourd’hui fixé à 34 400 € et le seuil majoré à 36 500 € (contre 33 200 € et 35 200 € l’an passé).

3. Le rattachement de tous les indépendants au régime général

Tous les indépendants (y compris les micro-entrepreneurs) autrefois affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) sont désormais rattachés au régime général pour leur couverture sociale : 

  • la CPAM pour leur santé

  • l’URSSAF pour leurs cotisations et prélèvements

  • la Caisse d’assurance retraite… pour leur retraite

Micro-entrepreneur installé ou en devenir, la gestion de votre protection sociale est donc aujourd'hui semblable à celle des salariés. Même si votre niveau de protection ne change pas, le traitement de vos dossiers, lui, gagnera en efficacité.

Bon à savoir

L’ACRE ou Exonération de début d’activité a elle aussi connu quelques bouleversements en ce début d’année 2020. Autrefois ouverte à tous les créateurs et repreneurs d’entreprises, elle est aujourd’hui réservée à des profils particuliers (demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minima sociaux, jeunes de moins de 25 ans, etc.). Malgré cette restriction, cette aide reste particulièrement intéressante. En effet, elle ouvre droit à une exonération de 50 % sur vos cotisations sociales pendant votre première année d’activité.

La micro-entreprise : un statut qui attire toujours plus

Depuis sa naissance en 2009, la micro-entreprise répond pleinement à son objectif premier : encourager l’entrepreneuriat en facilitant la création et la gestion d’une activité indépendante.

En 11 ans d’existence, elle reste ainsi le régime le plus simple lorsqu’on veut se lancer seul : 

  • Les conditions de création sont moins contraignantes que pour une société : aucun capital de départ n’est exigé et vous n’êtes pas concerné(e) par les obligations des entrepreneurs dits « classiques » (rédaction de statuts, parution au Journal officiel, appel à un expert-comptable, etc.)

  • Vous pouvez cumuler l’auto-entreprise avec votre situation actuelle (salarié, étudiant, retraité, demandeur d'emploi, fonctionnaire, dirigeant assimilé salarié et mineur émancipé) et certaines allocations (prime d’activité, Revenu de Solidarité Active, Allocation de Retour à l’Emploi, etc.).

  • Vos cotisations sociales sont allégées et proportionnelles à votre chiffre d’affaires. Vous évitez ainsi les mauvaises surprises et gérez plus facilement votre trésorerie.

  • Vous n’êtes pas redevable de la TVA tant que vous ne dépassez pas les plafonds de franchise. Vous ne la facturez pas et êtes dispensé(e) de déclaration.

  • Vos obligations comptables sont réduites : pas de compte de résultats ou de bilan à présenter en fin d’année. Vous êtes seulement tenu(e) de remplir un livre de recettes (et éventuellement d’achats). 

Ferez-vous partie de ceux qui se lanceront en 2020 ? N’hésitez pas à contacter l’équipe du Portail Auto-Entrepreneur. Nos experts vous accompagneront dans la création de votre activité ! 

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