Achat-vente de voitures d'occasion en auto-entreprise

Achat-vente de voitures d'occasion en auto-entreprise

15 janvier 2019

Vous souhaitez créer une activité d’achat vente de véhicules d’occasion en auto-entrepreneur ? Vous cherchez des informations sur les différents métiers liés au commerce automobile ? Compétences requises, réglementations, assurances obligatoires : nous faisons un point complet sur tous les aspects du secteur.

 

Achat-vente de voitures auto-entrepreneur : les informations clés

    Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est la Chambre de Commerce et d'Industrie  

    Le code APE est généralement :  45.11Z - Commerce de voitures et de véhicules autombiles légers

    Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est de : 170 000 € 

    Rémunération mensuelle : variable suivant la prestation

    Le montant des cotisations sociales à payer est de : 12,8 % de votre CA

L’achat-vente de voitures d’occasion : plusieurs métiers possibles

Sous la dénomination commune « achat-vente de véhicules d’occasion », on peut distinguer plusieurs intermédiaires dans le domaine de l’automobile.

L’acheteur et revendeur de véhicules d’occasion

Sa mission est d’acheter des véhicules d’occasion au meilleur prix, de se constituer un parc automobile puis de trouver de potentiels acquéreurs. En attendant la vente, il stocke les véhicules dans un espace dédié, ouvert au public. Il agit donc pour son propre compte.

Pour se rémunérer, il revend le véhicule en appliquant une marge sur le prix d’achat.

Le revendeur de véhicules en dépôt-vente

Le gérant d’un dépôt-vente automobile n’achète pas de véhicules. Son rôle est de mettre en avant les voitures qui sont déposées par des particuliers. Pour cela, il les expose dans un espace dédié (le dépôt-vente) et permet aux potentiels acquéreurs d’essayer le véhicule avant l’achat.

La rémunération prend la forme d’une commission sur chaque véhicule vendu.

Le mandataire automobile

Le mandataire automobile, appelé également négociant automobile, agit pour le compte de particuliers ou de professionnels. Son but est de trouver le véhicule, neuf ou d’occasion, qui correspond le plus à la demande de son client. Il achète le véhicule puis le revend au client, en prenant une marge. Il est généralement en lien avec les concessions automobiles et les constructeurs.
C’est également lui qui se charge de toutes les démarches administratives : immatriculation du véhicule, procédure en cas d’import de véhicule, etc.

Le courtier automobile

Le courtier automobile n’est pas un mandataire, il n’achète pas de véhicule. Son travail se limite à la recherche et à la négociation du véhicule pour son client, qu’il met en contact direct avec le vendeur. Au final, c’est le client qui achète lui-même sa voiture.

Pour se rémunérer, il prend généralement une commission sur l’opération.

Cas particulier : entretien et réparation de véhicules

S’il le souhaite, l’acheteur-revendeur automobile peut procéder lui-même à la réparation de ses véhicules avant de les revendre. Il sera alors soumis à une réglementation particulière, liée à l’activité « entretien et réparation de véhicules » :

  • il sera considéré artisan-commerçant (inscription au Registre des Métiers, suivi du Stage de Préparation à l’Installation)

  • il fera partie des professions réglementées (diplôme ou expérience professionnelle de plus de 3 ans obligatoire pour exercer)

  • il sera soumis à une réglementation stricte (formalités ICPE, gestion des déchets, etc.)

Quelles sont les qualités et compétences pour être acheteur-revendeur de véhicules d’occasion ?

Peu importe le type d’activité que vous choisissez dans le secteur de la vente automobile, vous n’avez pas besoin de diplôme particulier (sauf si vous proposez des prestations d’entretien et réparation de véhicules).

Toutefois, votre réussite repose sur une connaissance parfaite du marché automobile (tendances, nouvelles technologies, prix moyens, etc.) et de très bonnes connaissances en mécanique. Des capacités stratégiques et commerciales sont également un plus pour développer votre activité.

Parallèlement, vous devrez faire preuve d’anticipation afin de détecter les bonnes affaires et avoir un véritable goût pour la négociation pour avoir les meilleurs prix !

Soyez également bon commercial et à l’écoute de votre client, surtout si vous décidez d’être courtier ou mandataire automobile. Dans ce cas-là, vous devez tout mettre en oeuvre pour trouver le véhicule le plus adapté à ses besoins.

Enfin, accompagnez au mieux votre client car l’achat d’un véhicule représente généralement une somme d’argent importante à dépenser. Vous devez donc être capable de le rassurer et de le conseiller.

Quelles sont les formalités obligatoires pour faire de l’achat-vente automobile ?

Une profession non réglementée

L'achat-vente de voitures d'occasion est une activité non réglementée. Cela signifie que vous n’êtes pas obligé d’avoir un diplôme, une qualification ou une expérience professionnelle pour exercer cette activité en auto-entreprise.

Cependant, de nombreux professionnels de l’achat-vente de véhicules sont issus d’une formation en commerce ou exercent cette activité après une première expérience en tant que mécanicien.

Le cas de l’entretien et réparation automobile

Attention, si vous proposez des services complémentaires d’entretien et de réparation automobile en plus de votre activité d’achat-vente, votre activité sera réglementée . Vous devrez alors justifier d’un diplôme ou d’une expérience professionnelle de plus de 3 ans dans le secteur. 

Les formalités liées à l’achat-vente de véhicules d’occasion

Vous serez soumis à une réglementation spécifique :

  • la tenue d’un « registre de police » : si vous êtes mandataire automobile ou acheteur-revendeur, vous devez tenir un registre pour les véhicules d’occasion, appelé également « registre de brocante ». Avant de débuter votre activité, vous devez faire parapher ce registre par le commissaire de police ou le maire. Ensuite, vous inscrivez pour chaque vente : l’identification du véhicule, la date, les coordonnées de l’acheteur et du vendeur, le prix et les modalités de règlement.

  • l’inscription au registre des revendeurs d’objets mobiliers usagers : pour effectuer votre demande, il vous suffit de remplir le Cerfa n°11733*01 et de l’adresser à votre Préfecture. Cette déclaration doit indiquer la référence du récépissé de déclaration au Centre de formalités des entreprises (CFE).

  • la déclaration d’achat de véhicule d’occasion : lorsque vous achetez un véhicule, vous devez obligatoirement effectuer une déclaration d’achat (Cerfa n°13751*02). Ce document provisoire remplace le certificat d’immatriculation définitif et vous permet de revendre le véhicule sans avoir à faire modifier la carte grise. 

Le cas spécifique des mandataires automobiles

Le mandataire a également l’obligation de signer un contrat de mandat avec chaque client. Ce document doit indiquer le montant de la commission et le montant des services administratifs (frais d’immatriculation, frais de livraison, frais de douanes, etc.).

La souscription à des assurances professionnelles obligatoires

Selon la loi, tout véhicule capable de rouler doit être obligatoirement assuré. En tant que professionnel de l’automobile, vous devez donc assurer les véhicules dont vous faites l’acquisition, même en attendant qu’ils soient vendus.

De plus, vous devez obligatoirement souscrire une Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro). Cette dernière prend en charge les éventuels dommages causés à des tiers pendant votre prestation ou après la livraison (véhicule défectueux par exemple).

Étant donné les risques de la profession en matière de vices cachés, il est également conseillé (mais non obligatoire) de prendre une protection juridique. Elle vous accompagnera en cas de litiges avec un acquéreur.

Enfin, si votre activité nécessite un local (dépôt-vente automobile, achat-revente de véhicules), pensez à l’assurance multirisque. En cas de sinistre, elle prendra en charge les réparations ou le remplacement de votre matériel.

Autres formalités obligatoires pour les commerçants auto-entrepreneurs

En tant que commerçant auto-entrepreneur, vous devez vous immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Cette immatriculation est gratuite. Néanmoins, vous serez redevable d’une taxe pour frais de chambre consulaire, prélevée en même temps que vos cotisations sociales, chaque mois ou trimestre.

Activité artisanale et commerciale ?

Si vous cumulez deux activités (services et achat/revente de marchandises), vous devrez également vous immatriculer au Répertoire des Métiers. Vous serez également concerné par le Stage de Préparation à l’Installation (SPI), formation qui pourrait être rendue par facultative par le gouvernement courant 2019. Enfin, votre chiffre d’affaires total ne pourra pas dépasser 170 000 €. 

Comment développer son activité d’achat-vente de véhicules ?

1 - Déterminer l’activité la plus adaptée au statut

Dans un premier temps, nous vous conseillons de bien réfléchir à l’activité qui sera la plus pertinente avec le statut d’auto-entrepreneur.

En effet, selon que vous soyez acheteur-revendeur ou courtier automobile, vos frais ne seront pas les mêmes. Dans le premier cas, les investissements de départ sont très importants : achat des véhicules, location d’un espace pour les stocker et recevoir du public, etc.

Prenez également en compte le fait qu'en auto-entreprise, vous ne pouvez pas déduire vos achats lors de votre déclaration de chiffre d’affaires. Vous paierez donc des cotisations sociales sur votre chiffre d’affaires et non sur votre bénéfice (votre marge).

Exemple : vous achetez une voiture 4 000 € et la revendez 6 000 €. Votre bénéfice (ou marge) est donc de 2 000 €. Cependant, vous devez mentionner 6 000 € sur votre déclaration de chiffre d’affaires et paierez vos cotisations sociales sur cette somme (et non sur votre bénéfice de 2 000 €).

Si votre marge est faible et que vos achats sont élevés, le statut d’auto-entrepreneur ne sera pas forcément le statut le plus adapté.

2 - Se spécialiser

Le secteur automobile étant plutôt concurrentiel, vous pouvez choisir de vous spécialiser sur une marque ou un type de véhicule en particulier (ancien, étranger, luxe).

Ces secteurs de niche pourront vous permettre de vous démarquer plus facilement. Toutefois, ils nécessitent une expertise approfondie et un très bon réseau professionnel !

De la même manière, vous pouvez également proposer des services complémentaires à vos clients (garantie, entretien) ou, dans le cadre d’un partenariat, négocier des tarifs préférentiels avec une assurance par exemple.

3 - Utiliser les outils de communication adaptés

L’image du secteur automobile d’occasion est souvent entachée par des affaires d’arnaques, notamment par rapport aux vices cachés. Les consommateurs ont donc besoin d’être rassurés. Dans ce cadre, le bouche-à-oreille positif et les recommandations clients seront les meilleurs moyens de légitimer votre activité.

Pour développer votre visibilité, pensez également aux outils digitaux :

  • mettez en avant vos véhicules et votre expertise en tant qu'intermédiaire sur un site internet

  • communiquez sur les réseaux sociaux

  • essayez les publicités Google (Adwords)

  • créez des annonces sur des sites dédiés

  • présentez votre activité dans le journal local

Vous l’avez compris, de multiples activités liées à l’automobile sont envisageables avec le statut d’auto-entrepreneur. Ce secteur reste néanmoins réglementé et, si vous choisissez l’achat-revente de véhicules d’occasion, les investissements seront très importants. Réfléchissez bien à votre projet pour être sûr de faire le bon choix !

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