Bon à savoir
Si vous anticipez une pause longue, la cessation temporaire d’activité permet de cadrer officiellement la situation, tout en continuant les déclarations “néant” quand c’est requis.
Faire une pause quand on est micro-entrepreneur, c’est parfois nécessaire : période creuse, reconversion, problème de santé, projet à repenser ou simple besoin de souffler. Bonne nouvelle : vous pouvez suspendre temporairement votre activité sans fermer définitivement votre micro-entreprise. Cette “cessation temporaire” permet de mettre votre entreprise en sommeil tout en conservant son existence administrative à condition de respecter quelques règles.
Car une pause ne signifie pas zéro obligation. Vous devrez continuer à déclarer votre chiffre d’affaires (même à “néant”), anticiper la CFE, et connaître les conséquences sur vos cotisations et votre protection sociale. Dans cet article, on vous explique quand opter pour une cessation temporaire plutôt qu’une fermeture, comment la déclarer sur le Guichet unique, combien de temps elle peut durer et comment reprendre votre activité en toute conformité.
Comprendre la cessation temporaire d’activité en 30 secondes
Le micro-entrepreneur peut décider de mettre son activité en pause temporairement, sans pour autant fermer définitivement sa micro-entreprise. Cette suspension peut répondre à différents besoins : pause professionnelle, reconversion, activité saisonnière ou réévaluation de son projet entrepreneurial.
Couramment, on utilise le terme de "mise en sommeil" pour les sociétés et de "cessation temporaire d'activité" pour les entreprises individuelles.
Pendant cette période, l’entreprise reste immatriculée au Registre national des entreprises (RNE) et l’entrepreneur demeure tenu de respecter ses obligations déclaratives et fiscales. La durée d’une cessation temporaire d’activité est limitée à un an pour les entreprises individuelles (dont les micro-entreprises). Cette démarche est renouvelable une fois pour les solopreneurs exerçant une activité commerciale.
Au-delà de cette durée, l'entreprise risque une radiation d'office.
Même si vous ne réalisez aucun chiffre d’affaires, vous devez continuer à effectuer vos déclarations (mensuelles ou trimestrielles) sur votre espace en ligne, en indiquant la mention « néant » à la place du montant. C’est une obligation, y compris en cas de pause d’activité.
En revanche, déclarer 0 € pendant longtemps (ou ne plus déclarer du tout) n’est pas sans impact : si vous déclarez des chiffres d’affaires nuls ou n’effectuez aucune déclaration pendant au moins 2 années civiles consécutives (ou 8 trimestres civils), l’Urssaf peut engager une radiation d’office en considérant que l’activité n’est plus exercée. Vous êtes alors informé qu’une radiation est envisagée, et vous disposez d’un délai d’un mois pour vous y opposer en transmettant des justificatifs prouvant la poursuite de l’activité (par exemple une déclaration de chiffre d’affaires).
Bon à savoir
Si vous anticipez une pause longue, la cessation temporaire d’activité permet de cadrer officiellement la situation, tout en continuant les déclarations “néant” quand c’est requis.
La cessation temporaire d’activité correspond à une mise en pause : vous interrompez momentanément votre activité, mais vous conservez votre micro-entreprise (SIREN/SIRET, immatriculation au RNE) et vous pouvez reprendre plus tard en effectuant les démarches de reprise. Pendant cette période, certaines obligations continuent (notamment les déclarations, même à “néant”, selon votre situation).
À l’inverse, la cessation définitive d’activité équivaut à une fermeture : vous mettez fin à votre micro-entreprise de manière permanente. C’est la bonne option si vous n’envisagez pas de reprendre. Dans ce cas, vous devez réaliser une déclaration de cessation via le Guichet unique, ce qui entraîne la radiation de l’entreprise.
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Vous exercez une activité avec votre auto-entreprise uniquement quelques mois de l’année. Par exemple : vous travaillez sur les marchés de Noël ou votre activité est liée à une saison touristique.
Vous avez l’intention de prendre un congé quel qu’il soit (parental, sabbatique, maladie).
Vous avez besoin de repenser votre activité, votre offre, de vous former.
La cessation temporaire d’activité est utile pour “mettre sur pause” une micro-entreprise avec l’idée de reprendre. En revanche, elle n’est pas toujours la meilleure solution dans certains cas.
En bref : la cessation temporaire est pertinente si l’arrêt est réel, encadré et provisoire. Si l’arrêt est durable ou si l’activité continue, mieux vaut choisir une démarche plus adaptée (modification ou cessation définitive).
À priori, ces informations seront déjà pré-remplies sur le formulaire.
Bon à savoir
Dans le cas d’une micro-entreprise, la situation des établissements sera toujours “Principale”.
1) Se connecter au portail e-procédures
2) Démarrer la formalité
3) Remplir le formulaire
4) Ajouter les pièces justificatives
5) Signer
6) Suivre le dossier
Après envoi, vous suivez l’avancement grâce à votre tableau de bord sur le site du Guichet Unique. En cas d’irrégularité, l’INPI vous demandera une régularisation.
Vous devez continuer à déclarer votre chiffre d’affaires mensuellement ou trimestriellement. Vous pourrez indiquer “0” dans le formulaire.
Vous êtes dispensé de déclarer et payer la TVA pendant l’inactivité.
Le micro-entrepreneur reste redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pendant la période d’inactivité, dans la limite de 12 mois.
Si l’activité est commerciale, la cessation temporaire peut être prolongée. Dans ce cas, au-delà de 12 mois d’inactivité, l’entreprise peut être exonérée de CFE.
Pendant une cessation temporaire d’activité, vous restez affilié à votre régime de protection sociale : la pause n’interrompt pas votre rattachement, mais elle peut modifier ce que vous payez (et donc vos droits) selon votre situation.
En micro-entreprise (régime micro-social), les cotisations sont calculées sur le chiffre d’affaires encaissé : si vous déclarez 0 €, vous ne payez en principe pas de cotisations. Si vous souhaitez conserver une protection sociale même sans revenu d’activité, vous pouvez demander à l’Urssaf de payer des cotisations minimales : attention, cette option vous fait sortir du régime micro-social.
Enfin, si vous bénéficiez de l’ACRE, l’exonération de cotisations associée reste maintenue pendant la cessation temporaire d’activité.
Information importante
En micro-entreprise, ce qui compte pour vos cotisations et votre chiffre d’affaires à déclarer, c’est ce que vous encaissez. Si vous encaissez pendant la période de pause (par exemple : un client règle une facture émise avant l’arrêt), vous devez l’enregistrer et le déclarer sur la période concernée (vous ne serez plus à “néant”).
Selon votre activité, vous devez continuer à tenir vos documents habituels :
Si vous êtes à 0, c’est rapide : l’essentiel est d’être capable de prouver qu’il n’y a pas eu d’encaissement.
Même en cas d’inactivité, conservez :
À la fin de la période de cessation temporaire, le micro-entrepreneur peut relancer son activité en réactivant son entreprise via une formalité de modification sur le Guichet unique. Concrètement, lors de la démarche, il suffit de sélectionner « Oui » à la mention « Je souhaite déclarer la reprise d’activité de mon entreprise » (étape 3, rubrique « Identité de l’entreprise »). Cette déclaration remet officiellement l’entreprise en fonctionnement et permet de reprendre l’activité en toute conformité.
À l’issue de la période de cessation d’activité, le micro-entrepreneur peut soit décider de fermer définitivement sa micro-entreprise, soit y être contraint par l’administration.
L’entrepreneur choisit de mettre fin à son activité de manière définitive et effectue la démarche de fermeture correspondante.
La micro-entreprise peut être radiée automatiquement si certaines obligations ne sont pas respectées, notamment en cas de :
Dans cette situation :
Oui. L’exonération de cotisations sociales liée à l’ACRE est maintenue pendant la période de cessation temporaire d’activité. Autrement dit, la pause n’annule pas votre droit à l’ACRE : elle continue de s’appliquer selon les règles et la durée prévues pour votre situation.
La différence tient surtout au statut juridique :
Ainsi, la cessation temporaire d’activité est une solution utile pour mettre sa micro-entreprise en pause sans la fermer : elle permet de prendre du recul, d’absorber une période creuse ou de préparer une reconversion tout en conservant son immatriculation.
Avant de vous lancer, posez-vous la bonne question : s’agit-il d’une pause avec reprise prévue, ou d’un arrêt définitif ?
Enfin, pour sécuriser votre situation, pensez à conserver vos justificatifs, à suivre vos échéances et à anticiper la reprise (clients, devis, outils, assurances). Une pause bien déclarée, c’est une reprise plus simple et surtout, sans risque de radiation ou de régularisation.
https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37361