Mentions obligatoires des factures auto-entrepreneur

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Mis à jour le 24/06/2026

Un auto-entrepreneur doit faire figurer plusieurs mentions obligatoires sur ses factures pour rester conforme. Cette page vous permet de vérifier concrètement que votre facture est conforme aujourd’hui et d’anticiper les évolutions liées à la facturation électronique. L’enjeu est double : respecter les règles actuelles et anticiper la facturation électronique. Dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Les micro-entrepreneurs devront ensuite les émettre à partir du 1er septembre 2027.

L'essentiel à connaître

  • Une facture auto-entrepreneur doit contenir des mentions obligatoires sur votre activité, votre client, la prestation réalisée, le montant facturé et les conditions de paiement.
  • Si vous êtes en franchise en base de TVA, indiquez aujourd’hui les mentions « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » et « TVA non applicable, art. L. 223 et s. Du CIBS ». À partir du 1er septembre 2026, seule la référence au CIBS devra être conservée.
  • Si votre client est un professionnel, vous devez également mentionner les pénalités de retard, les conditions d’escompte et l’indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €.
  • Depuis le 1er septembre 2026, les auto-entrepreneurs doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L’émission des factures électroniques B2B concernées deviendra obligatoire à partir du 1er septembre 2027.
  • À compter du 1er septembre 2026, de nouvelles mentions apparaîtront sur les factures : SIREN du client, adresse de livraison (si différente), catégorie de l’opération et option TVA sur les débits le cas échéant.
  • Un PDF envoyé par email ne constitue pas une facture électronique conforme. À partir de 2027, des sanctions pourront s’appliquer en cas de non-respect des obligations de facturation électronique.

Quelles sont les mentions obligatoires sur une facture auto-entrepreneur ?

Une facture conforme doit permettre d’identifier clairement le vendeur ou prestataire, le client, l’opération facturée, le montant dû et les conditions de règlement. Autrement dit, une facture conforme est une facture qui contient toutes les mentions obligatoires adaptées à votre situation (TVA, client, activité), sans oubli ni contradiction. Pour un auto-entrepreneur, le plus important est de ne pas oublier les mentions de base, puis d’ajouter les mentions particulières selon sa situation réelle.

Les mentions obligatoires concernant votre micro-entreprise

Votre facture doit faire apparaître :

  • Votre nom et prénom, précédés ou suivis de la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI » ;
  • Votre adresse de domiciliation
  • Votre numéro SIREN
  • Et, en pratique, votre SIRET peut aussi être affiché dans votre modèle de facture pour faciliter l’identification de votre activité.

Si vous utilisez un nom commercial, il est recommandé de le faire apparaître sur vos factures. Il permet à vos clients d’identifier plus facilement l’entreprise qui émet la facture, notamment si vous exercez plusieurs activités ou disposez de plusieurs établissements. En revanche, il ne remplace jamais votre identité légale : votre nom, prénom et la mention « Entrepreneur individuel » ou « EI » doivent toujours figurer sur la facture.

Les mentions obligatoires concernant la facture

Chaque facture doit contenir :

  • La date d’émission de la facture
  • Un numéro unique fondé sur une séquence chronologique et continue
  • La date de la vente ou de la prestation de services
  • Le numéro du bon de commande lorsqu’il a été établi au préalable par le client

Les mentions obligatoires concernant le client

La facture doit aussi identifier le client :

  • Si votre client est une entreprise, indiquez son nom ou sa raison sociale
  • Si votre client est un particulier, indiquez son nom complet et son adresse, sauf opposition de sa part
  • Ajoutez l’adresse de facturation si elle est différente

Beaucoup de factures incomplètes viennent d’un oubli très simple : le client est bien nommé, mais son adresse ou son adresse de facturation n’apparaît pas. Cela devient encore plus important avec les nouvelles obligations à anticiper.

Les mentions obligatoires concernant la vente ou la prestation

Votre facture doit décrire clairement ce que vous vendez ou réalisez. Elle doit notamment faire figurer :

  • La désignation précise des produits ou de la prestation ;
  • La quantité
  • Le prix unitaire HT
  • Le taux de TVA applicable, ou la mention d’exonération si vous n’êtes pas redevable
  • La somme totale HT et TTC à payer selon votre situation
  • La date effective de livraison ou de fin d’exécution de la prestation
  • Les éventuelles majorations de prix
  • Les réductions de prix acquises à la date de l’opération.

Les mentions obligatoires concernant le paiement

La facture doit aussi préciser les conditions de règlement :

  • La date à laquelle le règlement doit intervenir
  • Les conditions d’escompte en cas de paiement anticipé
  • Si vous ne pratiquez pas d’escompte : « Escompte pour paiement anticipé : néant »
  • Le taux des pénalités de retard
  • L’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, lorsque la facture concerne un client professionnel.

C’est l’un des oublis les plus fréquents sur les factures B2B. Beaucoup d’indépendants pensent qu’une facture suffit dès lors que le montant et la prestation sont indiqués. En réalité, les mentions de règlement comptent aussi dans les mentions obligatoires facture auto entrepreneur.

 

Quelles mentions ajouter selon votre situation ?

Toutes les factures n’ont pas exactement le même contenu. Certaines mentions particulières ne s’ajoutent que dans des cas précis. C’est là que de nombreuses erreurs apparaissent : la facture semble complète visuellement, mais il manque une mention liée à la TVA, au type de client ou à une obligation métier.

Si vous êtes en franchise en base de TVA

Si vous bénéficiez de la franchise en base, vous ne facturez pas la TVA à vos clients.

En pratique, l'administration fiscale recommande désormais de faire figurer les deux mentions suivantes sur vos factures :

  • « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
  • « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du Code des impositions sur les biens et services (CIBS) »

Cette double référence permet d'anticiper l'évolution réglementaire prévue au 1er septembre 2026. À cette date, la mention faisant référence à l'article 293 B du CGI sera remplacée par la seule référence à l'article L. 223 et suivants du CIBS.

Ces mentions sont essentielles : elles indiquent clairement à votre client que vous bénéficiez de la franchise en base de TVA et que l'absence de TVA sur la facture est conforme à la réglementation.

Si vous êtes redevable de la TVA

Lorsque vous êtes redevable de la TVA, votre facture doit comporter en plus :

  • Votre numéro de TVA intracommunautaire lorsque la réglementation l'exige, notamment pour certaines opérations réalisées avec des entreprises situées dans l'Union européenne ;
  • Le taux de TVA applicable 
  • Le montant de TVA 
  • Les montants HT, TVA et TTC.

Par exemple, si vous facturez une prestation à une entreprise établie dans un autre pays de l'Union européenne, des règles spécifiques peuvent s'appliquer concernant la TVA et les mentions à faire figurer sur la facture.

L'erreur la plus fréquente consiste à conserver sur son modèle de facture la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » alors que l'on est devenu redevable de la TVA. Une facture peut alors contenir des informations contradictoires. Dès que votre situation évolue, votre modèle de facture doit être mis à jour.

Si votre client est un professionnel

Pour une facture adressée à un client professionnel, vous devez être particulièrement vigilant sur les conditions de paiement. La facture doit faire apparaître :

  • La date de règlement
  • Le taux des pénalités de retard
  • Les conditions d’escompte
  • La mention de l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement

Exemple d’oubli fréquent : un graphiste facture une entreprise 950 € pour une prestation de service, mais n’indique ni la date limite de paiement, ni les pénalités, ni l’indemnité forfaitaire. La facture semble “propre”, mais elle n’est pas complète pour une relation entre professionnels.

Si votre activité impose une assurance professionnelle

Certaines activités doivent faire apparaître des mentions liées à l’assurance professionnelle. C’est notamment le cas de certaines activités artisanales. Les textes cités par Service Public renvoient aux obligations prévues par le Code de l’artisanat concernant la mention de l’assurance professionnelle sur les documents commerciaux.

Cette obligation concerne principalement certaines activités réglementées (artisanat, bâtiment, etc.). Il est recommandé de vérifier votre cas spécifique.

Si vous êtes membre d’un centre de gestion ou d’une association agréée

Dans ce cas, la facture doit comporter la mention suivante :

« Membre d’une association agréée, le règlement par chèque et carte bancaire est accepté ».

Cette mention ne concerne pas tous les auto-entrepreneurs, mais elle mérite d’être conservée dans une page de référence sur les mentions obligatoires facture car elle fait partie des mentions particulières prévues officiellement.

Si vous vendez certains biens à un particulier

Lorsque la facture est adressée à un particulier, elle doit dans certains cas mentionner l’existence et la durée de la garantie légale de conformité d’au moins 2 ans, pour certaines catégories de biens listées par l’administration. Ce point concerne surtout la vente de biens relevant des catégories précisées par Service Public, et non l’ensemble des prestations ou produits vendus par tous les indépendants.

Ce qui change avec la facturation électronique à partir de septembre 2026

La réforme ne transforme pas une facture en document totalement différent. Les règles de facturation restent identiques sur le fond, mais le mode de transmission et certaines données évoluent. Pour un auto-entrepreneur, le bon réflexe est de distinguer les obligations applicables aujourd’hui et celles à anticiper pour 2026-2027.

À retenir :

  • 2026 : réception obligatoire pour toutes les entreprises
  • 2027 : émission obligatoire pour les micro-entrepreneurs
  • Les règles de fond restent les mêmes, mais le format et les données évoluent

Les 4 nouvelles mentions obligatoires à anticiper

Dans le cadre de la réforme de la facturation électronique, 4 nouvelles mentions devront figurer sur les factures à partir du 1er septembre 2026 :

  • Le numéro SIREN du client, lorsqu'il s'agit d'une entreprise 
  • L'adresse de livraison des biens, lorsqu'elle est différente de l'adresse de facturation 
  • La catégorie de l'opération, en précisant s'il s'agit d'une livraison de biens, d'une prestation de services ou d'une opération mixte 
  • La mention « Option pour le paiement de la taxe d'après les débits », lorsque l'entreprise concernée a choisi ce régime de TVA.

 

Bon à savoir

Les auto-entrepreneurs redevables de la TVA déclarent généralement celle-ci d'après les encaissements. Ils ne sont donc, dans la plupart des cas, pas concernés par la mention relative au paiement de la TVA d'après les débits.

Ces nouvelles mentions s'appliqueront dès le 1er septembre 2026, indépendamment du calendrier d'émission obligatoire des factures électroniques. Pour les micro-entrepreneurs, l'obligation d'émettre des factures électroniques pour les opérations B2B concernées n'interviendra qu'à partir du 1er septembre 2027, mais les nouvelles règles de facturation devront déjà être anticipées.

Réception obligatoire des factures électroniques dès le 1er septembre 2026

À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devront être capables de recevoir des factures électroniques par l’intermédiaire d’une plateforme compatible. Cela concerne aussi les micro-entrepreneurs, y compris ceux qui bénéficient de la franchise en base de TVA.

Émission obligatoire pour les micro-entrepreneurs à partir du 1er septembre 2027

Les PME et micro-entreprises devront émettre électroniquement leurs factures à partir du 1er septembre 2027. Les grandes entreprises et ETI, elles, seront soumises à cette obligation dès le 1er septembre 2026.

Pour un auto-entrepreneur, cela signifie qu’en B2B domestique, le simple fait d’envoyer une facture par email ne suffira plus à terme. Il faudra utiliser un circuit compatible avec la réforme.

Pourquoi un PDF envoyé par mail ne suffira plus

C’est l’un des points les plus utiles à expliquer clairement.

L’administration fiscale rappelle qu’un PDF simple envoyé par voie électronique n’est pas une facture électronique au sens du dispositif. La facture électronique devra transiter par une plateforme agréée et comporter les données structurées attendues.

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Sanctions et risques en cas de facture non conforme

Une facture incomplète n’est pas seulement un problème “administratif”. Elle peut entraîner un risque de contestation commerciale, compliquer un contrôle, ou donner lieu à des sanctions.

Le Code de commerce prévoit qu’un manquement aux obligations de facturation peut être sanctionné par une amende administrative pouvant aller jusqu’à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. En cas de réitération dans les deux ans, les plafonds augmentent.

Pour un auto-entrepreneur, il faut aussi retenir une idée simple : une facture imprécise ou contradictoire peut ralentir le paiement, créer un litige avec le client, ou vous obliger à réémettre une facture corrigée. Le risque n’est donc pas seulement théorique.

Exemple : Un consultant en micro-entreprise envoie une facture à un client professionnel pour une prestation de service de 1 200 €. Il mentionne bien son identité, la date, le numéro de facture et l’intitulé de la mission. En revanche, il oublie :

  • Les pénalités de retard ;
  • L’indemnité forfaitaire de 40 € ;
  • La formule « Escompte pour paiement anticipé : néant » alors qu’aucun escompte n’est prévu.

Modèle de facture auto-entrepreneur et checklist de vérification

Une bonne page sur les mentions obligatoires facture auto entrepreneur ne doit pas seulement expliquer les règles. Elle doit aussi aider à vérifier rapidement une facture avant envoi.

Checklist rapide avant envoi

Avant d’envoyer une facture, vérifiez que vous avez bien :

  • Votre nom et prénom + la mention EI ou Entrepreneur individuel
  • Votre adresse
  • Votre numéro SIREN
  • La date d’émission de la facture
  • Un numéro de facture unique
  • La date de la vente ou de la fin de la prestation
  • L’identité du client
  • La désignation précise de la prestation ou du produit
  • Le prix unitaire hors taxes
  • La somme totale à payer
  • La bonne mention TVA selon votre cas
  • La date de règlement
  • Les pénalités de retard
  • L’indemnité forfaitaire de 40 € si le client est un professionnel
  • Les nouvelles mentions à anticiper si vous préparez déjà votre conformité 2026-2027.

Exemple simple de facture conforme

Un exemple de facture auto-entrepreneur conforme pourrait comporter :

  • Facture n° FA-2026-014
  • Date d’émission : 23 avril 2026
  • Prestataire : Marie Dupont – EI – 10 rue des Lilas, 33000 Bordeaux – Siren XXXXXXXX
  • Client : Société ABC, 12 avenue Victor-Hugo, 75000 Paris
  • Prestation : Rédaction de 2 articles de blog – avril 2026 – 2 unités
  • Prix unitaire HT : 300 €
  • Montant total HT : 600 €
  • TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts
  • Date de règlement : 30 avril 2026
  • Pénalités de retard : taux légal applicable selon les conditions prévues
  • Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : 40 €
  • Escompte pour paiement anticipé : néant

L’idée n’est pas de figer un modèle unique, mais de vérifier que toutes les mentions obligatoires sur une facture sont bien présentes.

Anticiper dès maintenant la conformité 2026

Même si l’obligation d’émission ne s’applique aux micro-entreprises qu’à partir du 1er septembre 2027, la réforme change déjà votre feuille de route : dès le 1er septembre 2026, vous devrez être capable de recevoir des factures électroniques.

Le bon réflexe n’est donc pas d’attendre le dernier moment. Mieux vaut :

  • Vérifier vos modèles de facture
  • Préparer les nouvelles mentions obligatoires 
  • Vous équiper d’un outil compatible avec les futures obligations 
  • Distinguer dès maintenant vos cas B2B, B2C et, si besoin, vos futurs besoins de transmission de données.

FAQ

Un PDF envoyé par mail suffit-il comme facture électronique ?

Non. Un simple PDF envoyé par email n’est pas considéré comme une facture électronique conforme dans le cadre de la réforme. Pour les opérations concernées, la facture devra transiter via une plateforme compatible.

Quelles sanctions en cas de facture incomplète ?

Une facture incomplète peut entraîner des sanctions financières, mais aussi retarder un paiement ou vous obliger à émettre une facture corrigée.

Combien de temps conserver ses factures ?

Les auto-entrepreneurs doivent conserver leurs factures pendant 10 ans.

Pour un solopreneur créer ses factures sur Word, Excel ou à la main peut fonctionner au démarrage, mais les erreurs deviennent vite fréquentes : oubli d’une mention obligatoire, mauvaise numérotation, modèle non mis à jour ou difficulté à anticiper la facturation électronique.

Avec Solo, vous pouvez générer des factures conformes, éviter les oublis sur les mentions obligatoires et préparer plus sereinement les évolutions prévues en 2026 et 2027. Un moyen simple de gagner du temps aujourd’hui sans devoir revoir toute votre organisation demain.

Vous le voyez, le Code de commerce est très strict sur les mentions obligatoires à faire figurer sur vos factures auto-entrepreneur. N’oubliez pas que vous pouvez simplifier votre facturation grâce à notre logiciel Solo. Et en plus, le premier mois est gratuit ! 

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À propos de l'auteur
Photo de Malcom Tchamte

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Formé au management et au marketing digital, Malcom met sa plume au service d’une information claire, complète et qualitative à destination des micro-entrepreneurs. C’est sa manière à lui d’apporter sa pierre à l’édifice pour vous accompagner au mieux dans votre aventure entrepreneuriale.

À propos de l'expert
Photo de Bertille Cabibel

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Depuis début 2024, Bertille aide et accompagne les auto-entrepreneurs dans leurs questions fiscales et administratives, jusqu'à l'obtention de leur numéro de SIREN. Avec cinq ans d'expérience juridique préalable, elle est un atout dans la résolution de problèmes et la réussite des entrepreneurs.

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