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Convoyeur de véhicules

30 juillet 2020

   4 minutes

Vous vous sentez dans votre élément derrière un volant et aimez profiter seul de la route. Et si vous deveniez convoyeur de véhicules ? Le principe du métier est simple : conduire un véhicule pour le transporter d’un point A à un point B, pour le compte de professionnels ou de particuliers.  

Que vous souhaitiez en faire votre activité principale ou complémentaire, vous pouvez devenir convoyeur avec l’auto-entreprise et vous constituer un revenu substantiel. Découvrez tout sur ce métier et prenez la route !  

Convoyeur de véhicules : les informations clés

Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est la chambre de Commerce et d'Industrie (CCI)

Le code APE est généralement : 4941A - Transports routiers de fret interurbains

Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est de : 72 500 €

Rémunération moyenne : variable en fonction des distances effectuées (entre 0,2 et 1 € du kilomètre)

 Le montant des cotisations sociales à payer est de : 22 % de votre chiffre d'affaires

Le métier de convoyeur de véhicules

Le convoyeur transporte une voiture, neuve ou d’occasion, d’un point à un autre. Il est possible d’exercer uniquement sur sa région de résidence, mais vous vous assurerez une rémunération plus attractive en effectuant de longs trajets 

Comme un chauffeur routier, vous pouvez être amené à effectuer des trajets sur plusieurs jours. Vous devrez anticiper le retour à votre domicile :  

  • en utilisant les transports en commun, avion ou train 
  • en convoyant un autre véhicule dans le sens inverse 
  • en reprenant une autre voiture pour le même client 

Des particuliers peuvent faire appel à vous pour le transport d’une nouvelle voiture par exemple, mais les professionnels resteront vos principaux clients. Ils peuvent être :  

  • gestionnaires de parc automobile 
  • vendeurs automobiles, concessionnaires 
  • loueurs de véhicules... 

 Des entreprises peuvent aussi faire appel à une prestation de convoyage pour amener une voiture de fonction d’une région à l’autre.  

 Les missions se déroulent en trois étapes  

  • Vous réceptionnez le véhicule, effectuez un état des lieux avec votre client et réglez tous les détails de la réception.  
  • Vous conduisez la voiture jusqu’au point de livraison, en respectant toutes les règles de sécurité. 
  • Vous la livrez, sans oublier de faire un état des lieux d’arrivée. 

Selon les clients, vous pourrez être amené à effectuer des tâches complémentaires : transmission et/ou signature de documents administratifs, nettoyage, démonstration d’utilisation de la voiture, etc.  


Bon à savoir

Attention au salariat déguisé ! Pour rester dans les clous comme chauffeur, vous devez avoir plusieurs clients et fixer vous-même vos tarifs.

Rémunération et frais pour les convoyeurs auto-entrepreneurs

Un revenu à la mission  

En tant que micro-entrepreneur, c’est vous qui fixez vos tarifs. Pour proposer un devis à vos clients, vous devrez prendre en compte tous les paramètres de la commande :  

  • la distance à effectuer 
  • le type de véhicule (le transport d’un utilitaire par exemple sera facturé plus cher que celui d’une citadine) 
  • les missions complémentaires (démonstration, signature de documents, etc.) 
  • les frais engendrés par le voyage (hôtel, restaurant, essence, trajet retour éventuel, etc.)


Bon à savoir

Le régime de l’auto-entreprise vous permet de payer des charges proportionnelles à votre chiffre d’affaires. Pas de chiffre d’affaires = pas de charges ! 

Votre chiffre d’affaires dépendra bien évidemment du nombre de missions de transport que vous accepterez. Vous pouvez exercer le métier à plein temps, mais aussi de façon plus ponctuelle pour vous constituer un revenu complémentaire.  

 

Quid de la gestion des frais ?  

Un voyage engendre de nombreux frais, entre péages autoroutiers, essence et coût d’hébergement (hôtel, restaurant).   

Bien entendu, vous devrez facturer ces frais à vos clients pour que votre activité soit rentable. Deux options s’offrent à vous : facturer directement les frais ou opter pour le débours.  

 

Facturation directe des frais  

En choisissant cette solution, vous indiquez dans votre devis la somme des frais, que vous facturerez directement à votre client.  

Si c’est l’option la plus facile à gérer administrativement, ce n’est pas forcément la plus avantageuse pour votre comptabilité car elle gonflera artificiellement votre chiffre d’affaires et donc le montant des cotisations que vous devrez ensuite payer.   

 

En effet, avec la micro-entreprise, vous ne pouvez pas directement déduire vos charges. Ces frais facturés seront donc considérés comme faisant partie du chiffre d’affaires. Rappelez-vous : les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d’affaires : plus il est élevé, plus vos charges augmentent.  

 

Par exemple : Vous facturez 50 € de frais de restauration à votre client. Cette somme est considérée comme faisant partie de votre CA, et vous devrez régler des cotisations sociales dessus. Dans votre cas, elles représentent un peu plus de 22 % du montant facturé soit environ 11 € 

 

Frais de débours  

Cette technique, certes plus contraignante, est la plus avantageuse pour les micro-entrepreneurs. Le principe : toutes vos dépenses pendant la mission sont facturées au nom de votre client. Vous dépensez en son nom et n’êtes qu’un intermédiaire : ces frais sont alors remboursés par le client et vous évitez de gonfler votre chiffre d’affaires et donc vos charges.  

Par exemple : Vous dépensez 50 € de frais d’hébergement pour une mission. En utilisant les frais de débours, la facture de l’hôtel se fait au nom de votre client : vous avancez la somme et il vous rembourse. Ces 50 € n’apparaîtront pas sur votre chiffre d’affaires, et ne seront donc pas soumis aux cotisations sociales.  

Ce système est avantageux, mais attention à bien en respecter toutes les règles administratives (accord écrit, conservation de tous les reçus, etc.). 


Pour en savoir plus : Frais de débours, comment déduire vos achats professionnels de votre chiffre d’affaires ? 

Comment devenir convoyeur de véhicules ?

Les conditions pour accéder au métier de convoyeur  

Pour créer votre micro-entreprise de convoyeur de véhicules, pas de formation obligatoire ! Seul prérequis : être bien évidemment titulaire du permis de conduire.  

Cependant, certaines conditions sont exigées par la grande majorité des clients :  

  • avoir plus de 21 ans 
  • détenir le permis de conduire depuis au moins 3 ans 
  • ne pas avoir fait l’objet d’importants retraits de points, ou de poursuites judiciaires 

 Ce métier nécessite d’être très à l’aise dans la conduite : si vous avez une expérience de chauffeur routier, de VTC, de taxi ou plus généralement une expérience dans les transports, vous avez toutes les chances de votre côté pour travailler et réussir dans le convoyage.  


Bon à savoir

Si vous aimez conduire et que vous souhaitez devenir convoyeur à temps partiel pour vous constituer un revenu complémentaire, c’est possible. Vous pouvez cumuler le statut d’auto-entrepreneur avec celui de retraité, de salarié ou encore de demandeur d’emploi.

Quelles qualités nécessaires ? 

Pour rencontrer le succès, vous devrez avoir plusieurs qualités en main. Le convoyage est une activité solitaire, mais il vous faudra tout de même rester avenant et sympathique. Il s’agit d’être apte à mettre vos clients en confiance quand ils vous confient un véhicule, et de laisser une bonne impression au moment de la livraison.  

 Il vous faudra aussi avoir une forte capacité de concentration pour effectuer de longs trajets en toute sécurité. Pour réussir, vous devrez surtout aimer conduire !  

Les formalités pour lancer votre auto-entreprise

Au-delà de la création de votre micro-entreprise, quelques formalités sont à réaliser obligatoirement pour pouvoir prendre la route comme chauffeur 

Inscrivez-vous au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) 

Comme pour toutes les activités commerciales, vous devez obligatoirement vous immatriculer au RCS auprès du Greffe du Tribunal de Commerce. Cette demande est gratuite et peut s’effectuer en ligne.  

Une fois votre immatriculation réalisée, demandez votre extrait K (souvent appelé extrait Kbis). Cette sorte de carte d’identité de votre petite entreprise peut souvent être exigée par les clients. Pour ne pas louper un contrat, mieux vaut en avoir toujours un sous la main.  

Assurez-vous  

Les micro-entrepreneurs sont responsables en leur nom de tout dommage causé à un client. C’est pourquoi le convoyeur, à qui on confie une voiture valant plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros, doit obligatoirement être assuré.  La responsabilité civile professionnelle viendra notamment vous couvrir en cas d’accident.  


Pour aller plus loin : La responsabilité civile professionnelle.

 

Pour exercer sereinement, nous vous conseillons d’opter pour une formule multirisque professionnelle. 

Constituez votre clientèle

Pour trouver des missions, n’hésitez pas à vous inscrire sur des plateformes de mise en relation, qui vous permettront de réaliser des missions à la carte. La plupart d’entre elles vous dispenseront une formation rapide avant de vous permettre de vous lancer sur la route.  

Les avantages ? Vous bénéficieriez de l’accès à de nombreuses missions, et serez accompagné dans vos missions. Par exemple, fullcar-services.com vous propose un remboursement de vos frais et une assurance complète.  

 Vous pouvez aussi vous constituer votre clientèle en toute indépendance. N’hésitez pas à proposer vos services aux particuliers. Pensez aussi à démarcher toutes les entreprises du secteur automobile autour de vous : loueurs, concessionnaires et revendeurs de votre région peuvent faire appel à vous.

 

Vous savez maintenant tout et êtes prêt à prendre la route vers vos premiers convoyages !

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