plaquiste-platrier-auto-entrepreneur

Plaquiste-plâtrier

26 août 2019

   5 minutes

Envie de devenir plaquiste ou plâtrier-plaquiste micro-entrepreneur ? Découvrez toutes les informations sur ce métier du BTP et les démarches à effectuer pour bien débuter votre activité d’artisan indépendant.

Plaquiste-plâtrier auto-entrepreneur : les informations clés

    Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) est la Chambre de Métiers et de l'Artisanat 

    Le code APE est généralement :  43.31Z - Travaux de plâtrerie

    Le plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser est de : 170 000 €, à l'intérieur duquel la partie afférente aux activités de services ne doit pas dépasser 70 000 €

    Rémunération mensuelle : à partir de 30 € de l'heure

    Le montant des cotisations sociales à payer est de : 12,80 % de votre CA pour la partie revente de fournitures et 22 % pour la main d'œuvre

Qu’est-ce que le métier de plâtrier-plaquiste ?

Un professionnel de l'aménagement et des finitions

Évoluant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, le plâtrier-plaquiste est l’artisan auquel faire appel pour :

  • la réalisation ou la réhabilitation murale
  • l’aménagement de cloisons intérieures
  • le doublage des murs, plafonds, faux-plafonds et des sols.


Il est aussi celui qui veille à l’isolation thermique et acoustique et qui réalise certaines finitions intérieures.

Il est le spécialiste de la pose de plaques sèches (bois ou plâtre) et humides (briques et carreaux de plâtre), de cloisons ou d’éléments préfabriqués (agglomérés, stratifiés, Placoplâtre®) et de l’habillage des surfaces. Sur le chantier, le plâtrier-plaquiste travaille en même temps et en accord avec l’électricien et le plombier, il intervient après le gros-œuvre et la maçonnerie et avant le peintre.

Quelle que soit sa mission, le plâtrier / plaquiste devra enfin veiller à la conformité des réalisations et l’application des normes ISO.

Une clientèle variée  

Le plâtrier-plaquiste travaille autant pour les particuliers que pour les professionnels et les collectivités. Vous pouvez privilégier les petits chantiers individuels dans lesquels vous serez le plus souvent polyvalent.

Mais vous pouvez également choisir de vous spécialiser dans :

  • certains revêtements industriels pour travailler sur de gros chantiers spécifiques tels que les magasins, salles blanches, chambres froides, stands, cuisines, mobile homes, etc.
  • le domaine culturel (salles de spectacles, salles de concert)
  • les transports (bateaux, camping-cars, caravanes, etc.) par exemple.


Bon à savoir

Avoir une formation de plâtrier staffeur est une qualification supplémentaire pour le plaquiste. Vous pouvez ainsi proposer des services complémentaires comme la réalisation et la pose de staff (mélange de plâtre et de fibres végétales) en ornementation, moulures ou décorations et être en capacité d’unifier un mur ancien avec un revêtement en plâtre ou un enduit en stuc.

Quelles formations pour devenir plaquiste ?

Une profession réglementée

Le métier de plâtrier-plaquiste fait partie des activités réglementées, vous devez donc obligatoirement avoir un diplôme ou une équivalence pour devenir auto-entrepreneur dans ce secteur.

Si vous n’avez pas de diplôme spécialisé, il est possible de monter votre auto-entreprise en justifiant d'une expérience professionnelle de 3 ans en tant que de plâtrier-plaquiste salarié ou de travailleur indépendant dans ce secteur.

Pensez également à valoriser votre expérience en passant une validation par l'expérience (VAE). Vous pouvez, pour cela, contacter votre CFE ou l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) la plus proche de chez vous.


Information importante

Vous devrez attester de votre qualification professionnelle au moment de la déclaration d'activité de votre auto-entreprise.

Les formations

Dès la sortie du collège, il est possible de s’initier au métier de plâtrier-plaquiste en suivant une formation généraliste ou spécialisée comme :

  • CAP Plâtrier-plaquiste
  • CAP Staffeur ornemaniste
  • BEP finition


Vous pouvez ensuite poursuivre vos études, après l’obtention de votre CAP, en passant des diplômes complémentaires tels que :

  • MC5 Plâtrier-plaquiste
  • Brevet Professionnel plâtrerie et plaques
  • Bac pro Aménagement et finition du bâtiment
  • BP Métiers de la piscine
  • BP Métiers du plâtre et de l'isolation
  • BMA Volumes : staff et matériaux associés
  • BM Plâtrier
  • BM plâtrier peintre


Et finaliser en 2 ans après le Bac avec le BTS aménagements et finitions ou le Brevet de maîtrise supérieur (BMS) Bâtiment.

Quelles qualités pour devenir plaquiste en auto-entreprise ?

En complément des compétences et connaissances liées aux techniques, aux matériaux utilisés et aux normes à suivre, pour être un bon plâtrier-plaquiste il vous faut :

  • être en capacité de penser et réfléchir en volume
  • être précis et rigoureux
  • avoir une bonne technicité
  • savoir communiquer
  • avoir des connaissances de base en électricité et étanchéité

Les obligations des plâtriers-plaquistes

1 - Les obligations liées à la réglementation

Le Document technique unifié (DTU)

Le DTU est un document de référence pour l’ensemble des artisans du BTP qui regroupe les clauses techniques et spéciales ainsi que les règles de calculs qui constituent les normes à appliquer aux ouvrages en cours de construction ou de rénovation. En tant que plâtrier-plaquiste, vous devez vous y référer, car le respect du DTU est la garantie, pour vos clients, de la bonne réalisation des travaux.


La tarification

Comme tous les professionnels, vous avez l’obligation de fournir à vos clients le détail de votre tarification : main d’œuvre, coût horaire, prestations forfaitaires, frais de déplacement, modalités de facturation, etc.

Si vous possédez un local professionnel dans lequel vous recevez vos clients, l’ensemble des tarifs et des modalités doit y être affiché.


Devis et facturation

Établir un devis est obligatoire au-delà de 150 € de prestation. Vous avez l’obligation de fournir une facture à votre client après votre intervention, quel que soit son montant.


Le saviez-vous ?

Le Stage de Préparation à l’Installation n'est plus obligatoire depuis le 24 mai 2019. Désormais, la participation à cette formation à la gestion d'entreprise se fait uniquement sur la base du volontariat.

2 - Les assurances obligatoires

Le statut d’auto-entrepreneur est un régime simplifié. Toutefois vous avez l’obligation de souscrire des polices d’assurance propres à votre activité de plâtrier-plaquiste comme :

  • La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : elle vous protège d’éventuels dégâts causés à vos clients ou à leurs biens.
  • La responsabilité décennale et de bon fonctionnement : la garantie décennale est une obligation pour l’ensemble des artisans du bâtiment, y compris pour les auto-entrepreneurs. Vous devez impérativement avoir souscrit votre contrat avant le début des travaux. Un contrat d’assurance « construction » couvre les dommages qui pourraient compromettre la solidité de l’ouvrage en cours (pendant 10 ans après la réception du chantier).


Bon à savoir

Vous devez mentionner votre garantie décennale sur l’ensemble de vos devis et factures en indiquant : le nom et les coordonnées de votre compagnie d’assurance ainsi que la zone géographique couverte par votre police. De même qu’une attestation d’assurance doit être remise à vos clients avant le début du chantier.

Attention, votre responsabilité décennale court également si vous avez effectué les travaux en contrat de sous-traitance.

3 - Les polices d’assurance conseillées

Lorsque l’on démarre son activité auto-entrepreneuriale de plâtrier-plaquiste, il peut être complexe d’envisager un ensemble de charges et de dépenses. Toutefois, bien que ce ne soit pas obligatoire, faire assurer votre outillage, votre équipement et votre véhicule peut être une protection à moyen et long terme pour votre auto-entreprise.

Les clauses du contrat d’assurance sont à adapter en fonction de votre activité (nombreux déplacements, investissements lourds, etc.).


La garantie pendant travaux

Certaines options de contrats comme la « garantie avant réception » vous protège en cas des dommages qui affectent les matériaux et les approvisionnements du chantier.

Gardez la possibilité de modifier certaines options de votre contrat d’assurance professionnelle, surtout si vous envisagez certains gros chantiers qui pourraient être « à risques ».


La protection juridique

Elle permet à votre auto-entreprise d’être protégée, conseillée et accompagnée en cas de litige avec vos clients ou avec une autre entreprise qui intervient sur le même ouvrage. Elle vous propose également une défense en cas de procédure judiciaire qui toucherait votre activité.

Plaquiste : comment bien débuter votre activité ?

Prenez le temps d’étudier vos tarifs

Même si le statut de l’auto-entreprise facilite la gestion globale de votre activité de plâtrier-plaquiste, définir votre tarif horaire reste un élément primordial avant de vous lancer.

Pensez, en effet, que vous ne pourrez pas déduire les charges courantes de votre auto-entreprise. Vous devrez donc assumer l’ensemble de ces dépenses :

  • l’achat du matériel et de l’outillage (en TTC)
  • le carburant et l’entretien de votre véhicule
  • un local professionnel ou de stockage
  • les assurances obligatoires...

Démarquez-vous de vos concurrents

Bien que le métier de plâtrier-plaquiste soit en expansion, il peut être intéressant de vous démarquer de la concurrence en ayant des atouts et des qualifications complémentaires, comme savoir :

  • manipuler un engin qui requiert une habilitation CACES R 386 (plateforme élévatrice mobiles de personnes) et/ou CACES R 372- 9 (Engins de manutention : chariot élévateur, manitou, etc.)
  • utiliser, monter et démonter des échafaudages roulants (CACES R 457) et de pied (CACES R 408)
  • effectuer des interventions qui nécessitent une habilitation électrique, travaux hors tension (B0, B0V, B1 B1V, H0, ...) et/ou travaux sous tension (B1T, BN, BR, H1T, ...)
  • poser des éléments préfabriqués (cuisine), déposer et reposer des petits équipements électriques simples et des éléments sanitaires (baignoire, évier, lavabo...)
  • mettre en place des bâtiments modulaires préfabriqués (bungalow, cabines de chantier, etc.)
  • synchroniser une équipe et superviser l'état d'avancement des travaux
  • réaliser des effets décoratifs et des ornementations

Faites-vous connaître dans le milieu du BTP

N’hésitez pas à vous rapprocher d’autres professionnels, c’est une façon de faire connaître votre nouvelle activité et un moyen de montrer vos qualités professionnelles. En effet, il est fréquent dans le secteur du bâtiment que des entreprises cherchent des auto-entrepreneurs comme sous-traitants, principalement en plâtrerie, car les métiers liés à l’activité (les jointeurs par exemple) se font rares.

Restez toutefois vigilant et pratiquez la sous-traitance occasionnellement et en signant un contrat.


Bon à savoir

L’entreprise qui vous propose un contrat de sous-traitance peut le rompre à n’importe quel moment sans aucune obligation.

Vous l’avez compris, il y a de l’avenir dans le secteur de la plâtrerie ! Le statut auto-entrepreneur plâtrier-plaquiste vous permet de développer rapidement une activité polyvalente auprès des particuliers et des entreprises dans les domaines de la réfection-rénovation et de la décoration. L’auto-entreprise vous permet également de vous distinguer en construction, grâce à des spécialisations comme l’isolation acoustique et thermique.


Monter son auto-entreprise dans le secteur du BTP est donc une bonne idée pour un artisan plâtrier-plaquiste. Avant de vous lancer, nous vous conseillons néanmoins de faire une étude de territoire et de bien fixer vos objectifs.

L’article "Plaquiste-plâtrier"  a été noté 4,3 sur 5 sur 17 avis d'internautes.

L'article vous a intéressé ? Faites-le nous savoir !